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Orhan Pamuk relaxé/ Débat nucléaire en Grande Bretagne.

5 min

Bonjour, "J'ai deux nouvelles, une bonne une mauvaise ... par laquelle je commence?" ... s'interroge ce matin la Tageszeitung, le journal alternatif de gauche allemand...."d'abord par la bonne: la procédure contre Orhan Pamuk a été abandonnée en Turquie.... La mauvaise maintenant : contrairement aux apparences, il ne s'agit pas encore d'une grande percée pour la liberté d'expression dans ce pays... écrit notre confrère... l'écrivain a été relaxé parce qu'il a bénéficié de soutiens internationaux ... mais la justice turque n'en a pas pour autant abandonné les bases discriminatoires de son tout nouveau code pénal... et ce, malgré la pression de Bruxelles" Ca n'empêche pas Orhan Pamuk de s'afficher en plein éclat de rire et les yeux plissés sur les pages de nombreux journaux européens ce matin... et le soir en Ligne explique " l'écrivain âgé de 53 ans, lauréat de nombreux prix littéraire en Europe risquait jusqu'à trois ans de prison pour avoir évoqué le génocide arménien dans un entretien à un journal suisse en février 2005. Il tombait ainsi sous la coupe de l'article 301 du nouveau code pénal turc, qui réprime les attaques et insultes contre la République Turque. Son procès ouvert le 16 décembre dernier avait finalement été ajourné le temps pour les magistrats de décider si l'article institué par la réforme de juin dernier était rétroactif ou non... " et sur les pages du quotidien turc Hurryets le même sourire d'Orhan Pamuk..."la Turquie n'a finalement pas attendu le 7 février pour trancher... et c'est le ministère de la justice lui même qui a envoyé une note à la coure de Cisli en charge du dossier... Sur cette note il est écrit dit le journal que d'après le nouveau code pénal turc aucune action légale ne peut être menée sur le sujet contre l'écrivain de renommée internationale.... et l'article précise : la coure devrait statuer officiellement aujourd'hui vraisemblablement dans le sens demandé par la ministère" D'où le scepticisme de la presse européenne ce matin... scepticisme très présent dans le journal conservateur allemand die Welt ce matin "Le mois dernier le commissaire européen à l'élargissement, Olli Rehn, disait qu'à Istanbul ce n'était pas l'écrivain Orhan Pamuk qui était jugé, mais la justice turque. A présent, les poursuites contre Pamuk ont été abandonnées sur la demande du ministère de la justice... Voilà qui contredit fondamentalement le principe de la séparation des pouvoirs, écrit notre notre confrère avant d'ajouter ... et la justice turque est plus que jamais sur la sellette.... Il serait faux de penser que l'article 301, est un vestige du passé turc... non, il fait partie d'un ensemble de réformes entrées en vigueur l'année dernière et censées harmoniser la justice avec les standards européens. Des standards dont la base est que les lois sont là pour protéger le citoyen de l'arbitraire étatique.... et pas comme c'est le cas de l'article 301 pour protège l'Etat de l'individu." "Le gouvernement d'Ankara qui cherche à se racheter une image se trahit lui même avec cet article écrit la Süddeutsche Zeitung ....car il s'agit plus que jamais d'un paragraphe arbitraire faisant partie de l'arsenal d'un régime autoritaire." Un arsenal qui met à mal de nombreux autres intellectuels, précise l'International Herald Tribune... ils sont à peu près 70 à être sous la coupe de l'article 301... Alors si la relaxe d'Orhan Pamuk est un symbole, il ne faut pas en être dupe... Le gouvernement actuel a beau prétendre vouloir aller dans le sens de la liberté d'expression... dans les faits ils ne peut se permettre de se séparer du soutien des nationalistes très hostiles aux intellectuels"... Et le problème, c'est qu'à l'étranger "l'affaire ne cesse d'amener de l'eau au moulin des opposants à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne écrit le Soir en Ligne qui rajoute.... parce que ce pays est complexe... il est tiraillé selon les terme de Pamuk lui même... entre des influences occidentales et orientales, conservatrices et modernes, islamiques et laïques" Pourtant la Turquie fait de plus en plus de zèle pour rentrer dans l'UE renchérit le Financial Times... " après avoir abandonné les charges contre Orhan Pamuk... aujourd'hui elle devrait annoncer une nouvelle initiative pour tenter de mettre fin à l'impasse sur la question chypriote... un autre cas de fâcherie avec l'UE... une manière habile, écrit le quotidien économique de remettre la Turquie sur l'agenda européen pour l'année 2006!" Relance: et dans les autres titres de la presse britannique le sujet qui occupe toutes les colonnes c'est le nucléaire ce matin Oui parce qu'aux côtés des articles... présents d'ailleurs partout en Europe ... sur la vague de froid qui touche le continent et fait mourir les plus pauvres.... les britanniques sont appelés depuis hier et pendant trois mois... à se prononcer sur la relance du nucléaire en Grande Bretagne... une alternative au gaz dit le gouvernement de Tony Blair et un mode de production plus efficace face aux changements climatiques... « le problème écrit le Times ce matin c'est que le document sur la politique énergétique britannique est attendu depuis si longtemps que le risque est que la consultation nous fasse finalement tous bailler! Tout le monde sait pourtant que la Grande Bretagne a un vrai retard dans ce domaine... la lourdeurs des investissements qui doivent y être injectés ces prochaines années devrait pousser à réfléchir... car toute ces questions énergétiques dépassent le simple: " comment vais je me chauffer chez moi?"... Il s'agit de définir des sources d'approvisionnement sûres... de mettre en place des technologies d'économie d'énergie... et surtout de créer des moyens de générer de l'énergie en Grande Bretagne... le nucléaire et le charbon dans notre pays produisent 30% de l'électricité actuellement ... mais la demande en 2020 va augmenter de 15% alors que dans 15 ans toutes ces plates-formes seront fermées... il appartient donc au gouvernement conclut le journal de convaincre les citoyens que le nucléaire est la seule alternative, en terme de volume et surtout en terme de protection de l'environnement... c'est la solution pratique la plus propre... dit le Times, elle satisfait même les finlandais!' Mais « tout cela est une excuse pour mettre fin au traité de non prolifération s'insurge le Guardian... si nous construisons de nouvelles centrales... notre sécurité n'est plus assurée... comment faire la leçon à l'Iran dans ce cas, et comment être sûr que ça ne sera que pour l'énergie et pas pour des missile... il faut ouvrir un débat public sur le sujet... »

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