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Sharon Stone bientôt à Paris pour ses premiers pas sur scène ?

Prospectives

5 min

Ultime semaine de la revue de presse culturelle. Ne regardons pas en arrière, saluons l'avenir, avec un petit sorcier devenu papa de trois enfants, une star hollywoodienne en pourparlers pour faire ses premiers pas et sur scène et en France, et des nouvelles du très versatile Benjamin Millepied.

Sharon Stone bientôt à Paris pour ses premiers pas sur scène ?
Sharon Stone bientôt à Paris pour ses premiers pas sur scène ? Crédits : Régis Duvignau - Reuters

Dernière semaine de cette revue de presse. De quoi ne se fera-t-elle pas l’écho dans les temps qui viennent ? “Neuf ans après la parution du dernier livre de la saga Harry Potter, six ans après sa sortie au cinéma, le sorcier revient cet été à Londres, et cette fois-ci au théâtre, nous apprend La Croix. Les fans de l’univers de J.K. Rowling retrouveront Harry dix-neuf ans plus tard, marié et père de trois enfants, dans une mise en scène de John Tiffany, en collaboration avec l’écrivain. Avec 175 000 places vendues en vingt-quatre heures, cette pièce [Harry Potter et l’enfant maudit, qu’on verra au Palace Theatre à partir du 30 juillet] s’annonce être un véritable succès.”

Un personnage quasiment muet

En sera-t-il de même pour cette star hollywoodienne qui projette de monter sur les planches françaises ? Selon les informations de Thierry Dague, du Parisien, “le Théâtre de Paris est en pourparlers avec Sharon Stone, pour que l'actrice vienne donner dans la capitale une série de représentations exceptionnelles. Le projet devait aboutir en septembre prochain, mais ne se fera pas avant 2017 « pour des raisons de calendrier et de contraintes techniques », confirme Richard Caillat, le directeur du théâtre, qui ajoute, prudent : « Rien n’est encore signé. » « Elle est très heureuse de ce projet, confie le responsable de cette salle de mille places, l'une des plus vastes de Paris. Même si beaucoup de paramètres restent à régler, je suis convaincu que cela peut être une aventure magnifique. » L'icône américaine serait dirigée par le metteur en scène français Jérémie Lippmann, qui avait triomphé avec La Vénus à la fourrure, couronnée de deux Molières en 2015. Sharon Stone a choisi une pièce accessible au public français, puisqu'elle y jouera un personnage quasiment muet. En anglais donc, mais avec très peu de texte. La star de Basic Instinct incarnerait « une femme d'aujourd'hui, confrontée à la solitude en milieu urbain, qui fait le bilan de sa vie », résume Richard Caillat. « On la découvrira sous un nouveau jour. » Une création mondiale d'autant plus événementielle qu'elle marquerait les débuts au théâtre de l'actrice de 58 ans. « L'idée de faire ses premiers pas sur scène à Paris lui plaît beaucoup, souligne Richard Caillat. Elle a une cote énorme en France. Je suis sûr que ce sera une révélation. »”

Un donneur de leçons

Révélation là encore, et rebondissement, dans un feuilleton qui nous a beaucoup occupé ici : “quatre mois après sa démission du poste de directeur de la danse à l'Opéra national de Paris, Benjamin Millepied rejoint la Fondation Luma, de la mécène suisse Maja Hoffmann, basée à Arles, a-t-on lu dans Le Monde. La compagnie de Benjamin Millepied, le L.A. Dance Project, y sera accueillie en résidence pour trois ans et y présentera, du 7 au 13 juillet, puis du 23 au 25 septembre, un programme de pièces courtes à La Mécanique générale, au parc des Ateliers. « Je suis très heureux d'être associé à la programmation de Luma Arles dès sa conception, a déclaré le chorégraphe, samedi 11 juin. Nous avons ainsi une base en Europe qui nous permet de travailler, réfléchir et interagir avec d'autres artistes invités et événements produit par la Fondation. » Parallèlement, Millepied est programmé dès septembre avec sa troupe au Théâtre des Champs-Elysées, à Paris, dans le cadre du festival Transcendance.” Un agenda très rempli, donc, qui explique peut-être pourquoi il a, au printemps, renoncé coup sur coup à ses deux créations programmées à l’Opéra de paris dans la saison 2016-2017.“Quel donneur de leçons, [ce Benjamin Millepied], tacle Emmanuelle Bouchez dans Télérama, avec sa façon d’annoncer la révolution, promettant dès 2013, avant même de s’asseoir dans les velours de Garnier, d’inviter nombre de compositeurs et plasticiens contemporains à créer pour le Ballet… comme si ça n’était pas le cas avant ! Alors quand Millepied renonce à cette soirée qu’il avait imaginée à quatre mains avec le plasticien Philippe Parreno, et vendue comme le nec plus ultra de son ambition de modernité, on rit jaune. La raison invoquée ? Il retourne vivre à Los Angeles avec son épouse Natalie Portman, quand Parreno, lui, habite Paris. Pas pratique, en effet… Que dire de l’annulation d’une pièce plus courte sur les chansons de Barbara, dont la création était prévue avec l’étoile Marie-Agnès Gillot pour enluminer l’affiche des fêtes… C’est rude, non ? Voire pas sympa, alors qu’en février, malgré l’abandon de sa tâche trop « lourde » de directeur (cent cinquante-quatre danseurs, cent soixante-quatre représentations dans deux théâtres différents), il se déclarait heureux de poursuivre comme chorégraphe dans la maison. Démissionner comme chef, passe encore. Mais déclarer forfait comme artiste. Ce n’est guère élégant à l’égard du Ballet, qui l’a d’abord superbement accueilli.”

Croisements fertiles

Emmanuelle Bouchez, cette fois sur le site Internet de Télérama, est beaucoup plus positive sur le projet de Maja Hoffmann, qui “rêve d'un lieu de travail, d'émergence et de diffusion mêlant arts plastiques et arts vivants telles les universités d'été de ce fameux « Black Mountain College » de Caroline du Nord, qui dans les années 50, a permis aux Américains d'inventer des croisements fertiles (le chorégraphe Merce Cunnigham, les compositeurs John Cage ou David Tudor et le plasticien Robert Rauschenberg, par exemple, y fusionnèrent dans l'art de la performance)... Toutes proportions gardées quant à la référence, la nouvelle ne tombera pas dans l'oreille des sourds : Oyez ! La Fondation Luma s'intéresse au spectacle vivant ! Et sur ce territoire de festivals dédiés à la création (Avignon, Uzès Danse, Montpellier Danse...), cela peut intéresser plus d'un artiste ou d'un producteur.” Ce sera donc à suivre, d’une manière ou d’une autre !

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