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Revue de presse internationale de Thomas Cluzel 29/04/11

6 min

Par Thomas CLUZEL

En être ou ne pas en être, telle est bien évidemment la question ce matin. Alors si vous aviez encore un doute Marc, le journal LE TEMPS vous rappelle que la liste des invités pour la messe solennelle en l’abbaye de Westminster aujourd'hui est consultable sur le site de la famille royale. Côté programme le quotidien LE SOIR nous précise lui que Kate aura moins de neuf minutes pour faire le trajet, en Rolls tout de même s’il vous plait, entre l'hôtel où elle aura passé sa dernière nuit de célibataire donc et puis l'abbaye de Westminster où se déroulera la cérémonie religieuse. Ensuite, le nouveau couple princier rejoindra, en carrosse cette fois-ci, le palais de Buckingham au balcon duquel William et Kate salueront la foule. Viendront plus tard la réception, le buffet, le dîner et … le bal.

Alors si William ne veut pas se voir infliger les chansons qu'Elizabeth II stocke sur son iPod celui que lui a offert Barak Obama et bien le site d’information en ligne SLATE, bon prince, lui propose une playlist, LA playlist en réalité qui à court sûr enflammera la party de Buckingham.

Alors pour bien débuter ...

BOB

... quoi de mieux que de rendre hommage aux vieux, comprenez aux aïeux. Victoria n’était pas seulement le prénom de la plus célèbre souveraine anglaise, arrière arrière grand-mère de la reine actuelle, il était aussi le prénom de la deuxième fille de l'ex leader des Kinks, The Kinks incontournable quand on élabore une playlist made in UK

A présent, imaginons que l’on pousse un peu les tables et les chaises et que Will et Kate décident ensemble d’assumer leur côté punk. Quoi de mieux alors que ça …

BOB

God save the Queen, The Sex Pistols bien évidemment, un titre écrit à l’occasion des 25 ans de l’accession au trône de la reine, une chanson qui avait pour titre initial No Future, avant que le manager McLaren n’impose une version plus vendeuse. Le single se hissera ainsi à la deuxième place des charts malgré une grève des ouvriers chargés de presser le disque.

Alors après cela, emporté dans sa folie et l’alcool aidant, un peu du moins, William pourrait aussi pourquoi pas être pris d’une furieuse envie de se moquer de son père ...

BOB

Alors William s’est-il déjà senti «choqué et honteux de découvrir» qu’il était «le dix-huitième pâle descendant d’une vieille reine» ? Si c’est le cas, alors le premier morceau du troisième album des Smiths sera parfait pour lui, d’autant plus qu’il ne se moque pas seulement de sa grand-mère («Sa grande Bassesse avec sa tête bandée»), mais aussi donc de son père, destiné à être roi quand la queen sera réellement dead. Une chanson dans laquelle Morrisey d’ailleurs selon un site complotiste avait prévu l’accident fatal de Diana.

A ce propos, et si le petit William désirait rendre hommage à sa défunte mère, alors oubliez d’ores et déjà Candle in the Wind, non la chanson qui parle de la façon la plus intéressante de Lady Di est probablement l’œuvre des Pet Shop Boys ...

BOB

L'histoire d'une rencontre donc autour d’un thé avec Elisabeth II et la princesse de Galles, rencontre lors de laquelle la souveraine dont trois des enfants viennent de divorcer en 92 s’étonne que «l’amour semble ne jamais durer, quels que soient les efforts que l’on y consacre».

Plus radical cette fois-ci ... et pour tirer le rideau carrément sur son règne, quoi de mieux alors pour William qu’une musique élégante ...

BOB

Elizabeth My Dear, un morceau signé The Stone Roses, décalqué sur une ballade traditionnelle du 16ème siècle popularisée en 66 par Simon and Garfunkel, mais dont les paroles ont pour l’occasion été changées pour attaquer la monarchie : Je ne me reposerai pas avant qu’elle ait cédé son trône / Mon but est légitime, mon message clair / Pour toi, Elisabeth chérie, c’est rideau».

Alors sinon toujours pour essayer d'égayer le bal de ce soir, pourquoi pas un titre de 1981 ...

BOB

... A l'époque Charles et Diana se mariaient et le numéro un des ventes de singles au Royaume-Uni était un des plus beaux 45-tours de l’histoire de la pop britannique, Ghost Town ... Une ballade signée The Specials, une ballade en train fantôme dans l’Angleterre thatchérienne de la crise économique. Un morceau devenu d'ailleurs un tel symbole de la société anglaise actuelle qu'un groupe Facebook a même milité pour son retour en haut des charts le mois dernier.

Enfin, last but not least. Histoire de finir en beauté. Nous sommes en 1969, autrement-dit à la fin de leur carrière, les Beatles, peut-être parce qu’ils s’apprêtaient à se disperser en solo étaient apparemment d’humeur monarchique: après avoir joué God Save The Queen lors du fameux «concert sur le toit», Paul McCartney enregistre seul les 23 secondes de ce morceau-hommage à la reine Her Majesty ...

BOB

Alors pour la petite histoire McCartney voulait effacer ce titre intégrée à l’arraché au medley final d’Abbey Road, mais l’ingénieur du son qui ne pouvait se résoudre et on le comprend à supprimer un enregistrement des Beatles la copia à la fin de la bande. Her Majesty restera ainsi et pour l’éternité la dernière chanson du dernier album enregistré par les 4 garçons de Liverpool. Et ce qui est bien, c’est qu’aucun nom n’y est cité : Sa majesté est plutôt une chouette fille mais elle n’a pas grand-chose à dire. En clair, si William veut jouer la sérénade à Kate, il peut la lui réciter telle quelle.

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