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L'Italie a un nouveau gouvernement / Crise politique aux Pays Bas, suite à l'affaire hirsi Alli/ Boire ou conduire une bicyclette....

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Bonjour, "Prodi a prêté serment... l'italie a un nouveau gouvernement"... lance la presse européenne à l'unisson ce matin... C'est dans les sous titres que les analyses divergent... pour la Vanguardia par exemple... "C'est un gouvernement d'équilibre"... "Un gouvernement très politique et pro européen" écrit le Tageblatt luxembourgeois... "Un gouvernement de poids lourds de la gauche italienne" considère el Pais, "et qui n'est pas sûr de durer".... "Comme si l'histoire politique de Romano Prodi voulait se répéter" lance le Diario de Noticias Portugais... Car le nouveau chef du gouvernement a déjà dû faire des concessions douteuses, écrit le Guardian... quand le Temps en Suisse considère que " l'alchimiste Prodi est face au défi du pouvoir". Et le journaliste suisse donne une couleur à ce nouveau gouvernement " gris foncé... l'équipe de 25 ministres apparaît avant tout comme un subtil dosage entre les huit formations de l'union, la coalition très hétérogène qui va des alter mondialistes aux modérés catholiques en passant par les communistes les sociaux démocrates ou les verts... entre les veto des uns et les menaces des autres, les diktats des partis ont prévalus et Prodi a dû jouer l'alchimiste anticipant les difficultés qu'il devra affronter dans la gestion du pouvoir au quotidien" C'est un « Governino » titre l'éditorialiste del Pais... traduction de ce jargon politique italien... un tout petit gouvernement... un exécutif faible et incertain qui n'est pas sûr d'arriver à son terme... Prodi a subit les pressions des partis révélant ainsi son incapacité future à contrôler sa propre coalition... il suit ainsi la règle du manuel Cencelli... distribuer les postes non en fonction des compétences mais du poids électoral des partis et sous partis" "Ce qui donne au final une composition extrêmement complexe" écrit le correspondant du Diario de Noticias au Portugal... et qui présage de multiples blocages comme c'était le cas il y a dix ans... reste a espérer que les communistes ne feront pas de même en quittant le gouvernement... et c'est pourtatn le risque conclut le Diario: d'autant que le numéro 17 est un numéro hasardeux en Italie ... un jour qui porte malheur... c'est pour cela qu'il n'y a ni mariage ni baptême ce jour là... or hier il y a eu naissance de gouvrnement!" "Un nouveau gouvernement qui a déjà un parfum de scandale" renchérit le Guardian... "Pour assurer l'équilibre de sa coalition Prodi a accepter de nommer ministre de la justice un politicien controversé... Clemente Mastella qui a reconnu avoir aidé à la fuite un parrain de la mafia italienne... dont il était le témoin de mariage... voilà qui ne présage rien de bon commente le quotidien britannique, alors que Prodi a pourtant promis de combattre le crime organisé" mais "ça ne sera pas la seule promesse non tenue" écrit la Repubblicca... "il n'y a que 6 femmes dans ce gouvernement ... c'est trop peu ... le commentaire est tombé unanimement hier... comme un premier coup de butoir dans la nouvelle équipe gouvernementale... un coup d'autant plus dangereux qu'il vient des déçus de la coalition elle même... pourtant rajoute la Repubblica... l'importance n'est pas la quantité de femmes mais leur qualité... et de conclure : assez de luttes intestines... l'Italie attend trop pour accepter ces querelles de partis" "Le problème c'est que contrairement à la volonté des électeurs qui ont majoritairement voté pour le centre... le nouveau gouvernement est plus à gauche que central, considère le Corierre della Serra... en nommant des ministres comme on distribue des récompenses ... Prodi semble perdre de vue la composante réformiste et modérée qui l'a porté à la tête de l'Italie" c'est pour cela que ce matin "le verre est à moitié vide et à moitié plein" renchérit la Stampa... "plein parce qu'enfin un gouvernement est né... qu'il est composé des poids lourds de la coalition ce qui donne un espoir de stabilité, qu'il a tout de même deux fois plus de femmes dans l'équipe que sous Berlusconi et que son âge moyen a diminué d'un an... le mauvais côté c'est que le nombre des ministres a été encore multiplié pour satisfaire tout le monde... mais je ne veux pas être pessimiste avant l'heure conclut l'éditorialiste du journal... maintenant que le gouvernement est là il faut le juger sur pièce... et sa mission est de taille... elle est avant économique" Optimiste également l'Unita qui lance " n'oublions pas que nous sortons enfin du cauchemar berlusconien et nous voulons que l'Italie redevienne un pays normal au sens des normes élémentaires de la cohabitation citoyenne" Relance: et en marge des affaires politiques italiennes ce sont les affaires politiques néerlandaises qui intéressent la presse européenne ce matin Oui comme je vous l'expliquais lundi dernier... l'affaire Hirsi Alli est dépasse la simple histoire du mensonge... la presse néerlandaise l'a tout de suite senti... elle crée une crise politique qui explose en cette fin de semaine... d'abord parce que le parlement fait pression sur la ministre de l'immigration Rita Verdonk ... pour qu'elle reconsidère le cas de la député d'origine somalienne... des critiques qui viennent à la fois de la droite et de la gauche écrit le quotidien Expatica ... qui l'accuse d'avoir accélérer le cas Hirsi Alli parce que la somalienne était une rivale dans son propre parti libéral... et que Rita Verdonk veut être l'unique candidate libérale des élections de 2007... Mais c'est l'effet inverse qui se produit raconte le journal, la côte de popularité de la ministre pourtant très élevée dans le pays est fortement en baisse cette semaine... d'autant que l'affaire a pris une tournure internationale ... montrant les Pays Bas comme un pays radical qui ne respecte plus la liberté d'expression... une mauvaise image qui se cristallise conclut l'article, sur la ministre de l'immigration, portant à l'inverse aux nues... la députée d'origine somalienne... Enfin je termine avec cette information qui semble indigner el Pais en Espagne... "une jeune femme de 36 ans a été arrêtée à Barcelone pour conduite en état d'ivresse... non pas au volant de sa voiture mais au guidon de son vélo... elle a été condamnée à 310 euros d'amende... parce que la loi catalane de sécurité routière s'applique également aux conducteurs de deux roues... et les policiers en service cette nuit là l'ont appliquée à cette cycliste... allant jusqu'à lui confisquer son vélo... la cycliste en question a décidé de recourir à la justice au moins pour faire baisser l'amende" explique t elle.

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