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Les conséquences médicales des changements climatiques sur les générations futures

57 min
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Bernard Swynghedauw et rené Frydman
Bernard Swynghedauw et rené Frydman Crédits : Catherine Donné - Radio France

Nous en parlerons avec Bernard Swynghedauw , cardiologue, docteur en médecine, docteur ès-sciences, directeur émérite à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), vient de publier son troisième livre : L’homme malade de lui-même  (Belin, 2015). En août 2015 s’est tenue à l’OMS, à Genève, une conférence sur les risques sanitaires des changements climatiques…Faisant fi des climato-sceptiques il étudie les conséquences sur l’homme de ces événements extrêmes : trop chaud, trop de coups de froid et surtout trop de pollution. Tout celà est mesurable par l’augmentation de la température de l’air (près d’un degré depuis 1880) mais aussi augmentation de la température des océans, augmentation de l’effet de serre (CO2 et autres gaz -GES). Après avoir vu la diminution de la mortalité du fait de la décroissance des infections bactériennes et par l’éviction des famines, on observe une augmentation des maladies allergiques et auto-immunes. Les modifications à l’échelle des bactéries (disparition, raréfaction, augmentation de la résistance) modifient notre microbiote intestinal témoin des possibilités de nos défenses. C’est l’hypothèse hygiéniste que développe Jean-François Bach reprise par Bernard Swynghedauw. Plus grande est la diversité des micro-organismes plus grandes sont nos défenses. Alors la raréfaction de la biodiversité n’annonce rien de bon… C’est une véritable transition épidémiologique favorisée par l’augmentation de la durée de vie qui touche les populations fragiles, que sont les personnes âgées. Outre le surcroit de mortalité hivernale ou estivale, cette augmentation du réchauffement des planètes amènent le risque de voir se développer des maladies tropicales apportées par des vecteurs comme les moustiques dans des zones jusque-là tempérées (augmentation du paludisme, des tiques, de la maladie de lyme, etc.). Mais si le climat est un facteur indéniable d’augmentation de ces risques il n’est pas le seul. Les problèmes soulevés par les perturbateurs endocriniens, les produits utilisés en agriculture, les stockages de déchets ou la pratique de la pêche intensive, bref nos comportements humains ne sauraient être passés sous silence en matière de responsabilités… Il faut donc développer une écologie globale de la santé afin d’atténuer, ou à défaut d’éviter ces effets au maximum, il faut se donner le temps de s’adapter aux changements climatiques.

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