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Revue de presse internationale

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On commence aujourd'hui par un appel au secours, Francfort, nous avons un problème, c'est le quotidien économique espagnol Cinco Dias qui le dit. Alors qui appelle-t-il au secours ? Tout simplement la Banque centrale européenne, la BCE, qui tient aujourd'hui sa réunion mensuelle à Francfort. Normalement, rappelle le journal, la dernière chose qui nous intéresserait en août, serait de savoir ce qui se passe à Francfort. Mais cette année, personne ne part en vacances, et tout le monde reste suspendu aux décisions de son président Jean-Claude Trichet. Soyons honnête, d'habitude la BCE, on ne sait pas trop à quoi elle sert. Apparemment, elle stabilise les prix en décrétant d'obscurs taux directeurs. Je ne vais pas me lancer dans un cours d'économie, mais ce qui est certain, c'est que la presse espagnole appelle aujourd'hui la banque centrale à aider le pays à se refinancer, alors que le niveau de la dette atteint des sommets et que les marchés ne font plus confiance à l'Espagne et et à sa soeur italienne. Ce qui se joue dans cette affaire bien sûr, ce n'est pas seulement le sort de l'Espagne, mais aussi une certaine vision de l'Europe, comme on a pu le voir avant dans le cas de la Grèce. Et ce qui se joue aussi c'est à terme la survie de la zone euro. Un autre quotidien espagnol, El Pais, se pose la question : au lieu de laisser les pays se débattent avec leurs dettes nationales, ne faudrait-il mieux pas que l'Europe englobe toutes les dettes ? Il n'est néanmoins pas sûr que ce soit la voie choisie aujourd'hui par la banque centrale.

Après un appel au secours, un coup de colère, celui de la presse et du peuple chinois. Les journaux y font ces jours-ci preuve d'une témérité jusqu'ici assez inédite et n'hésite pas à défier le régime, au sujet du récent accident de train à Wengzhou. Souvenez-vous Martin, c'était il y a dix jours, deux trains à grande vitesse entraient en collision, faisant 40 morts et 200 blessés. Les autorités ont essayé d'étouffer rapidement l'affaire, sans trop enquêter sur les causes de l'accident, mais la polémique ne cesse d'enfler et chaque jour la presse demande des comptes. C'est le cas par exemple du South China Morning Post, quotidien de Hong Kong, qui affirme que la colère du peuple de train ne faiblira pas. Ce qu'il faut comprendre aussi que cet accident a un aspect hautement symbolique pour les Chinois puisque ces trains à grande vitesse sont vraiment à l'image de la modernisation intensive du pays ces dernières années. Le premier ministre Wen Jiaboa a promis une enquête transparente, mais le quotidien l'interpelle et lui dit qu'il faudrait peut-être commencer par permettre aux médias d'enquêter librement sur l'accident serait un bon début. Pour avoir une idée des tentatives de dissimulation du gouvernement chinois, il faut lire un excellent reportage publié par le quotidien japonais Asahi Shimbun. « atteindre le site d'un accident grave en Chine est un véritable parcours du combattant pour un reporter », raconte le journaliste. C'est un véritable jeu de piste, ou une sorte de Cluedo géant, où le reporter doit essayer de découvrir des indices avant que ceux-ci ne soient enterrés. Littéralement enterrés, car le reporter japonais raconte comment il a vu le wagon de tête du train être enterré sous ses yeux, très rapidement après l'accident, et avant l'enquête ait eu lieu...C'est à lire dans le Asahi Shimbun.

La Chine aussi, principale suspecte dans une grosse affaire de hacking révélé par l'entreprise américaine de lutte antivirus McAfee. On peut lire dans le New York Times que la compagnie Mc Afee a ainsi découvert que 72 cibles de gros calibre, a savoir des instances internationales comme les Nations Unies ou l'organisation mondiale de lutte contre le dopage avaient été la cible de cyberespionnage majeure ces cinq dernières années. Alors bien sûr, on ne sait pas qui est derrière ces attaques, mais le caractère massif et les méthodes employées laissent penser qu'il s'agit d'une initiative prise par un Etat. Parmi les autres victimes de cet espionnage massif, l'agence de presse AP, le comité international olympique et divers agences de sécurité américaines. D'ailleurs, Martin, je ne sais pas ce que vous faites après les Matins d'Eté, mais sachez que l'Agence de sécurité nationale américaine, la NSA recrute, et qu'elle recrute tout particulièrement des hackers, des pirates informatiques de haut vol. Le quotidien américain The Washington Post raconte que des représentants de l'Agence se sont même rendus cette semaine à la Defcon, la convention annuelle des pirates de tout pays qui se déroule à Las Vegas. Objectif : dénicher 1500 pirates capables de défendre les Etats-Unis contre les cyberattaques et aussi faire un peu de cyberespionnage... Bien évidemment, vous vous doutez Martin que le profil type du hacker, ce n'est pas costard-cravate, mais plutôt cheveux longs et T-shirt sale, mais l'article le précise bien, l'apparence extérieure n'est pas un critère de recrutement!

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