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Revue de presse internationale

4 min

Il semble que ce matin, la Maison blanche et le Congrès soit parvenus à un accord pour d’une part relever le fameux plafond de la dette et, d’autre part réduire le déficit public américain.

Mais ce débat aura au moins permis aux Américains de se rendre compte de la puissance de leur Etat. Barack Obama, en parlant de 70 millions de chèques envoyés par mois aux retraités, fonctionnaires, militaires et vétérans.

Le Washington Post s’est penché sur ce chiffre de 70 millions de chèques… Pour constater après enquête que le président est en dessous de la vérité : c’est plutôt 80 millions et ce tout les mois : 27 par seconde !

De plus ces 70 ou 80 millions de paiements ne tiennent pas compte des remboursements du programme Medicare – c’est la sécu pour les plus de 65 ans – 100 millions de remboursements par mois tout de même !

Le chiffre présidentiel ne tient pas non plus compte des 21 millions de foyers américains qui reçoivent des bons d’alimentation. Enfin dernière imprécision : ca fait déjà un bail que l’Etat fédéral n’envoie plus de chèques !

L’essentiel des versements se fait par virement et sur les 80 millions de versements effectués par le trésor en juin, 12 millions seulement étaient sous la forme de chèques.

Dernière petite précision, Martin : les Etats-Unis pays de l’ultralibéralisme ont bel et bien un filet social. La Washington Post ne va pas jusqu’à le comparer aux démocraties sociales européennes, mais tout de même :

80 millions d’Américains apprécient, comme en Europe, ce filet de sécurité qui leur a permis, par exemple, de résister à la crise et d’envisager l’avenir sans trop d’inquiétude.

Direction Shanghai où un Iranien a gâché la fête des Championnat du monde de natation

Il s’appelle Mohammad Alirezai et il a refusé de courir en même temps qu’un Israélien. « Il n’a pas réussi à trouver une raison valable pour ne pas avoir participé au 100 mètres brasse où figurait l’Israélien Gal Nevo. » rapporte le Jerusalem Post.

Il a simplement déclaré qu’il ne pouvait nager car il était « fatigué et somnolent. Son avion étant seulement arrivé la veille au soir, et avec le décalage horaire en plus : impossible de se présenter à la course.

Et ce nageur iranien est un récidiviste : lors des JO de Pékin en 2008, il avait également refusé de se mesurer à Tom Beeri, expliquant que se décision n’avait rien de politique.

« Mohammad Alirezai déshonore constamment les championnat du monde et il est grand temps que la fédération internationale de natation se penche sur ce problème » : l’israélien Gal Nevo qui a assuré sa place aux JO de Londres.

Certains soupçonnent même l’Iran d’avoir donné des consignes au nageurs, victimes d’enjeux géopolitiques qui le dépassent un peu : pas question de perdre face à Israël ! Mieux vaut se faire porter pâle !

On va en Italie maintenant, où des radars anticlandestins mobilisent la Sardaigne.

Depuis deux mois les habitants de quatre localités sardes sont mobilisés 24 heures sur 24 contre l’installation de radars anticlandestins. Ca c’est la version officielle.

D’une part, ces radars sont d’une laideur repoussante : dans la magnifique campagne sarde, on veut installer des tours de 12 mètres de haut, peintes en rouge et blanc et entourées d’un grillage. Sans oublier la guérite du gardien.

L’affaire a éclaté grâce au blog d’Antonio Mazzeo. En s’intéressant à un de ces radars anticlandestins mis en place en Sicile, qu’il s’est rendu que ces tours étaient prévues dans toute l’Italie : 18 radars prévus !

Où exactement : impossible à savoir. Antonio Mazzeo venait de tomber sur un véritable secret d’Etat ! Il a fallu aller jusqu’à l’OTAN pour ce rendre compte que ces radars avaient bien d’autres fonctions que de piéger les clandestins.

Or il se trouve que ces radars ont été financés par l’Europe, en l’occurrence par Frontex, l’agence européenne chargée des frontières de l’Union.

Financements totalement inappropriés si ces radars remplissent aussi des objectifs militaires.

Conclusion : les habitants des communes concernées ont de quoi déposer un monceau de requêtes pour s’opposer à la construction de ces radars et l’OTAN va pouvoir goûter aux délices de la justice italienne et de ses délais légendaires.

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