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Faut-il avoir honte de l’herpès génital ?

56 min
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René Frydman et Jean-Marc Bohbot
René Frydman et Jean-Marc Bohbot Crédits : Catherine Donné - Radio France

Plutôt que de parler du virus de l’herpès il vaut mieux parler des virus de l’herpès. Particulièrement sournois le virus de l’herpès, après une contamination, va se cacher dans un ganglion qui se situe dans des territoires distincts tantôt au dessus tantôt en dessous de la ceinture… Sans crier gare, il va se manifester soit sur la lèvre (boutons de fièvre -HSV1) ou bien dans la zone génitale (muqueuses ou peau - HSV2) et ce quel que soit le sexe du sujet contaminé.Très gênant il n’est pas grave sauf dans de très rares cas d’atteinte encéphalique, après une atteinte oculaire, ou bien encore si le virus touche le nouveau-né ou encore s’il s’agit d’un adulte immunodéprimé.Habituellement d’une durée de huit jours la poussée herpétique évolue classiquement des picotements qui précèdent l’éruption du bouquet de vésicules qui vont s’ulcérer en quelques jours, sécher, puis disparaître. Pour un meilleur diagnostique (HSV2) le sujet contaminé peut bénéficier d’un prélèvement mais celui-ci doit être fait très rapidement après le début de l’éruption.Le docteur Jean-Marc Bohbot , infectiologue, directeur de l’Institut Fournier, se consacre au dépistage et aux traitements des maladies sexuellement transmissibles, il nous éclairera sur les fausses responsabilités attribuées à la survenue de cette infection. Non, ce ne sont pas les serviettes de toilette, les cuvettes de WC ou par une relation extraconjugale que l’on est contaminé par le virus de l’herpès. Le plus souvent la résurgence se fait des mois ou des années après la véritable contamination. Alors pas de procès d’intention, pas de sous-entendu mais une application stricte des mesures d’hygiène sexuelle. Rappelons que l’usage du condom ne protège que ce qu’il couvre. En un mot, en cas de poussée herpétique il est préférable de s’abstenir de toute relation sexuelle pour ne pas contaminer son partenaire. Les traitements antiviraux ne permettent pas de guérir mais d’atténuer l’expression de la maladie. Le vaccin toujours à l’étude n’a pas encore abouti mais les progrès sont prometteurs comme l’est la virothérapie avec le virus herpès qui serait bénéfique en cas de mélanome avancé. Un paradoxe… pourquoi pas.

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