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Quand le FMI se met à faire du catastrophisme!

5 min

Bonjour ali bonjour à tous, C'est à la une de nombreux journaux français ce matin... "la faim du monde" comme le titre l'Humanité "le choc alimentaire" dit la Croix car le constat est impitoyable renchérit Libération " nous sommes entrés dans un cycle long de hausses des matières premières agricoles qi vont pousser au désespoir nombre d'habitants de la planète... le fossé se creuse entre le nord et le sud et cette perspective affole les organisations internationales" sans blague !... semble répondre unanime la presse internationale ce matin ... il était qu'elles s'affolent non... écrit par exemple leTimes de londres ... les esprits les plus éclairés du domaine bancaire, des ministères de l'économie et du secteur privé auront mis le temps à se pencher sur cette crise mondiale... du temps à admettre que cette crise est le résultat de dysfonctionnements patents de notre économie de marché, d'excès coupables des milieux financiers, qu'il faut absolument réguler ! Parce que sinon nous allons à la catastrophe a prévenu le FMI... continue l'Irish Times ...car si en Europe et aux Etats Unis la majorité des consommateurs ne se sont inquiétés cette dernière année que de remplir leur réservoir d'essence... ailleurs dans le monde ce sont des centaines de millions de personnes qui ne pensent qu'à remplir leurs estomacs tout simplement... Car c'est la quête des biocarburants... avec les changements climatiques la consommation des chinois qui sont entre autres, les causes de cette hausse des prix des matières premières agricoles... explique le Guardian... une crise qui a pour corollaire de créer une armée de ventres creux... véritable menace pour la sécurité mondiale ....et le journal livre ce matin un reportage très parlant à New Dehli c'est cette sensation constante de faim qui met Kamla tellement en colère... raconte le reporter "quand je vais au marché dit elle ... et que je vois que je ne peux rien acheter, j'ai envie de frapper les commerçants et de renverser notre gouvernement... je m'engueule avec mon mari tous les jours parce qu'il ne ramène pas assez d'argent à la maison... j'ai dû me séparer de mes enfants et je ne mange plus qu'une fois par jour... les bons jours" une histoire sinistre... écrit le Guardian mais qui n'a rien d'exceptionnel pour des centaines de millions d'autres habitants de la planète... pourtant il ne faut pas s'arrêter aux risques sociaux ou politiques que cette crise engendre... l'impact à long terme est désastreux... c'est comme si la lutte contre la pauvreté avait reculé de 7 ans en quelques semaines a dit le FMI... Mais "les riches s'en fichent" commente Kamla... "eux ils sont de plus en plus riches... eux ils ont leurs centres commerciaux et ils ne s'inquiètent pas vraiment... car les prix c'est un problème de pauvres non ? " pas si sûr... poursuit l'Independent... car pendant que les lentilles sont devenues hors de portée des indiens, en occident aussi quelque chose a changé... soudain on se rend compte que les prix pour nous aussi ont augmenté... avec les dernières notes de supermarchés... qui sont pourtant déjà si élevées parce qu'il nous faut toujours de la nourriture plus fantaisiste... et puis il y a le coût du coiffeur... un tiers plus cher que l'année dernière... l'essence bien sûr... et encore le restaurant chinois et c'est sans parler du loyer... l'autre jour j'entendais deux mamans parler à la sortie de l'école " vous vous rendez compte... on a du réduire nos vacances au ski de 5 jours !... et l'autre... et oui c'est la crise: nous on a dû abandonner notre projet de déménagement, on va devoir rester dans notre petit 5 pièces ! " ça a l'air d'une caricature commente l'Independent... mais c'est qu'il est temps de rappeler à notre classe moyenne le vrai coût de la vie... celui qui ne s'apparente qu'à remplir un estomac et qui pousse nombre d'hommes et de femmes à tenter l'impossible pour rejoindre nos régions... la faute à la globalisation, au capitalisme? Pas forcement car ce sont des systèmes qui ont créé énormément de richesse... le problème conclut l'Independent c'est l'indifférence... de ces riches... et cette crise doit être bien plus grave que ce que l'on croit, pour que le FMI la banque mondiale et le G7 soient plus catastrophistes que les ONG... en 68 la jeunesse des pays riches s'est soulevée contre l'ordre établi ...2008 sera peut être la révolution des pauvres... en tout cas il semble que c'est bien ce que sentent les puissants prévient le quotidien britannique. Parce que tout d'un coup renchérit le New York Times... les puissants de ce monde font passer la crise de la faim avant les soubresauts des marchés financiers... l'ordre des priorités semble avoir changé... comme si une guerre, une grand catastrophe était imminente... Il faut intervenir d'urgence pour éviter que la crise alimentaire n'appauvrisse plus que ces 100 millions de personnes déjà touchées par la crise... lance le Soir et la Deutsche Welle... il faut débloquer au moins 500 millions de dollars... ça c'est l'urgence ...mais après conclut le Tagueblatt au Luxembourg, il faut réfléchir à notre système et là ça devient compliqué... écrit l'éditorialiste d'el pais en Espagne... pour qui la cause majeure de cette crise c'est une stagflation... à savoir une croissance en berne à cause de la crise financière des subprimes et une inflation à cause de la crise alimentaire... l'économie souffle donc le chaud et le froid en même temps... dans nos pays nous savons plus moins y faire face... mais c'est chez les plus pauvres que c'est dramatique... alors ce qu'il faut surtout réformer conclut l'article... c'est l'aide au développement... créer un fond d'ajustement pour les victimes de la mondialisation avec des règles précises pour éviter notamment la corruption... il faut changer les règles de notre économie titre aussi le Guardian... car ce que disent les grandes institutions économiques internationales c'est que tout notre système économique est en train de dysfonctionner et qu'il ne peut plus se réguler de soi même... il lui faut des réformes d'urgence or les premières réformes sont à appliquer aux milieux financiers avec bien sûr beaucoup d'émotion de honte... une forme de catharsis en somme Que la lumière soit! lance alors la Tribune de Genève.... C'est à peu près ainsi qu'on peut résumer les déclarations des grands argentiers de ce monde ... Que la lumière soit faite sur l'ampleur du désastre financier déclenché par la crise des prêts hypothécaires à risque (subprime) sur le marché américain. Que l'on sache enfin où la mécanique infernale va s'arrêter. Et que tout devienne clair d'ici fin juillet!, a même grondé le G-7. Car il devient insupportable d'assister ainsi, jour après jour, au gonflement d'une facture qui ne paraît jamais finale!... pourtant, continue l'article suisse... Il serait faux, et totalement contre-productif, de restreindre le champ d'action de l'appareil bancaire et financier dans son ensemble, car le fonctionnement de l'économie tout entière, la croissance tout bonnement, en dépendent. En revanche, il serait temps de rompre l'asymétrie d'un système qui encourage à coups de bonus la prise de risque insensée, sans menace sérieuse de sanction dans le cas, forcément probable, où les paris les plus fous sont perdus. ... et la Tribune de Genève finit sur cette conclusion... n'empêche, quand les dirigeants des principaux pays de la planète donnent ainsi de la voix, il n'est pas sûr qu'ils contribuent à rasséréner les marchés. La gravité de leurs propos serait même plutôt de nature à les effrayer davantage. Mais peuvent-ils s'exprimer autrement ? Non bien sûr conclut la Libre Belgique... surtout si l'on considère que cette crise est finalement un très bon moyen de sauver un peu l'image du FMI... cette institution vieillissante et décriée... un bon moyen de pousser le projet de réforme de l'ancien ministre français des finances... en ce sens termine le quotidien belge ...cette crise mondiale est une véritable aubaine politique pour DSK! Bonne journée

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