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Revue de presse internationale

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En ces temps de crise économique, je suis partie à la recherche d'un pays dont l'économie ne se porterait pas trop mal. C'est le cas de l'Iran ! Pourquoi ça ne va pas si mal en Iran ? Parce que tout le monde se presse pour acheter leur pétrole, on vient d'apprendre que le volume des importations chinoises avaient augmenté de 49 % lors du premier semestre 2011. Et c'est surtout l'Inde, qui est le deuxième pays importateur du pétrole iranien derrière la Chine, qui s'est vu obligé de verser la modique somme de 1 milliard d'euros à l'Iran pour des arriérés sur ses achats de pétrole. C'est déjà une grosse somme, mais sachez que ce n'est qu'un tiers de la somme que doit Delhi à Téhéran. The Hindu, quotidien de Delhi, raconte que l'Inde a cessé de payer depuis quelques mois, sous la pression américaine, qui souhaite sanctionner l'Iran pour son programme nucléaire. Washington considère que les canaux de paiement du pétrole iranien sont opaques et que l'on peut pas être certain que l'argent indien ne soit pas utilisé pour développer le programme nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent d'être à des fins militaires. Mais bon pendant ce temps, les Indiens ont quand même continué à importer ce pétrole dont ils ont franchement besoin, parce que cela assure 12 % de la demande indienne total, soit 400 000 barils de pétrole par jour. Comme le quotidien The Hindu le note, pour l'instant, les indiens ne peuvent pas se permettre de détruire leur alliance stratégique avec Téhéran, même si cela ne fait pas les affaires des Américains. Côté iranien, on s'est montré conciliant vis-à-vis des Indiens en étalonnant leur dette, sachant que l'Inde est tout de même un membre non-permanent du conseil de sécurité de l'Onu.

Si les Iraniens rêvent de nucléaire, les Japonais rêvent eux de s'en débarrasser, depuis la catastrophe de Fukushima qui a suivi le tsunami et le séisme de mars dernier. Ce début de mois d'août marque en plus les commémorations des bombardements nucléaires qui ont lieu en 1945 à Hiroshima le 6 août et à Nagasaki, aujourd'hui le 9 août. Ce cérémonies ont bien sûr une résonance toute particulière cette année nous dit le Yomiuri Shimbun, quotidien de Tokyo. Alors le journal raconte justement que le premier ministre Naoto Kan a profité de ces commémorations pour se lancer dans une diatribe anti-nucléaire. Il a estimé qu'il était essentiel de construire une société qui ne reposerait pas sur l'énergie nucléaire. Mais ces belles déclarations n'ont pas fait l'unanimité et le quotidien japonais est au contraire très en colère contre le Premier ministre. Ces annonces faites en plein milieu d'une cérémonie tout de même très suivie ne reflètent pas la position officielle du gouvernement, mais seulement son opinion personnelle,. D'autres ministres du gouvernement se sont empressés de dire que le pays ne sortirait pas si vite du nucléaire, et qu'il faudrait un débat national sur la question. Et le Yomiuri considère pour sa part qu'en ces temps de récession mondiale, il est trop dangereux pour le Japon d'essayer de vivre sans énergie nucléaire.

Les Japonais seront peut-être ravis ou surpris d'apprendre que pendant qu'ils se débattent avec la catastrophe de Fukushima, plus loin en Biélorussie, pays frontalier de l'Ukraine, où avait eu lieu la catastrophe de Tchernobyl en 1986, on est justement en train de se demander comment recycler les anciens terrains agricoles du sud du pays qui ont été contaminé par Tchernobyl, nous raconte le journal en ligne russe Gazeta.ru. Le gouvernement biélorusse vient d'ordonner un audit de ses terrains, d'une superficie d'environ 10 000 à 15 000 hectares. Pendant deux mois, les scientifiques vont étudier leur état pour voir l'usage qui peut en être fait. Les autorités estiment que certains éléments comme le strontium 90 et le césium 137, dont la période de radioactivité avoisine les trente ans, sont déjà deux fois moins radioactifs", ce qui pourrait permettre de cultiver "bois, herbes pour le fourrage et autres plantes destinées à l'alimentation du bétail ou à la production de carburants". Un expert biélorusse interrogé par Gazeta.ru, n'est pas du tout de cet avis et affirme que la diminution de la radioactivité de ces éléments ne signifie pas pour autant que le danger a disparu. Le journal en ligne affirme même que le but du président Loukachenko a affiché sa volonté de voir ses terrains revenir à l'industrie agroalimentaire biélorusse, un des principaux moteurs de l'économie nationale

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