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Les douleurs chroniques du petit bassin : nouvelles approches

56 min
À retrouver dans l'émission

Jean-Jacques Labat
Jean-Jacques Labat Crédits : D.R. - Radio France
MIlka Greiner et Françoise Watel
MIlka Greiner et Françoise Watel Crédits : Catherine Donné - Radio France

Souvent considérées comme relevant de troubles psychologiques ou d’une simulation les douleurs pelviennes chroniques commencent à voir se lever le voile pudique de l’ignorance qui les recouvre depuis trop longtemps. De gynécologue, en urologue et en neurologue … ce n’est que depuis peu que des consultations pluridisciplinaires de pelvi-périnéologie sont mises en place comme celle initiée par le professeur Jean-Jacques Labat à Nantes. Il préside le Comité scientifique du Réseau douleurs chroniques pelvi-périnéales dont la Présidente, Madame Françoise Watel , nous expliquera son rôle primordial d’informations de ce regroupement d’associations qui permet de mieux comprendre les cystites amicrobiennes, les troubles de la sexualité et comment y faire face par de petits moyens avant de s’adresser aux équipes médicales. 300 000 personnes sont touchées par ces symptômes, essentiellement des femmes. Grâce aux sites internet mis à disposition par le Réseau, les femmes verront qu’elles ne sont pas seules à souffrir ainsi et qu’il existe des spécialistes qui s’y intéressent. La pathologie veineuse pelvienne, par exemple, est peu connue mais pourtant bien présente sur les images échographiques, fibrographique ou à l’IRM, encore faut-il les rechercher correctement.Le docteur Milka Greiner , Attachée au département d'Imagerie CardioVasculaire et de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital Pitié-Salepétrière, spécialiste des pathologies vasculaires pelviennes artérielles et veineuses, nous parlera de ces varices pelviennes profondes et d’un possible traitement par voix andovasculaire. Quant au Docteur Labat, il nous parlera de la névralgie du nerf pudendal, nerf peu connu et dont les manifestations cliniques pourtant peuvent être tout-à-fait caractéristiques (exemple : il peut empêcher la patiente de s’asseoir correctement). Il existe aussi des formes plus larvées, dont le diagnostic est plus difficile, mais dont les infiltrations d’anesthésique sous contrôle échographique soulagent les patientes, réalisant ainsi un test diagnostic et parfois thérapeutique avant d’aborder la voie chirurgicale qui reste un des possibilités dont certaines personnes peuvent bénéficier. Après cette heure passée en compagnie de nos invités le syndrome complexe des douleurs pelviennes chroniques ne sera plus totalement inconnu de vous.

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