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Les effets des perturbateurs endocriniens sur le développement foetal

56 min
À retrouver dans l'émission

R. Habert, R. Frydman, N. Kalfa
R. Habert, R. Frydman, N. Kalfa Crédits : Catherine Donné - Radio France

Comment ne pas se préoccuper de l’augmentation de certaines malformations congénitales par exemple celle de l’appareil sexuel masculin comme le constate le professeur Nicolas Kalfa , professeur de Chirurgie Viscérale et Urologique Pédiatrique au CHU de Montpellier. Le méat urétral au lieu d’être à l’extrémité de la verge peut s’aboucher entre les bourses et le gland pénien. C’est ce qu’on appelle un hypospadias. Le traitement proposé est chirurgical et depuis le traitement proposé à Henri II au XVIe siècle de nombreuses évolutions dans ce domaine ont eu lieu notamment grâce à Louis Ombrédanne, qui fut un des premiers spécialistes de la chirurgie réparatrice de l'hypospadias, qui à partir de muqueuses buccales a proposé la création d’un méat urinaire. Ces anomalies, dont la fréquence semble augmenter, s’accompagnent souvent de l’absence d’un ou deux testicules dans le scrotum. L’ectopie testiculaire, c’est ainsi qu’on la nomme, si elle n’est pas traitée à temps après la naissance (entre le sixième et le douzième mois) peut entraîner ultérieurement des troubles de la fertilité et une cancérisation du testicule chez l’homme jeune. Le professeur Nicolas Kalfa va nous faire part de résultats remarquables, qui furent mis en avant par l’étude des facteurs environnementaux qui pourraient être responsables de l’augmentation de fréquence de telles situations. Le professeur René Habert , chercheur en biologie de la reproduction et spécialiste de la stabilité génétique et du développement des gonades nous fera part du résultat de ses études sur le rôle nocif des perturbateurs endocriniens sur le fœtus durant la grossesse. Ces substances ayant des propriétés hormonales mimétiques se retrouvent dans différentes substances comme : le PVC, les différents sprays. C’est le cas des phtalates. On trouve également d’autres perturbateurs endocriniens dans les plastiques (dans les bouteilles, dans les biberons et également dans les produits qui tapissent les boîtes de conserve) tels que le bisphénol A. Une interdiction est maintenant en bonne voie comme en son temps dans les jouets et les articles de puériculture, mais si c’est pour remplacer le bisphénol A par d’autres bisphénols comme le S ou le F sans connaître les conséquences délétères possibles, nous n’aurons pas vraiment avancé… C’est le cas enfin des pesticides dont les effets maléfiques sont reconnus mais est-ce le poids des lobbyings, la méconnaissance qui persiste qui fait que seul notre pays en Europe -la France- demande l’interdiction de ces produits ? Un certain nombre de précautions sont donc à prendre notamment pour la femme enceinte pour ne pas la soumettre à cet environnement nocif pour son futur bébé.

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