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Léa Seydoux se dévoile et déballe tout

4 min

“Cette semaine, M Le magazine du Monde[a mis] Léa Seydoux en couverture. Un choix légitime , argumente dans son édito Marie-Pierre Lannelongue, puisque cette actrice magnétique est à l’affiche ces temps-ci de deux très bons films ( Grand Central et La Vie d’Adèle). Mais un choix qu’il nous est difficile de présenter comme original dans la mesure où, selon nos calculs, ceci est sa dix-septième couverture de l’année 2013. Elle en aurait fait onze en 2012… C’est néanmoins un exercice passionnant de se coltiner à ce qu’est devenue Léa Seydoux , assume la rédactrice en chef du magazine : un phénomène médiatique, une actrice « marronnier », pour reprendre une expression classique de la presse. « Mais qu’est-ce qu’elle a cette fille ? », s’écrie la journaliste Annick Cojean qui a mené l’enquête.”

Et de fait, Léa Seydoux est partout, avec des effets de montage étonnants dans les kiosques. Ainsi, si en couverture de M elle « remet le haut » , sur celle de Lui , elle « lève le voile » , en tenue d’Eve drapée dans un tulle qui ne cache rien de ses charmes. Une couverture loin d’être évidente, comme le rapporte Le Nouvel Observateur : “le rapport à la nudité est devenu plus compliqué que dans les années 1960, où il suffisait à Daniel Filipacchi, fondateur du magazine Lui, d’appeler Romy Schneider ou Catherine Deneuve pour qu’elles fassent la couverture. Pour le retour du magazine dans les kiosques, Yseult Williams, qui dirige la rédaction, doit d’abord convaincre les agents des stars. Pire encore, les contrats publicitaires signés par ces « égéries » de marques de parfum ou de mode peuvent leur interdire les photos de charme, voire leur passage dans des magazines de nu. Bref, après Léa Seydoux, ce sera cette fois un mannequin, et non une star de cinéma, qui sera en une du deuxième numéro de Lui.”

Dans le premier, en tout cas, c’est donc Léa Seydoux. Entre deux photos déshabillées, elle se fait interviewer par Frédéric Beigbeder. Elle lui raconte que la veille de l’entretien, elle “a fait un cauchemar. J’ai rêvé qu’Abdel voulait retourner des scènes avant la sortie en octobre. Adèle et moi, nous pleurions !” Des pleurs causés par le tournage très difficile du film d’Abdellatif Kechiche, que Léa Seydoux et sa partenaire Adèle Exarchopoulos racontent de long en large dans tous les journaux. Ça a commencé dans le Télérama du 24 août, où elle déclarait : « Dans aucune autre profession, on n’accepterait ce que l’on a subi. En France, le metteur en scène est surpuissant.” Comme le raconte Louis Imbert dans Le Monde , “les deux actrices sont allées plus loin dans un entretien qu’elles ont donné, le 1er septembre, au site américain The Daily Beast (du magazine Newsweek), pour accompagner la projection de La Vie d’Adèle au Festival de Telluride, dans le Colorado. Tout en se disant admiratives de l’auteur et fières du film, elles décrivent un réalisateur qui fait la part belle à la « manipulation », un tournage « horrible », « sans fin ». Adèle Exarchopoulos, qui s’exprimait pour la première fois, confie : Kechiche « nous a prévenues qu’il faudrait lui faire une confiance aveugle et donner énormément de nous-mêmes. (…) et j’ai dit “oui, bien sûr !”, parce que je suis jeune et que je n’ai pas beaucoup d’expérience. Mais une fois sur le tournage, j’ai compris qu’il voulait réellement que nous lui donnions tout ! La plupart des gens n’osent même pas demander ce qu’il nous a demandé, et ils le font avec beaucoup de tact. » […] Les deux actrices accepteront-elles de tourner à nouveau avec Kechiche ? « Jamais », répond Léa Seydoux. « Je ne pense pas », confie Adèle Exarchopoulos.”

Le magazine So Film , qui consacre sa couverture… non à Léa Seydoux, mais, c’est original, à son réalisateur, en promettant « La vérité sur Kechiche » , est justement allé demander aux comédiens de ses précédents films ce qu’ils pensaient de ses méthodes de tournage. Pour Olivier Gourmet, qui était dans La Vénus noire : « Abdel […] vous pousse dans vos derniers retranchements, jusqu’à l’épuisement, un peu comme ses films qui épuisent les spectateurs. Je pense qu’il le sait, qu’il le veut. Il veut que l’acteur passe par différentes étapes pour arriver à je ne sais pas quoi, une espèce de résumé, de condensé de tout ce qui a pu se passer sur les scènes précédentes et à ce moment magique où l’acteur s’abandonne parce qu’il lâche prise, qu’il est épuisé, qu’il en a marre et qu’il a envie que ça s’arrête. » Dans So Film toujours, Hafsia Herzi, révélation de La Graine et le mulet , se dit totalement outrée par la polémique qui entoure son mentor. « Les gens qui se lèvent à 4h pour faire des ménages ou travailler dans le bâtiment ont le droit de se plaindre. Nous on fait un métier magnifique et ceux qui ne sont pas contents n’ont qu’à faire autre chose. Abdel est un homme très humain, qui donne sa chance aux gens même quand ils n’ont pas d’expérience. Pour moi, il fait partie de ma famille. C’est un deuxième père.”

Jointes par Le Parisien , “Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos se sont employées à éteindre l’incendie.” Elles confirment leurs propos mais refusent de parler de harcèlement moral. « C’est sans doute le film où nous avons le plus appris, le plus évolué » , insiste la seconde. Et Pierre Vavasseur de conclure : “Rétropédalage ou pas, voilà un film qui aura bénéficié d’une belle campagne de pub.”

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