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La peur de la drogue

56 min
À retrouver dans l'émission

R.Frydman, E. Wieviorka, M. Hautefeuille
R.Frydman, E. Wieviorka, M. Hautefeuille Crédits : Catherine Donné - Radio France
Valérie Wolff
Valérie Wolff Crédits : D.R. - Radio France

Valérie Wolff , responsable de l'unité neuro-vasculaire des hôpitaux universitaires de Strasbourg nous fait part des découvertes récentes sur l’augmentation des complications neuro-vasculaires chez les jeunes liées à la consommation de cannabis. Ce dernier méfait s’ajoute aux crises d’anxiété, aux risques de dépression, aux risques de la vie quotidienne (accident de voiture en particulier) liés à cette consommation. Hors, il n’existe pas de thérapeutique médicamenteuse pour se libérer de cette dépendance. Plusieurs attitudes philosophico-politiques s’opposent : la prohibition totale en vigueur dans notre pays depuis les années 70, la dépénalisation comme « le Manifeste du 18 joint » le proclamait dès 1976. Dépénalisation qui est aujourd’hui pratiquée, au Portugal, aux Pays-Bas, ou bien une légalisation des drogues comme dans l’état du Colorado (avec un cannabis-ness démesuré) ou une légalisation par un pays comme l’Uruguay régulant comme le tabac et l’alcool les drogues dites douces et pouvant être accusé d’être un Etat dealer. Nous recevons également Michel Hautefeuille , psychiatre addictologue au Centre médical Marmottan et Emma Wieviorka , psychiatre à l’hôpital Maison-Blanche, ils sont auteurs de La légalisation des drogues. Une mesure de salut public (Odile Jacob, 2015), un livre dans lequel ils donnent leurs lignes de pensée. Est-ce à dire que les positions ouvertes ne voient pas le danger de la consommation des drogues ou tout simplement constate l’échec de la prohibition. Ce constat est d’ailleurs partagé par tous. Alors, comment répondre à ceux qui pensent que l’escalade est obligatoire. Que le passage du cannabis à la toxicomanie la plus dure ne mettra pas fin au commerce, au blanchiment d’argent, à l’augmentation de la place des mafias qui trouveront d’autres drogues dont l’interdiction ne fera que renforcer le désir de consommer. La santé des jeunes et de notre société est au centre de nos décisions. Finalement, depuis la guerre de l’opium la question est posée à l’échelle du politique, mais le message doit bien analyser ce qui fait le ressort du passage à l’acte et surtout ce qui provoque sa répétition : la dépendance renvoie à l’usage et non au produit.

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