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Le non au traité de Lisbonne: un danger pour la démocratie européenne?

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bonjour ali bonjour à tous Les gens sont encore sonné par la décision irlandaise... il faut attendre un peu que la clarté revienne dans les esprits... cet euro député britannique qui s'exprime dans les colonnes de la Tribune de Genève... a beau diagnostiquer un choc émotionnel du non irlandais... l'agenda explique le quotidien n'accorde aucun répit aux dirigeants européens une semaine cruciale s'ouvre pour l'Europe... affiche ainsi la une d'el Pais en Espagne les dirigeants européens au chevet de leur traité de Lisbonne... préfère celle du Financial Times et il est temps qu'ils tire les leçons de cette deuxième crise... rajoute le Diario de Noticias au Portugal qui comme tous ses confrères européens rivalise de superlatifs et d'images funestes ce matin l'Europe, la vraie maladie... titre le Corriere della serra en Italie c'est un vrai coup dur... dit le Volskrant aux pays bas l'UE plonge dans une nouvelle crise... mais qui est peut être la plus grave depuis sa création considère Evenimentul Zilei en Roumanie c'est une superclaque... titre pour sa part le Dagens Nyheter en Suède une amère leçon dit la Libre Belgique un cauchemar européen... lance la Suddeutsche Zeitung en Allemagne alors que le Spiegel titre chaos européen... Alors tous les journaux ne sont pas si morose... du côté des eurosceptique on a crié victoire tout le week end C'est un miracle dit la tabloïd autrichien Kronen Zeitung... bravo renchérit le Sun en Grande Bretagne qui salue le courage des irlandais... car le traité détesté est enfin un cheval mort D'autres commentaires sont plus nuancés Vrais gens 1... Eurocrates 0... titre le Times de Londres les électeurs irlandais ont dit tout haut la vérité que nous pensons tous tout bas... rajoute l'Independent Serait ce donc la fin de l'Europe? s'interroge ABC en Espagne... mais non c'est un alibi... lui répond son confrère de la Vanguardia... même si c'est vrai que ce troisième non à un référendum européen dit une chose très importante... le divorce patent entre les citoyens et les politiques... l'empereur nu... titre encore son confrère d'el Pais toujours en Espagne... pourtant dés le début de l'aventure européenne les élites ont tenté de remplir leur projet d'un semblant de soutien des citoyens... d'abord ce fut la charte des droits fondamentaux puis la convocation des parlement nationaux pour rédiger la constitution... mais ces petits gestes en faveur des citoyens sont insuffisants on le voit encore aujourd'hui... alors l'élite européenne aura beau encore tenter d'ignorer la voix des citoyens cette dernière ne s'en fera que plus forte... encore plus forte l'Europe est coupée en deux renchérit ABC entre ces eurocrates fâchés qui tout en pleurant dans les coins continuent de manigancer afin de faire passer leur échec sous le tapis pour disent il "continuer à construire l'Europe"... et les citoyens européens qui n'y comprennent plus rien... Bruxelles est en train de suicider l'Europe... écrit l'article espagnol... sa construction ressemble de plus en plus à une tour de Babel... un grand projet de fraternité universelle sans paternalisme commun... or considère ABC... sans ce père commun... l'union européenne n'est rien d'autre qu'un mariage de raison, un amour intéressé... en clair une construction artificielle... et le conservateur ABC conclut... il faut redéfinir donc notre base idéologique commune... et pourquoi pas choisir pour cela la chrétienté... car ce qui intéresse surtout nos confrères européens c'est bien cet « et maintenant ? » comme l'écrit le Soir en Belgique Depuis le début l'Europe avance par à coup c'est vrai, de crise en crise... mais face au défis pouvons nous encore attendre... pour nos beaux yeux chinois et indiens vont ils appuyer sur la touche pause? les glaciers vont il se remettre au garde à vous? la flambée des prix de l'énergie va t elle tourner au feu de paille et la flambée islamiste retomber en d'aimables clapotis? certes non... alors il faut espérer l'imagination est au pouvoir plus que jamais à Bruxelles et que nos dirigeants vont rivaliser de créativité pour nous sortir de là or pour l'instant s'inquiète le Soir c'est le grand mystère..; tous les dirigeants européens ont renvoyé la balle au premier ministre irlandais qui lui même renvoie la balle aux dirigeants européens... reste un seul message qui émerge... il faut continuer le processus de ratification... la voilà la tactique proposée... prétendre qu'il ne s'est rien passé, gagner du temps pour trouver une idée de génie qui permettra de sortir de l'impasse... pas très glamour tout ça dit le journal et partout... on s'interroge... quel plan B pour l'Europe... titre le Financial Times Allons nous vers l'isolement de l'Irlande... s'alarme l'Irish Examiner... que corrobore le Soir avec cette caricature... où l'on voit l'Irlande qui rame de plus en plus loin du continent européen L'Europe ne va pas être bouleversée... écrit le Svenska Dagblet à Stockholm...mais on pourrait bien réaliser le vieux rêve gaulliste d'une UE dirigée par un petit groupe dit des grands pays... avec la France en pointe... l'intégration européenne se ferait alors dans le pire des cas sur une base de petits groupes de pays qui avancent sujet par sujet avec ceux qui le souhaitent en clair une Europe a deux vitesses... s'insurge le Guardian... un moindre mal peut être... parce que sans Europe ce serait encore pire... alors arrêtons lance le Guardian à ses politiques, arrêtons d'instrumentaliser le non irlandais pour des raisons de politique intérieure et faisons d'abord une pause pour réfléchir notamment à ce que veut dire ce vote pour notre démocratie européenne... Ah la démocratie... le voilà le grand sujet qui anime la presse européenne ce matin... nombreux sont les papiers qui appellent Bruxelles à respecter la démocratie en écoutant l'Irlande... et es citoyens... comme el dit le Spiegel il faut en finir avec l'eurocracie... considère le Diario de Noticias au Portugal Il est vrai rajoute le Soir que les Irlandais avaient évidemment le droit de dire « non ». C'est démocratique. La démocratie est cependant relative quand moins d'un million de citoyens imposent leur veto à un demi-milliard d'autres... Au demeurant, c'est surtout la manière qui heurte... Bien sûr, l'Europe a des défauts et le traité de Lisbonne est un chef-d'oeuvre de complexité. Tous, nous les voudrions plus glamour. Mais à quoi les Irlandais ont-ils vraiment dit « non » ? Nous devons à l'évidence chercher la réponse dans l'hétérogénéité du camp du « non ». Comme s'il s'agissait d'un grand défoulement collectif, ils ont dit « non » : à la mondialisation, à l'Europe bruxelloise, aux étrangers, aux pouvoirs, à la vie chère, à la vie moderne, à tout. Il y a un vrai problème avec ces référendums occasionnels, qui permettent les plus extravagants parasitages du débat public. On se souvient que, en 2005, les Français et les Néerlandais avaient envoyé le projet de Constitution européenne par le fond. A l'époque, il avait déjà été dit qu'ils avaient voté sur le contexte davantage que sur le texte. La politique et l'Europe sont choses sérieuses. Sauf le respect dû aux Irlandais, cessons de jouer à la roulette russe des référendums - dès lors qu'ils n'appartiennent pas réellement à nos traditions démocratiques. Et laissons nos parlementaires faire ce pour quoi nous les avons élus. La démocratie. On y revient toujours....rajoute le magazine européen de Café babel... Après que les Irlandais ont à leur tour rejeté le traité de Lisbonne, l'incapacité chronique de l'Europe à créer une vraie démocratie européenne est remise, une nouvelle fois, sur le tapis... les irlandais ont dit non à une europe perçue comme lointaine démocratique et de plus en plus avide de pouvoir... pourtant dans un monde globalisé nous avons besoin de l'UE... mais nous devons d'abord l'expliquer aux citoyens en discuter et seulement ensuite écrire les règles d'une manière démocratique... pour cette raison après ml'enième débâcle démocratique, nous les européens devons parier sur la démocratie et pourquoi pas élire dans tous les pays d'europe une assemblée constituante dont le rôle sera de rédiger une vraie constitution!

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