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L'Asie a-t-elle encore besoin des Etats-Unis ?

5 min

Lors de son voyage, Obama pourra-t-il faire naître un nouvel ordre en Asie ? s'interroge le Christian Science Monitor. Depuis la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis ont été largement bienfaiteurs en Asie et aujourd'hui, ils continuent de protéger les routes maritimes, gardent leur marché ouvert aux importations et par leur présence militaire, préserve la région de la rivalité historique entre la Chine et le Japon. Cela a été possible parce que les Etats-Unis dominaient sur les plans militaires, économiques et monétaires. Or maintenant, la marine chinoise est en pleine expansion, le dollar s'effondre et la recession empêche les Etats-Unis de jouer leur rôle d'importateur vorace. Et les grands d'Asie que la Chine, l'Inde et le Japon y voient une vacance du pouvoir que l'un d'eux va chercher à combler. L'Asie a-t-elle encore besoin des Etats-Unis ? questionne a son tour le Temps. Réponse de l'ancien secrétaire d'etat adjoint à l'asie du sud-est "cette région est en pleine quête d'identité" "pour les Etats-Unis il n'y a qu'une seule attitude à avoir : faire preuve d'un vigoureux engagement." En restant à l'écart des cérémonies d'anniversaire de la chute du mur de Berlin, Obama a montré qu'il se concentrait sur son voyage asiatique, ajoute L'independant à Londres. Cette visite est une occasion majeure de montrer le drapeau américain et elle contient en elle-même un avertissement: la région ne sera pas laissée à la Chine. Tous les yeux seront tournés vers le discours d'Obama à Tokyo. Il pourrait être équivalent à celui du Caire dans le relations avec le monde musulman. Mais quelle crédibilité accorder à Obama ? poursuit le Sri Lanka Guardian. En CHine, certains analystes sont plus positifs sur Bush que sur Obama. Ils voient ce dernier comme un beau parleur plus que comme un homme d'action. D'autant que malgré la rhétorique contre le protectionisme, la Maison Blanche a signé un acte limitant les importations de pneus chinois dans le but de protéger les emplois dans le secteur automobile. Pour Obama comme pour ses prédécesseurs, définir les relations avec le Chine exige un habile jeu sémantique rappelle le Washington Post. Durant des décennies, les dirigeants américains ont usés d'un kaléidoscope de termes allant "d'alliés tacites" contre les soviétiques dans les années 70, à "compétiteurs stratégiques" pendant l'ère Bush. Lors de sa première visite en Chine, Obama devrait parler de 'strategic reassurance' ce qui pourrait être traduit par 'assurance mutuelle stratégique" sauf que les officiels chinois craignent de voir en ces termes, l'obligation seulement pour Pékin de montrer de donner des garanties. Or c'est ce que laisse entendre un officiel cette fois côté américain. Toujours dans le Washington Post. "La chine doit rassurer les Etats-Unis et ses voisins sur ses intentions de domination tant économique que militaires".  Alors c'est un peu ce qu'a fait Pékin explique le Financial Post au Canada. La chine a crée la surprise en annonçant son intention de renforcer sa monnaie. Mais en dépit de cette rhétorique, les experts n'attendent aucune inflexion à court terme. Et tout mouvement d'appréciation de sa monnaie ne pourra être lié qu'à un retour de fortes exportations dues à une reprise mondiale. Le Temps rappelle justement combien les deux économies sont devenues interdépendantes au point de former ce que certains appellent "Chirmerica" ou "superfusion économique". Mais la Chine tributaire de ses énormes possessions en dollar risque de subir les effets de la dégringolade de ce dernier. Et la stratégie de la Chine consistera à teme à se défaire de ce mariage qui l'arrange plus et chercher à se transformer en "empire" comptant sur ses seules forces aussi bien économique que militaires. Alors si ce processus au long cours sert avant tout d'épouvantail à Barak Obama le problème note l'ancien conseiller de l'administration Bush c'est qu'Obama se rend en Asie sans rien avoir à mettre sur la table. Or l'Asie commence à ressembler à l'Europe explique l'Independant. Washington doit échanger avec une région et plus seulement avec des pays. Mais "l'Amérique reste en retrait" titre le Wall Street Journal. Les chiffres seuls en sont la preuve. Il y a 266 accords bilatéraux en cours à travers le monde et plus d'une centaine d'entre eux n'ont pas été validés par l'OMC. Ces accords prolifèrent pour plusieurs raisons. Notamment parce que certains pays désespèrent de voir conclu le cycle de Doha. Et ces accords constituent des alliance solides et construisent une politique d'influence. Voilà pourquoi la CHine insiste autant pour en signer avec ses voisins. Le danger est que les entreprises américaines se retrouvent du mauvais côté des accords. LA nouvelle zélande et la malaisie viennent d'en signer un de même que l'Union européenne et la Corée. ...justement cette visite offre à Obama la possibilité de ratifier un accord de libre-échange avec la Corée rappelle le Chosun Ilbo Séoul. Il a été signé en juin 2007 mais suspendu depuis. Or entre temps, la Corée a progressé vers de nouveaux accords avec l'Inde et l'Union Européenne. Et si la ratification Corée-etatsUnis continue d'être retardée, les entreprises américaines en subiront les pertes. Mais l'enjeu est surtout en Chine, rappelle le magazine Forbes. Et Les relations bilatérales risquent d'être influencées par deux facteurs assure un ancien secrétraire du département d'Etat. D'abord le taux de chomage à plus de 10% et les élections au Congrès en 2010 qui pourraient pousser certains législateurs à choisir des mesures protectionistes pour sauver les emplois de l'industrie.

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