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Les ovaires polykystiques : savez-vous que près de 10% des femmes présentent ce syndrome ?

56 min
À retrouver dans l'émission

René Frydman et Philippe Bouchard
René Frydman et Philippe Bouchard Crédits : Catherine Donné - Radio France

Les ovaires polykystiques ont été découverts en 1935 par Stein et Leventhal. A l’époque il fallait pratiquer une chirurgie abdominale pour aller voir l’aspect des ovaires bourrés de follicules qui ne trouvaient pas le moyen d’ovuler correctement. Aussi le trouble de cette pathologie est bien un trouble de l’ovulation (seulement 2 à 3 règles par an) à l’adolescence, accompagné d’acné, d’une pilosité anormale (par sa localisation) et souvent majorée par une obésité. C’est un symptôme qui touche environ 10% des femmes, pas toujours obèses mais toujours préoccupées par les conséquences induites pour leur fertilité du fait de l’absence d’ovulation régulière. C’est le tableau du 16e siècle de la femme à barbe qui allaite, un tableau que l’on peut voir à Salamanque en Espagne, c’est perturbant mais en même temps cela donne l’espoir car cette femme à barbe qui allaite a donc pu être enceinte. Les traitements ne sont pas toujours simples : il faudra toujours insister sur la nécessaire diminution du poids lorsqu’il y a obésité, prescrire des médicaments (metformine) utilisés généralement contre le diabète car il y a souvent une résistance à l’insuline qui est caractéristique de cette maladie. Vient ensuite l’étape des inducteurs de l’ovulation (citrate de clomiphène). La pratique chirurgicale (drilling) consiste à faire des trous dans les ovaires par laparoscopie comme pour les libérer d’une tension folliculaire. En dernier recours du fait la fécondation in vitro tout en évitant les hyperstimulations qui peuvent être redoutables du fait d’une réponse ovarienne explosive compte tenu du nombre élevé de follicules. On insiste aujourd’hui sur les conséquences métaboliques à plus long terme à savoir les problèmes cardio-vasculaires et ceux, liés au diabète, qui nécessitent chez les jeunes filles dont le diagnostic d’ovaires polykystiques a été affirmé de bénéficier d’une surveillance médicale au long cours. Le professeur Philippe Bouchard , professeur d’endocrinologie, membre de l’Académie de médecine, nous fera part de son expérience précise et concise comme toujours.

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