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le sacre de Nicolas Sarkozy vu par la presse internationale!

5 min

Bonjour à tous, Investi... plébiscité...sacré... lancé dans la course ... dans la conquête de l'Elysée Le vote spectacle d'hier à l'UMP fait le tour de la presse internationale ce matin "cette investiture savamment orchestrée à laquelle assistaient près de 80 mille militants manquait singulièrement de suspense... mais pas de zèle... écrit par exemple le correspondant du Tiempo... le plus important quotidien de Colombie... la consécration de ce ministre d'état de 51 ans est l'histoire d'une évidence patiemment forgée durant des années... une évidence qui veut que la droite ne peut pas gagner sans Sarkozy en 2007... Et ce avec ou sans l'accord de Chirac!" car l'enjeu de ce congrès aux allures de sacre pour Nicolas Sarkozy ... explique l'Orient le Jour au Liban... était d'afficher que l'UMP et ses quelques 337 mille adhérents sont désormais rassemblés derrière leur champion après des semaines d'escarmouches entre les sarkozystes et le dernier carré des fidèles de Jacques Chirac... à l'exception notable de Dominique de Villepin tous les responsables de l'UMP se sont finalement ralliés à lui...mais reste le président Chirac avec qui Sarkozy entretient des relations complexes et conflictuelles" Et c'est bien de là que pourrait venir le suspense... rajoute the Economist... « Avec un mélange d'habileté et de chance ... Sarkozy a réussi à sortir du placard où Chirac voulait le maintenir... et à faire du parti de centre droit...comme l'avait fait avant lui son mentor... une machine électorale personnelle... mais attention de ne pas vendre la peau de l'ours rajoute l'hebdomadaire britannique... car la droite malgré les apparences reste divisée... et l'extrême droite de Le Pen est toujours plus que jamais une menace... s'il est peu probable que Jacques Chirac se représente ... son camp pourrait en revanche se fendre d'un dernier sursaut inattendu.... d'autant conclut l'article... que Sarkozy doit entreprendre des prouesses de grand écarts durant ces trois mois... il faudra faire oublier qu'il a été ministre dans l'actuel gouvernement à une opinion qui le relie aux 12 années de règne de Jacques Chirac... faire oublier également un discours et des phrases chocs qui font peur à ses propres électeurs »... (Puisque d'après un sondage du journal du dimanche hier il inquiète 51% des votants)... C'est ainsi qu'investi par l'UMP ... Sarkozy lance une offensive de charme pour humaniser son image... titre le Temps en suisse... " triompher mais humblement... c'était la mission qu'il s'était assignée hier...pas facile pour un homme qui faute d'adversaire a été désigné à 98,1% des voix... mais au lieu de laisser éclater une joie sauvage à l'annonce de cette victoire... il s'est présenté comme un être sensible... voire fragile... son plaidoyer... avec ce "trésor caché au fond de son coeur... sa pudeur dans les épreuves de la vie... et cette force invincible de l'amour qui l'inspire dorénavant"... a tiré les larmes d'une partie de l'assistance, mais son plaidoyer s'inscrit surtout dans un virage stratégique destiné à le rendre plus rassurant... son entourage le sait bien d'ailleurs... un Nicolas Sarkozy nerveux brutal et dominateur n'a aucune chance face à une Ségolène Royal perçue comme ferme mais maternelle « Détend toi tu es trop crispé »... lui envoyait d'ailleurs sa femme par mail après une intervention télévisée... relate el Pais qui rajoute ... finalement Sarkozy est comme notre Aznar... outre la taille et les cheveux longs...ils ont tous les deux besoin d'une femme forte à leurs côtés .... Et sa deuxième épouse Cécilia est la femme de l'ombre indispensable au nouveau candidat ... un petit homme acharné... à l'ambition infinie... à qui il ne manque plus qu'une ultime carte: le palais de l'Elysée! Et le journal d'expliquer son ascension en faisant référence à sa biographie... le départ de son père... immigré hongrois... son éducation avec tous les fils de patrons français au collège St Louis... « Un homme politique qui flirte avec le populisme » écrivait hier el Pais ... rien de surprenant d'ailleurs en France puisqu'aujourd'hui Sarkozy propose aux français non pas un voyage vers l'inconnu mais un retour à la pureté des idéaux de droite (ce sont les fameuses valeurs de la république)... dans un pays dit le journal... sociologiquement de droite... il n'y a donc pas de rupture en vue... car Sarkozy n'est pas un réformateur mais un régénérateur... Restent des portes à ne pas franchir conclut el Pais... et la gaffe du nouveau candidat qui le 11 septembre dernier allait voir Georges Bush pour regretter la position française contre la guerre en Irak... risque d'entacher son chemin vers la présidence mais outre manche les cercles politiques considèrent au contraire que non seulement il sera élu... mais qu'en plus c'est une bonne chose pour la France la Grande Bretagne et l'Europe ... parce qu'il va faire la rupture avec des années de gaullisme discrédité par Chirac.... voila ce qu'écrit le Guardian ce matin qui rajoute... ces assomptions en disent long sur ce que veut la Grande Bretagne... un président français pro américain... libéral et ferme... mais la vérité, c'est que Sarkozy n'est pas le président dont la France a besoin à un moment si délicat dans son histoire... et le Guardian de rappeler que le candidat de l'UMP n'a été plébiscité que par 60% des militants... beaucoup moins que ce qu'il espérait... le nouveau champion de la droite va devoir en plus gérer l'extrême droite les centristes de Bayrou et le camp de Chirac... toute fausse manoeuvre politique lui sera donc fatale et nous savons que Sarkozy est un habitué de ce genre de fausses manoeuvres et de ce genre de gaffes. et « surtout attention à ne pas se perdre complètement dans cette course à l'Elysée »... renchérit le Financial Times... car Sarkozy inquiète et attire tout à la fois... et c'est là sa faiblesse... on ne sait plus quel est son vrai visage... c'est pourtant la question que vont se poser les électeurs... en tant que ministre de l'intérieur il a été extrêmement conservateur... il est aussi un libéral dans un pays où un tel mot est aussi mal vu que celui d'américain... mais il va devoir séduire les centristes... tout en conservant certains partisans de le Pen... et ce faisant conserver une image de politicien cohérent ... parce que c'est justement ce manque de cohérence qui a fait tomber la confiance des électeurs français... en clair...conclut le FT... Sarkozy doit maintenant et surtout montrer qu'il veut être président pour le bien de la France et non pour le bien de Nicolas Sarkozy !

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