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Mad Max, Napoléon, les Syriens et l'Autrichien

5 min

Mad Max revient, et “écologistes et professionnels du tourisme en Namibie ne décolèrent pas” , nous apprend une brève du Parisien . La raison de leur courroux ? “Ils accusent le tournage du quatrième épisode de Mad Max, La Rage de la route, d’avoir endommagé des zones protégées dans le désert du Namib, ce que confirme un rapport officiel. Le tournage du film de l’Australien George Miller, au casting duquel figure l’actrice sud-africaine Charlize Theron, a eu lieu entre juillet et décembre 2012 dans une région devenue depuis parc national du Dorob. Le ministère de l’Environnement local a pour sa part exprimé sa satisfaction sur la façon dont l’équipe a remis en état la zone de tournage.”

Un autre revenant, qu’on croyait disparu depuis longtemps, c’est Stanley Kubrick, ou plutôt un de ses mythiques projets non réalisés. C’est encore dans une brève du Parisien qu’on peut lire que “Steven Spielberg développe une minisérie télévisée sur Napoléon, sur la base d’un scénario non tourné de Stanley Kubrick, a-t-il annoncé à Canal , sans préciser s’il comptait réaliser la série. « Kubrick a écrit le scénario en 1961 », a déclaré Spielberg, affirmant travailler sur ce projet avec la famille Kubrick. [Le réalisateur], décédé en 1999 à l’âge de 70 ans après le tournage de Eyes Wide Shut, a longtemps caressé l’idée de faire un film sur Napoléon, avant de jeter l’éponge dans les années 1970. Le légendaire cinéaste avait demandé à Anthony Burgess, l’auteur d’ Orange mécanique, d’écrire un livre sur l’empereur qu’il pourrait porter à l’écran. Spielberg, rappelle Le Parisien , a déjà travaillé avec la famille Kubrick sur un projet non abouti de son illustre aîné : A.I. Intelligence artificielle, sorti en 2001.”

Tiens, puisqu’on parle de télévision, Télérama a rencontré Osama El-Hamd, qui a réalisé en Syrie plusieurs séries télé ainsi qu’un long métrage, et qui, comme de nombreux artistes syriens, vit à Beyrouth depuis huit mois. “Dans tout le monde arabe, la Syrie est célèbre pour la qualité de ses séries , a-t-il déclaré à la journaliste de Télérama , Marie Kostrz. Elles sont diffusées par les grandes chaînes du Golfe comme MBC, très suivies par le public arabe. Mais, avec la tragédie que vit notre pays, nous sommes de plus en plus de professionnels de l’audiovisuel à partir pour le Liban. Il est trop difficile d’assurer le bon déroulement de tournages en Syrie aujourd’hui. Le Liban est le choix le plus logique pour poursuivre notre activité : ses paysages sont semblables aux syriens, nous avons la même culture. Notre arrivée à Beyrouth est plutôt facile. De nombreux producteurs libanais souhaitent que nous leur apportions de nouvelles idées pour leurs séries. Ils connaissent la qualité de notre travail, les acteurs syriens avec qui nous collaborons. Il s’agit aussi de business et notre présence est une opportunité pour booster le secteur : si le Liban est célèbre dans le monde arabe pour ses shows télévisés, il l’est moins pour ses séries.

Sur le terrain, la vie continue. Chacun fait des efforts pour travailler ensemble. Les acteurs libanais avec qui nous collaborons ont du mal, les premiers jours de tournage, à suivre le « rythme syrien » : on travaille parfois dix-huit heures par jour ! Alors qu’au Liban une saison est filmée en huit mois, il ne m’en faut personnellement que deux ! , assure Osama El-Hamd. Le Liban retrouve ainsi son statut de centre artistique du monde arabe, que la guerre civile lui avait fait perdre. Le conflit syrien et le chaos qui suit la révolution en Egypte, capitale de production du cinéma arabe, font désormais du Liban le lieu de création le plus dynamique de la région.

Je viens d’achever le tournage de Niran Sadiqa [« Tirs amis »], une série syro-libanaise , raconte Osama El-Hamd. Elle raconte les aventures de deux villages situés de part et d’autre de la frontière. Il me semblait important de parler des relations historiques entre nos deux pays. Nous avons des liens particuliers qui ne sont jamais abordés. Le nombre grandissant de réalisateurs syriens à Beyrouth change la donne. Avant, les séries retraçaient la vie de grands personnages historiques. Aujourd’hui, nous parlons davantage de ce qui se passe en Syrie, ou du moins des répercussions de la guerre civile…”

On le sait de par chez nous, l’apport de cinéastes étrangers peut être effectivement très enrichissant, en témoignent les cinq Césars et l’Oscar remportés fin février par l’Amour de Michael Haneke. Ces récompenses ont suscité toutefois quelques polémiques, pas à cause du film lui-même (malheureusement, oserons-nous dire), mais à cause de l’attitude du cinéaste préféré de Jean-Baptiste Thoret. On apprend ainsi dans une brève du Point que “l’absence de Michael Haneke lors de la cérémonie des césars fait grincer des dents. Amour, son long-métrage, financé par les chaînes françaises, a triomphé à cinq reprises. Mais Haneke a préféré s’envoler plus tôt pour la soirée des oscars, où son film concourait cette fois sous la bannière… autrichienne ! « Haneke doit tout à la France et il préfère les Etats-Unis ! », se scandalise l’un de ses soutiens financiers. Le prétexte de la remise des oscars qui avait lieu le lendemain ne tient pas la route , pour le pointilleux Le Point : Emmanuelle Riva, elle, était présente aux deux cérémonies. Canal a financé Amour à hauteur de 950 000 euros et France 3 a investi 700 000 euros en droits de diffusion et 500 000 euros en tant que coproducteur.”

Le Nouvel Observateur est également revenu sur la nationalité fluctuante du film de Haneke. “Mystères de la nationalité des films… , peut-on lire. Amour et ses acteurs, Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva, sont les grands vainqueurs de la cérémonie des Césars, qui n’attribue les récompenses suprêmes qu’à des œuvres françaises. La palme d’or cannoise ainsi que l’oscar du meilleur film étranger ont été décernés à ce film qui concourait sous les couleurs de… l’Autriche. Explication : ce qui importe, aux Césars, c’est l’origine des financements (en l’occurrence majoritairement français), alors que c’est la nationalité du metteur en scène, Michael Haneke, qui prévaut à Cannes et aux Oscars… Deux victoires pour l’Autriche, donc !” Et combien pour le cinéma ?

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