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L'OMC sous la menace / un nouveau type d'immigration européenne.

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Bonjour, Les enjeux d'une bataille... vers un flop annoncé... casser l'impasse... nouvel dérive en plein marasme... la mauvaise augure ... arriverons nous à régler nos contradictions ?... A la lecture de ces titres européens, vous pensez sans doute que je vais vous parler de l'imbroglio budgétaire européen... et bien non ! Ce matin la presse revient surtout sur le sommet de l'OMC qui s'ouvre demain à Hong Kong! Et d'abord sur les manifestations d'alter mondialistes qui ont émaillé le week-end... "Déjà mobilisés à Hong Kong" lance le Soir en Ligne en Belgique... mais finalement moins nombreux que prévus pour cette sixième conférence ministérielle qui va tenter de sauver le processus d'ouverture des frontières aux produits et aux services mis en marche en 2001 à Doha... et le journal conclut... Les négociations achoppent sur le différend entre pays émergents, Union Européenne et Etats-Unis, à propos des subventions agricoles". Et la lettre d'Europressinfo de cette semaine explique.... "Aujourd'hui les échanges mondiaux sont le fait de quelques pays : l'Europe et les USA font la moitié des échanges. Si on ajoute le japon et les pays émergents d'Asie on atteint 79% des échanges... or l'Afrique avec presque 1 milliard d'habitants ne représente que 2,3% des exportations mondiales. En 2050 les démographes prévoient 2 milliards d'Africains. Si rien ne se passe, le déséquilibre se creusera de manière dramatique... et l'article rajoute... L'OMC tente en libéralisant les échanges d'arriver à un rééquilibre. C'est ce qui a permis à la Chine ou à l'Inde de sortir du lot. Même si les inégalités ne disparaissent pas immédiatement, les pays les plus pauvres voient doucement leurs revenus augmenter. Reste maintenant a convaincre l'Union Européenne et surtout la France d'avoir moins recours aux subventions agricoles... des subventions qui nuisent à la compétitivité des émergents... car il y va de la survie des 2,7 milliards de pauvres dans le monde"... Parce que « les pays en voie de développement précise el Pais produisent 70% de la production agricole mondiale et ne représentent que 26% des exportations... ils sont donc tenus à l'écart du développement ; ce qui nuit également au consommateur des pays riche forcé de payer les produits au prix fort... Tout cela précise le journal pour satisfaire une petite minorité de populations des pays riches ce qui constitue le pire exemple de ce qu'il ne faut pas faire si l'on veut un commerce propre » Seulement pas facile de résister aux pressions dans ces pays riches explique Libération ce matin, qui révèle que 52% des français disent avoir peur de la mondialisation... "La position passéiste et cynique de la France sur ce dossier est très symptomatique de notre incapacité à nous projeter dans l'avenir et réformer, écrit l'économiste Philippe Martin dans le journal... cela impliquerait de résister à des intérêts catégoriels bien représentés politiquement, et cela semble bien difficile à Hong Kong ou à Paris" ... Quoique « le pire n'est jamais sûr, précise l'éditorialiste du journal, même si la voie n'a jamais semblé aussi étroite entre échec, statu quo et avancées timides... La critique sur les bénéfices supposés de la libéralisation trouve maintenant des échos dans le cénacle même de la mondialisation »... et le journal rappelle le mea culpa de la Banque Mondial en septembre dernier qui a reconnu que la libéralisation de l'agriculture au Brésil profite surtout aux géants de l'agroalimentaire... jusqu'à la voie de deux économistes de l'OMC qui remettent en cause les scénarii optimistes du cycle de Doha" Le problème prévient le Guardian c'est qu'à "Hong Kong comme à Cancun et Seattle... la règle d'or est la suivante... c'est ceux qui ont l'or qui font le règle... les pays riches refusent d'admettre qu'ils ont bénéficié lors des cycles précédents de plusieurs réductions dans les tarifs de produit manufacturés alors qu'il laissaient la distorsion s'opérer dans le domaine de l'agriculture... Pire... il veulent même monnayer leurs efforts agricoles contre de nouvelles réductions tarifaires des pays les plus pauvres"... d'ou le titre de ce commentaire du journal " les pays pauvres vont financer des bananes moins chères avec des prisons, un peu de frayeur et beaucoup de fragmentation"... et l'horloge tourne écrit le Guardian, pas seulement pour le futur du tiers monde mais aussi pour tout ce système de négociation qui va bien plus loin que l'agriculture" Parce qu'il est maintenant « évident que le processus de Doha est en train de se casser la figure... renchérit le Times... à première vue ce sont les pays pauvres qui vont en souffrir le plus... mais à long terme tout le monde en souffrira et le commerce mondial sera comme un grand carrefour en étoile sans signalisation et sans règles de circulation » "Nous risquons de revenir à un système d'accord commerciaux bilatéraux renchérit el Pais... très inégalitaire... et totalement en contradiction avec l'idée de base de l'OMC" Mais le problème c'est que « a machine est grippée explique le négociateur suisse de l'OMC au journal Le Temps... les délégations ne s'intéressent qu'à la baisse des droits de douane et à l'accès au marché, or le commerce ne doit pas être un but en soi... le commerce ne va jamais tout seul mais de paire avec l'environnement le développement le bien être de la population et la lutte contre la pauvreté... Et ça l'OMC est en train de l'oublier... " Relance : Et le journal le temps publie aujourd'hui un reportage sur une nouvelle forme d'immigration en Europe Oui, c'est ce qu'il appelle les transnationaux qui « passent régulièrement d'un horizon à un autre sans choisir et sans en quitter vraiment aucun » écrit le journal... avant d'expliquer « voilà qui remet en question toutes les politiques traditionnelles d'intégration... c'est la démocratisation du transports aérien et le développement des télécommunications qui en est à l'origine... ce phénomène issu de la globalisation : libre circulation des biens des services des capitaux et bien sûr des personnes... ne va cesser de s'amplifier; ce qui risque explique le Temps de bouleverser nos sociétés en redéfinissant le concept d'identité... il va devenir de plus en plus difficile de prétendre intégrer les immigrés dans le moule de leur pays d'accueil, surtout s'ils ont choisi de vivre dans plusieurs pays... .. Les identités nationales en pâtiront, conclut l'article, au profit des religions qui sont par définition elle-même transnationales »

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