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Revue de presse internationale

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Aujourd'hui on parle de chefs d'état, des personnages dont souvent les actions disent beaucoup sur le pays.Un autre chef d'Etat qui ne se fait pas que des amis, c'est Rafael Correa, le président equatorien. Et ses ennemis il se les fait dans la presse de son pays. Hier, lors de son discours annuel à la nation, le président a durement critiqué la presse de son pays, l'accusant d'être au service de partis politiques et de ne pas dire la vérité. La veille, cinq grand quotidiens équatoriens avaient fait une commune, en réclamant Pour la liberté d'expression en lettres rouges et noires en première page donc. Ces journaux protestaient contre la lourde condamnation judiciaire contre le quotidien El Universo, dont les dirigeants ont été condamné à trois ans de prison et à une amende de 40 millions de dollars [28 millions d'euros]. Le président Correa est en conflit depuis un moment avec ce journal, qui au moment d'une révolte policière en septembre 2010, révolte qui avait fait 10 morts, avait affirmé que le président avait commis des crimes contre l'humanité. Ce quotidien El Universo justement qui réagit dans un éditorial au discours du président, et l'accuse d'avoir installé un climat de défiance dans tout le pays, et de n'avoir pas encore fait la preuve qu'il pouvait gouverner démocratiquement.

Va-t-elle gouverner démocratiquement ? C'est la question qui se pose avec la toute nouvelle première ministre thaïlandaise, qui a pris officiellement ses fonctions cette semaine. Qui est-elle ? Elle se nomme Yingluck Shinawatra, et c'est la première femme à accéder à ce poste dans ce pays, raconte le journal Asia Times. Mais elle a une autre particularité, celle d'être la petite soeur de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui a dirigé le pays de 2001 à 2006, avant d'être renversé par un coup d'Etat. C'est un homme qui a beaucoup d'ennemis dans le pays, qui l'ont fait condamné à plusieurs années de prison pour corruption. Thaksin, homme d'affaires riche et puissant, ne purge pas sa peine puisqu'il est exilé depuis 2006. Néanmoins, il continue à peser de tout son poids sur la politique thaïlandaise puisqu'on a pu voir depuis 2009 que les Chemises rouges, ses partisans, ont défilé et occupé à plusieurs reprises le centre de Bangkok. Alors dans ce contexte, doit-on penser que la petite soeur a nécessairement d'obscures intentions ? Selon le Asia Times, journal en ligne régional, Yingluck affiche une vraie volonté de réconciliation lors de son discours d'intronisation. Des années de querelles politiciennes ont accentué les divisions dans le pays, la personnalité de Thaksin a aussi cristallisé les divisions du pays, les chemises rouges étant ses partisans, et se disant défenseur du peuple plus pauvre car Thaksin même s'il est très riche, est devenu riche, il ne fait pas partie des élites traditionnelles du pays. Et ces chemises rouges sont opposées aux chemises jaunes, qui défendent elle l'allégeance au roi et aux élites traditionnelles. Le défi est donc d'ampleur pour Yingluck, 44 ans, une femme d'affaires avec peu d'expérience politique, mais qui a fait une campagne électorale convaincante. La question sera de savoir quelle place elle donnera à son frère, qui est formellement interdit de se mêler de politique jusqu'en mai 2012, mais qui a déjà annoncé son intention de revenir en novembre, officiellement pour le mariage de sa fille.

Une autre affaire de famille, ça se passe au Guatemala et c'est le journal colombien Semana qui nous le raconte : l'ex première dame du Guatemala, Sandra Torres souhaite se présenter aux élections de son pays le 11 septembre prochain, mais le problème c'est que la loi guatémaltèque interdit aux épouses et aux membres de la famille proche de se présenter. Malins, les epoux Colom, du nom de son mari l'actuel président Alvaro Colom, ont décidé de divorcer au mois d'avril dernier. Mais la manoeuvre était apparemment trop flagrante, puisque jusqu'ici les deux époux mariés depuis 6 ans paraissaient très heureux. La cour constitutionnelle guatémaltèque n'a pas été dupe et a rejeté à l'unanimité la demande de Sandra Torres de Colom. Mais elle ne s'avoue pas vaincue et a présenté sa requête à une cour de justice régionale.

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