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Dernières nouvelles (avant fermeture) et lectures d'été

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Bientôt la grille d'été, l'actualité culturelle va continuer sans la revue de presse pour l'accompagner. C'est le moment de lire par vous même ! La Dispute, et avec elle la Revue de presse culturelle, entame sa dernière semaine avant la fin de la saison radiophonique dite « d’hiver ». Derniers moments donc pour vous donner quelques nouvelles encore, bonnes et mauvaises, de l’actualité de la culture. Dans les bonnes, il y a l’arrivée, révélée par La Croix , d’une nouvelle pensionnaire à la Comédie-Française. “Formée à l’école du Théâtre national de Strasbourg, remarquée au cinéma et à la télévision, notamment dans La Rafle, de Roselyne Bosch, en 2009, et dans Emma, d’Alain Tasma, en 2011, Rebecca Marder a été engagée par l’administrateur du Français. Elle y fera ses débuts dans Les Rustres de Carlo Goldoni, mis en scène par Jean-Louis Benoît, en novembre prochain. A 20 ans, elle est la benjamine de la troupe.” En parlant de jeunesse, La Croix nous apprend encore qu’on aura bientôt droit à un Harry Potter inédit au théâtre. “J.K. Rowling, la créatrice du jeune sorcier, annonce [en effet] que des épisodes inédits et des « facettes encore jamais dévoilées » de la vie de Harry feront l’objet d’une pièce de théâtre. Elle devrait être montée en 2016, au Palace, dans le West End, le quartier des théâtres de Londres.”

Le Théâtre de la Cité internationale en péril ? Mauvaise nouvelle en revanche pour le théâtre français. “Privé de directeur depuis plus d’un an, l’avenir du Théâtre de la Cité internationale, un lieu parisien représentatif de ce qui se fait de mieux dans le domaine des arts de la scène, est sérieusement menacé par une coupe budgétaire qui remet son existence en question , nous alarme Hugues Le Tanneur dans Libération. Tout [a commencé] avec le départ, en mai 2014, de sa directrice, Pascale Henrot, nommée à la tête de l’Office national de diffusion artistique (l’Onda). Douze mois plus tard, elle n’a toujours pas été remplacée, aucun appel d’offres n’a été lancé et le budget du théâtre est remis en question par la Fondation de la Cité internationale universitaire de Paris (la CiuP), qui envisage de baisser de moitié sa dotation de 880 000 euros. Une coupe justifiée du côté de la Fondation par la nécessité de réduire les coûts de fonctionnement d’un théâtre pourtant loin d’être dispendieux. A ce manque à gagner, s’ajoute une remise en cause radicale par la CiuP de la mission actuelle du théâtre. De leur côté, l’Etat (qui soutient ce lieu à hauteur de 1,3 million d’euros), la mairie (230 000 euros) et la région (90 000 euros) n’envisagent pas de compenser la baisse programmée. Ne voyant aucune nomination se profiler à l’horizon, Virginie Girard, directrice administrative et Olivier Bertrand, directeur artistique du TCI, ont, avec l’accord de Carine Camby, déléguée générale à la CiuP, mis en place la programmation de la saison 2015-2016, sur la base du projet actuel et à budget égal. Il semblerait que la situation de blocage à laquelle se trouve confronté actuellement le TCI soit liée à une divergence profonde entre l’Etat et la CiuP, représentée par Carine Camby, pressentie à la direction de l’INA en remplacement d’Agnès Saal et finalement coiffée au poteau par Laurent Vallet.” Ou quand la rancœur tient lieu de politique culturelle…

Transmettre les valeurs et l’héritage de l’éducation populaire aux digital natives Voilà pour les dernières nouvelles. Comment continuer de vous tenir informés pendant ces huit semaines où la revue de presse culturelle part en villégiature, vous inquiétez-vous ? Eh bien en lisant les journaux, pardi ! Et notamment les nouvelles revues, imprimées ou virtuelles. Côté papier, pour ceux qu’intéressent les questions de politique culturelle, signalons la naissance de Nectart , acronyme savoureux de Nouveaux Enjeux dans la Culture, Transformations Artistiques et Révolution Technologique . Dans l’éditorial de ce premier numéro, son éditeur et directeur de la rédaction, Eric Fourreau, se donne comme noble ambition, entre autres, de répondre, modestement, à ce qui constitue l’un des enjeux de [la] grande transition [que nous vivons actuellement], à savoir la passation entre les générations, afin que les digital natives se voient transmettre les valeurs et l’héritage de l’éducation populaire et de l’action culturelle, et qu’ils ne basculent pas complètement dans un monde trop hermétique aux générations précédentes, sans culture commune entre jeunes et ainés.” Et pourtant, même les ainés se mettent au numérique, en témoigne l’apparition sur la Toile de « délibéré » , une nouvelle “revue culturelle critique, qui s’intéresse à tous les champs de la création – cinéma, théâtre, danse, musiques, livres, BD, photo, architecture, arts plastiques, arts de la rue, arts numériques, et toutes formes hybrides… – et privilégie les choix, les points de vue, les polémiques et les chemins de traverse. À contre courant des flux dominants, nous assurent ses fondateurs chevronnés, notre Disputeur du lundi soir René Solis, et deux autres anciens de Libération , Edouard Launet et Marie-Christine Vernay, délibéré (qui, avant le lancement et en guise de prologue, propose de vous accompagner dans quelques uns des rendez-vous culturels de l’été : Uzès, Montpellier, Avignon et Marseille), délibéré, donc, entend s’adresser à des lecteurs, pas à des internautes.” Nuance.

Un quotidien gratuit au festival d'Avignon On peut toutefois s’adresser aux deux, comme ce quotidien gratuit qui fera le bonheur des festivaliers à Avignon. “Cette idée folle, version papier et numérique, est due , nous apprend L’Express, à [la tweetos (oui, on dit « tweetos » , Philippe Chevilley)] Marie Sorbier. Soutenue par un tweet de Fleur Pellerin (car c’est ainsi que soutient la tweetos de la Culture), l’initiative a séduit Bernard Tapie et Claude Perrier, nouveau PDG de La Provence. Non contents de financer le coût (17 000 euros environ) et l’impression de ce journal intitulé I/O, ils ont déjà pris rendez-vous pour 2016 à Avignon, à Arles et à Aix-en Provence. De son côté, Twitter France relaiera la naissance d’ I/O. Seule ombre dans cette success story, nuance toutefois Laurence Liban : après avoir promis une dizaine de logements, la mairie d’Avignon vient de lâcher l’équipe de rédaction.” On ne se refait pas…

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