LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Revue de presse internationale

4 min

Par Eric BiegalaRetour sur le discours tant attendu de Barrack Obama hier quant à la "guerre contre le terrorisme" ; "cette guerre comme toutes les guerres doit se terminer" titrait ce matin le New York Times sur son site web, citant l'une des phrases prononcées par le président américain ; certains de ses confrères sont moins définitifs... Pour le Christian Science Monitor , c'est simplement en temps qu'"orateur" qu'Obama a mis un terme à cette guerre contre le terrorisme... elle "continuera par d'autres moyens" , explique en titre le journal en ligne... Quant au Wall Street Journal , il indique qui'il s'agit simplement de lui donner un nouveau souffle, à cette guerre...Et les critiques de cette nouvelle donne anti-terroriste n'ont pas tardé à fleurir...Dans le New York Times , par exemple, le sénateur républicain John Mc Cain explique que "l'assertion présidentielle comme quoi Al Quaïda était aujourd'hui "en fuite" démontre un degré d'irréalisme assez incroyable" ... et l'ancien candidat républicain à la présidence de fustiger la politique d'Obama dans le monde arabe, "trop passive, sans leadership, particulièrement en ce qui concerne la guerre civile en Syrie"... Les deux points fondamentaux du discours du chef de l'exécutif américain hier concernaient premièrement la doctrine d'emploi des drones, qui sera réaménagée a promis Barack Obama et la question, pendante depuis des années, de la fermeture de la prison de Guantanammo bay, à Cuba, où sont toujours détenus 166 personnes dont plus des deux tiers sont toujours en grève de la faim...Tout le problème analyse aujourd'hui la presse c'est de savoir comment s'y prendre pour fermer "Gitmo"Dans le Daily Beast , Daniel Kleidman fait valoir qu' "en tant que commandant en chef des armées, Obama peut parfaitement et unilaterallement restreindre les manières de faire de la CIA ou des forces armées en matière de doctrine d'emploi des drones... mais pour fermer Gitmo, il aura besoin du congrès... ce qui veut dire, poursuit l'éditorialiste, qu'Obama devra démontrer qu'il a la volonté de traduire la chose dans les faits... et nombre d'avocats d'une fermeture de Guantanamo en doutent ouvertement : il ne l'a pas montré jusqu'à présent ! " , disent-ils.En l'occurence remarque le Wall Street Journal , Barack Obama rencontrera de sérieux obstacles ; "il y a une majorité au Sénat qui s'oppose mordicus au transfert des détenus sur le sol américain. Quant à leur transfert vers d'autres pays, le Congrès l'a empêché à plusieurs reprise" ... et le journal New yorkais de citer le sénateur républicain de californie Howard Mc Keon, qui préside la commission des forces armées, et pour qui, "avant de fermer Guantanamo, le président américain doit proposer un plan quelconque pour les interrogatoires des futurs suspects de terrorisme et surtout expliciter ce que l'on devra faire des détenus qu'on ne peut pas juger (faute d'éléments probant) mais qui sont tout de même considérés comme trop dangeureux pour être relachés" ."Le problème c'est qu'Obama a lui même jusqu'à présent contribué au blocage en acquiescant à l'obstruction du congrès, rappellait le Los Angeles Times dans un récent éditorial, pointant du doigt le refus du président de mettre tout son poids politique dans la balance pour fermer Guantanamo. Barack Obama a annoncé hier qu'il autoriserait le transfert de quelques 86 prisonniers yéménites vers le Yemen et qu'une prison américaine devrait pouvoir accueillir sur le sol des Etats Unis 46 autres détenus de Guantanamo ; il a par ailleurs précisé qu'il nommerait deux hauts fonctionnaires, au State Department ainsi qu'au Pentagone, pour superviser les procédures... Il est vrai qu'outre le blocage du Congrès, la haute administration américaine, notament dans ces deux ministères, n'a jusqu'à présent pas non plus montré trop d'enthousiasme pour fermer la prison cubaine...En l'occurence, ce ne sera pas assez, précise The Daily Beast. .. "Il y a plus important que de nommer de nouveaux tsars au ministère de la défense et au Département d'Etat... il faut qu'Obama désigne quelqu'un, à la Maison Blanche qui coordonera cette politique auprès de toutes les adminsitrations gouvernementales. Et le journal de préciser qu "'à Washington, quand une politique volontariste doit être menée, la seule manière de faire c'est que le président nomme un chef, chargé de conduire et de faire avancer ladite politique, au besoin en distribuant quelques paires de claques au passage"... Un haut fonctionnaire de la maison Blanche a d'ailleurs confirmé au Daily Beast que "Barack Obama a demandé à sa conseillère en chef pour les affaires d'anti-terrorisme Lisa Monaco de prendre la responsabilité au jour le jour du dossier Guantanamo... le journal remarque qu'elle a à la fois un accès direct au président et un pied dans l'administration sécuritaire, ainsi qu'une longue experience avec le casse-tête de Guantanamo ayant travaillé sur le sujet depuis 2009, à son arrivée dans le cabinet Obama... La presse - y compris celle qui se trouve plutôt proche des rangs républicains - relève généralement la qualité du discours d'Obama hier. Ses qualités d'orateur... "Obama a montré qu'il savait faire un discours conclu le Daily Beast ... toute la question est de savoir s'il peut faire suivre ce discours par des actes". Dans le Global Post , Jean MacKenzie en doute fortement. Tout repose en l'occurence sur le poids et le capital politique, la crédibilité que détient en ce moment le président américain... "mais après les scandales des dernières semaines, écrit l'éditorialiste : le tollé persistant suite à l'attaque contre le consulat américain à Benghazi, l'indignation des défenseurs de la liberté presse après les révélations d'écoutes téléphoniques au sein de l'agence Associated Press, les critiques de plus en plus nombreuses contre les enquêtes fiscales ciblant en priorité les associations et cercles conservateurs, il reste bien difficile d'évaluer ce qu'il reste de la crédibilité présidentielle".

L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......