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Le point sur la contraception

56 min
À retrouver dans l'émission

Geneviève Plu-Bureau
Geneviève Plu-Bureau Crédits : D.R. - Radio France

En septembre 2014 était instaurée la journée mondiale de la contraception. Cette journée est fort nécessaire car de nombreuses questions restent en suspend pour les femmes qui souhaitent moduler le temps de leur maternité. Des inquiétudes plus ou moins fondées se sont faites jour sur les risques potentiels encourus aussi bien du point de vue cardio-vasculaire que cancer. Nous demandons aujourd’hui au professeur Geneviève Plu-Bureau qui est gynécologue médicale, spécialiste en médecine de la reproduction à Cochin et aussi chercheur à l’Inserm 1018, auteur avec Brigitte Tebeka de La Contraception en pratique. De la situation clinique à la prescription (Elsevier Masson, 2013) de faire le point.

Depuis 1960, la contraception combinée (c'est-à-dire ostro-progestative) a beaucoup évoluée et plus particulièrement la composante progestative car de nouvelles molécules potentiellement moins androgénique sont apparues. Cela justifie-t-il le terme de deuxième, troisième génération ? Ce point sera bien entendu discuté. Les risques de phlébites, de complications vasculaires sont-ils réels pour toutes les patientes ? Quid du risque de cancer du sein ? Quelle contraception en cas de diabète, d’obésité, de fibromes, de migraines … Le bilan médical avant la première prescription est bien entendu essentiel et permet d’orienter selon les cas, les âges, les antécédents, l’usage du tabac, etc. Mais surtout, il existe d’autres formes de contraception y compris hormonale : par exemple la contraception uniquement progestative appelé micro-progestative qui est plus adaptée à certaines femmes et qui incontestablement comprend peu de risques. Que faire en cas d’oubli de pilule ? Pourquoi le stérilet n’est-il pas plus souvent utilisé comme premier moyen de contraception et ceci même chez les jeunes ? Comment décrire l’intérêt des anneaux vaginaux, des patchs cutanés, des implants, sans parler du diaphragme et des spermicides. Comme on le voit, il existe plus de variétés de contraceptifs que l’on ne croit. A qui est destinée la contraception définitive qui peut être pratiquée aujourd’hui par les voies naturelles sans faire d’intervention chirurgicales beaucoup plus lourdes. L’accès à la contraception d’urgence s’est récemment libéralisé, mais il reste que l’information sur tous les moyens de contraception est indispensable car elle évolue. Demain l’utilisation de nouvelles classes d’oestregène, l’association des anneaux et des rétroviraux permettront encore d’élargir la gamme des possibles sans oublier la contraception masculine qui est encore en perspective.

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