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Obsèques d'Anas Al-Dyab, volontaire des Casques blancs et journaliste-citoyen à Idleb

Idleb sous les bombes : mort d'un journaliste-citoyen syrien

5 min
À retrouver dans l'émission

En Syrie, la nouvelle offensive de l'armée de Bachar El Assad appuyée par les avions russes fait des dizaines de victimes civiles, parmi lesquelles Anas Al-Dyab, volontaire des Casques blancs et journaliste-citoyen. Porto Rico se mobilise pour chasser du pouvoir son gouverneur corrompu.

Obsèques d'Anas Al-Dyab, volontaire des Casques blancs et journaliste-citoyen à Idleb
Obsèques d'Anas Al-Dyab, volontaire des Casques blancs et journaliste-citoyen à Idleb Crédits : Omar HAJ KADOUR - AFP

Hommages rendus à un jeune syrien mort dimanche sous les bombes 

Cet homme c'est, ou plutôt c'était Anas Al-Dyab, 23 ans. Anas vivait dans la région d'Idleb, dans le nord ouest de la Syrie, et à l'image de ces jeunes Syriens qui malgré 8 ans de guerre n'ont pas abandonné le combat pour la liberté, il était engagé comme citoyen, comme photographe, mais aussi comme secouriste au sien des Casques blancs. 

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Anas Al-Diab a été tué dimanche dans ces bombardements qui ravagent à nouveau, depuis le week-end dernier, les derniers réduits de résistance au régime syrien et à ses alliés russes dans cette province d'Idleb. Dans l'hommage que lui rend la chaîne de télé américaine CNN, le jeune homme apparaît comme l'un des derniers volontaires qui parvenaient à faire sortir des images du drame que continuent à vivre les civils prix aux piège de ce qui devait être "des zones démilitarisées", des "zones de désescalade" négociées l'an dernier entre belligérants, mais qui servent plutôt apparemment de cibles toutes prêtes pour les avions syriens et russes. 

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Sur Al Jazeera, on lit que pas plus tard qu'hier les bombes sont tombées sur un marché aux légumes, dans la localité de Maarat A-Numan, et que dans les décombres les Casques blancs ont retrouvé les corps de 36 civils dont trois enfants. La Russie, il faut bien le préciser, réfute toute implication dans ces bombardements. Pour la FAN, l'agence fédérale russe d'information, ce n'étaient là que des "frappes très ciblées menées par la seule aviation syrienne contre des positions bien identifiées de combattants islamistes radicaux et  pro-turcs". 

Mais pour ceux qui témoignent du terrain, il n'y a pas de doute, cette nouvelle offensive qui s'abat sur la région d'Idleb et y a fait plus de 50 morts civiles rien qu'hier, cette "cruauté sans limite" telle que la qualifie Al Jazeera, implique bien la Russie. Mais finalement, que ce soit une bombe de Damas ou de Moscou qui ait tué Anas Al-Dyab dimanche, ne changera pas grand-chose à la tristesse de tous ceux qui lui rendent hommage depuis deux jours. 

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En évoquant le regard doux qu'il posait sur les enfants martyrisés d'Idleb, CNN republie certaines de ses photos les plus frappantes.  "Son seul moteur c'était de montrer au monde ce qui se passe vraiment en Syrie". c'est un de ses camarades secouristes qui parle ainsi à l'AFP, la prestigieuse agence qui collaborait régulièrement avec celui... qui était devenu journaliste-citoyen par la force des choses.  La dernière photo retenue par CNN n'est pas signée Anas Al-Dyab, puisqu'elle montre ses obsèques : on y voit le casque blanc, qui l'a accompagné jusque dans sa tombe.

L'île américaine de Porto Rico, dans les Caraïbes, semble bien déterminée à chasser son gouverneur du pouvoir. 

Des centaines de milliers de personnes dans les rues de l'île hier, c'est ce que rapporte The New York Times : nouvelle manifestation et nouveau record de participation pour cette mobilisation qui s'est choisi pour slogan "Ricky, renuncia, el pueblo te repudia" , soit en français "Ricky, démissionne, le peuple te répudie". 

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Ricky, c'est Ricardo Rossello, gouverneur vilipendé aujourd'hui par ceux qui l'avaient élu en 2016. La disgrâce, nous explique la chaîne CBSNews, est arrivée il y a dix jours, sous la forme d'une série de convsersations privées entre Rossello et ses collaborateurs, qui ont fuité dans la presse porto-ricaine, révélant de forts soupçons de corruption et des propos sexistes, homophobes, insultant pour certaines personnalités de l'île ou même mérpisant pour les victimes de l'ouragan Maria qui a fait beaucoup de dégâts là-bas l'an dernier. 

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Alors hier, s'emporte le quotidien local El Nuevo Dia, "Porto Rico a vécu la manifestation la plus massive de son histoire moderne : un demi-million de personnes qui ont convergé sur la principale autoroute de l'île pour en bloquer la circulation". Et c'est d'autant plus frappant que "le mot d'ordre est passé de manière quasi-spontanée, via les réseaux sociaux"... et qu'il a vu converger, selon El Nuevo Dia, des gens de tous milieux, quoique surtout des jeunes, et de toutes sensibiltés politiques. 

Leur cri de ralliement, finalement, est résumé par le journal de gauche La Claridad, comme un grand "qu'ils s'en aillent tous!", à l'adresse de dirigeants politiques accusés de maintenir une "corruption brutale" comme mode de gestion de l'île. Et pendant ce temps, disent les manifestants interrogés par CBSNews, les écoles porto-ricaines sont misérables, il n'y a pas de travail pour les jeunes, etc.  

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Voilà pourquoi comme l'écrit The Boston Globe "Porto Rico brûle" et veut la peau de son gouverneur : la manifestation d'hier a d'ailleurs eu lieu après que Ricky Rossello, dimanche, a annoncé qu'il ne démissionnerait pas mais qu'il acceptait de ne pas se présenter pour être réélu l'an prochain. C'est encore trop peu pour les foules porto-ricaines qui ont encore redit leur détermination.  

Mais il ne faut pas se faire d'illusion, tempère enfin Charles Lane dans les pages 'opinion' du Washington Post. Pour lui, "l'autoritatisme incohérent qui tient lieu de ligne politique depuis des décennies à Porto Rico" survivra au gouverneur honni tant il est lié,  non pas à la personnalité de Ricky Rossello, mais au statut impossible de l'île : ni Etat indépendant comme son voisin jamaïcain, ni vrai membre de plein droit de la fédération des Etats-Unis dont elle est souvent présentée comme le 51e Etat mais ne reste officiellement qu'un "territoire non incorporé". Tant que ce lien avec le grand voisin ne sera pas clarifié ou tout simplement coupé, commente Charles Lane pour le WaPo, Porto Rico restera une sous-Amérique d'operette à la sauce caribéenne.

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