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Bilan critique du tsunami.

5 min

Bonjour, "à l'heure où l'on commémore l'anniversaire du Tsunami, médecin sans frontière s'apprête à publier une liste des crises oubliées... parce que pour apporter aide et soutien aux victimes... la reconnaissance d'une catastrophe tient à des critères très complexes..." c'est avec une pincée de cynisme et beaucoup de réalisme que la Tribune de Genève revient ce matin encore comme beaucoup de ses confrères sur le bilan du Tsunami qui a ravagé l'asie le 26 décembre 2004... " une catastrophe ne se mesure pas seulement en nombre de victimes" titre le journal... " 112 mille morts, 290 milliards de dollars de dégâts... des chiffres officiels qui oublient certainement les victimes d'évènement non spectaculaires... et l'article s'interroge... le bilan du tremblement de terre au pakistan est pourtant très lourd lui aussi 87 000 mort... 70 mille blessés graves... 3 millions de sans abris.... et pourtant la mobilisation internationnale est loin d'être aussi importante que lors du tsunami... tentative de réponse du journal: rien à faire plus la mort montre son visage de près plus nous y sommes sensibles... l'asie du sud est est une destination de prédilection des occidentaux....et parmis les victimes des européens s'y trouvaient... c'est injuste mais dans les faits la vie d'un pakistanais ne vaut pas celle d'un suisse ... la vie d'un africain pas celle d'un américain!!!" "le calendrier continue l'article a aussi eu son importance... en mars l'ile de sumatra est victime d'une réplique du tsunami, qui emporte 2600 vies dans 'lindifférence quasi totale... début octobre la tempête Stan balaie l'Amérique centrale, le bilan s'élève à plus de 2000 morts, mais Katrina l'étalon 2005 en matière d'ouragan l'éclipse totalement... et puis surtout conclut le journal "une catastrophe n'existe pas si elle n'est pas spectaculaire... c'est le cas typique du coup de grisou dans la mine chinoise qui se renouvelle quasi tous les mois... ou de l'innondation au Bengladesh qui revient tous les ans... rien n'est moins médiatique qu'une famine rampante ou une contamination latente... c'est pour cela qu 'en dépit des prévisions alarmistes le réchauffement climatique ne suscite pas une réelle prise de conscience...pour cela aussi que dans l'indifférence générale chaque soir, 800 millions de personnes se couchent sans avoir mangé à leur faim!" et pour boucler le sujet... la tribune de genève publie un entretien avec le directeur de MSF suisse qui fait la liste des crises dont on ne parle pas... le congo... la somalie... l'ouganda... la colombie... birmanie tchétchénie haïti... ce sont souvent les même pays qui reviennent d'année en année... ce que la plupart ont en commun c'est la guerre l'absence de touristes ou de pétrole, et le fait que l'opinion publique internationale finisse par accepter qu'une situation d'urgence devienne la norme... alors rajoute christian Captier pour la mobiliser il faut parfois rentrer dans le jeu des média pour qui il n'y a rien de plus fort que les images chocs... les chiffres ou les mots bien choisis... en dessous de 10 000 morts certains média refusent de couvrir une catastrophe... dénonce t il... il faut refuser d'entrer dans la surrenchère et refuser cette logique... et justement à l'heure des bilan ... la presse européenne se fait très critique ce matin... " autant de ressources nous obligent finalement à travailler mieux"... la Vanguardia en espagne... revient sur les dons internationaux surmultipliés qui ont transformé les ONG en véritables multinationationale de l'aide... situées d'habitude en périphérie de la reconstruction elles ont été contrainte de rentrer de plein pied dans le noyau de la responsabilité... et elles ne sont pas vierge de toute critique rajoute le journal qui dénonce... l'aide inaproprié dans de nombreux villages d'inde, la lenteur de la reconstruction des maisons en indonésie... les campagne de vaccination sans controle, et l'opacité sur les finance de certaines organisation... MSF suivi d'Oxfam ont été les seules à fermer les comptes du tsunami dès le mois de janvier en prévenant que dorénavant les dons iraient à d'autres catastrophes"... autres dysfonctionements dénoncés par le Financial Times ce matin celui des dons médicaux... une étude émanant de l'organisation mondiale de la santé mise en garde par Pharmaciens sans frontière montre que la moitié des médicaments envoyés aux indonésiens l'année dernière doit être détruite... soient 4000 tonnes de produit passés de date et impropres dont la destruction devrait coûter 8 millions d'euros ... voilà qui se rajoute aux critiques déjà vives sur la mauvaise gestion de la catstrophe,écrit le FT, et qui fait craindre encore que les dons massifs du tsunami aient plus servis à remplir les caisses des ONG qu'à aider les victimes... et cité par le journal, pharmaciens sans frontière conclut... cela fait dix ans que nous demandons que soit mis en place des règles internationnales 'acheminement de médicaments d'urgence... mais nous prêchons dans le désert! et son confrère de l'Independant semble partager le même pessimisme avec cette Une ce matin " avons nous réussi à changer le cours de l'histoire de la pauvreté?" ... "cette année le monde avait décider de faire la différence, notamment en afrique.. mais qu'ont apporté les multiples commissions, concerts et campagne de communication?" l'article fait le point sur la dette des pays pauvres... sur le sida sur les accords commerciaux sur la santé et sur la corruption... un panorama nuancés dans ses réalisations effective... " il est vrai rajoute notre confrère que grâce aux efforts de Tony Blair l'afrique n'a jamais occupée une place aussi en vue que cette année sur l'agenda international... mais dans les faits les résultats restent décevant....et l'année qui vient ne promet pas de faire mieux" beaucoup plus confiant le journal Temps en suisse ... " il y a dans le travail de deuil une forme d'arrêt sur image assez contraire à la réalité ... car derrière les caméras braquées sur les cérémonie de commémoration, la vie a repris en asie du sud... en thaïlande la meilleure expression de ce désir de tourner la page est l'effort fait en direction des touristes, qui s'il a de quoi choquer reste une réalité sociale et économique... tsunami ou pas c'est du tourisme que dépend l'avenir de cette région... et le journal rajoute... les différence culturelles ont aussi leur mot à dire , dans la thaïlande boudhiste, la perte des êtres chers marque à la fois la souffrance mais surtout le début d'autre chose..."

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