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C'est la rentrée, oubliez vos classiques !

4 min

PAR LUDOVIC PIEDTENU

En ce jour de rentrée des classes en France comme à Cuba, il convient de parler davantage anglais.Le quotidien d'Etat Granma explique que l'enseignement de la langue de Shakespeare est élevé au rang de "priorité" dans les écoles au même titre que l'histoire de Cuba et l'espagnol.L'Anglais n'était plus du tout dispensé dans les années 70-80 sur l'île. Il n'est que très vaguement réapparu dans les manuels scolaires à l'effondrement du bloc soviétique.Et désormais à la faveur du dégel avec les Etats-Unis, l'anglais est considéré comme indispensable, qualificatif employé par le numéro du du Parti communiste cubain samedi dernier.Dégel avec Cuba, Dégel avec l'Iran... Autre classique à oublier : Ne dites plus Mort à l'Amérique ! En Iran, "Mar Amrica", Mort à l'Amérique ne sera plus scandé lors des prières dans les mosquées. Les bassidji, ces jeunes hommes recrutés dans ces lieux de prière ne pourront plus crier leur colère contre la puissance impérialiste, le Grand Satan ainsi que sont surnommés les Etats-Unis.Plusieurs médias iraniens en font état ces dernières 24 heures.Et l'un d'eux relate le dépit d'un Colonel commandant ces forces bassidj, Barat Zadeh exprime son regret sur le fait d'abandonner ces slogans.L'organisation étudiante des bassidj a, de son côté aussi, fait part de ses regrets. Des graffitis "Mort à l'Amérique" sur les murs de l'ancienne Ambassade américaine à Téhéran, fermée depuis 36 ans, ont été effacés. Les murs ont été repeints par endroits. Al Arabiya cite leur communiqué relayé par l'agence de presse iranienne Fars News. Communiqué dans lequel ils promettent, je cite, "de continuer à décorer ces murs avec ce slogan".Le Jerusalem Post s'interroge ce matin : faut-il y voir le signe d'une nouvelle ére ?Question reprise dans le Washington Post. Le quotidien américain rappelle qu'en Iran, l'on scande aussi Mort à Israël ou Mort à la Grande Bretagne. La semaine dernière, quand le chef de la diplomatie britannique est allé rouvrir l'Ambassade à Téhéran, qu'a-t-il découvert au-dessus du portrait de la Reine, un graffiti "Mort à l'Angleterre". Mais celui-ci aussi est désormais effacé et appartient au passé.Encore autre chose sur lequel on peut tirer un trait ce matin ? C'est une chose que les petits américains apprennent à l'école, le nom du plus haut sommet des Etats-Unis.Il est en Alaska, culmine à plus de 6000 mètres.Le Président Barack Obama, nous apprend l'International New York Times ce matin, a choisi d'user de son pouvoir exécutif pour changer le nom d'une montagne.Ne m'appelez plus Mont McKinley. Mais Denali. Dans la langue locale athapascane. Un groupe, une tribu qui vit en Alaska depuis des milliers d'années. Mais on disait McKinley depuis un siècle. Barack Obama fait un geste en faveur de cette tribu. Une promesse de 2008 pour améliorer les relations avec le gouvernement fédéral. Obama est pour 3 jours en Alaska. Il parle climat, "défi central de ce siècle" a-t-il dit dans un discours prononcé il y a quelques heures. Il sera également le premier Président américain en exercice à se rendre, toujours dans cet Etat de l'Alaska, sur le cercle arctique.Dans le même ordre d'idée, on ne peut plus parler du Temple de Bêl en Syrie Les Nations Unies, l'UNESCO, l'ont confirmé cette nuit, après une petite journée d'hésitations. Mais les images satellites ne trompent pas.Sur le site de Palmyre, il n'y a plus de temple de Bêl.Le quotidien libanais L'Orient Le Jour regrette la destruction de ce "joyau".En France, le quotidien l'Humanité évoque une "entreprise d'annihilation culturelle".Page complète à retrouver sur le site de franceculture, photos et images satellite de la destruction et la vidéo entretien du Directeur général des antiquités et des musées syriens qu'avait rencontré fin juin notre reporter Valérie Crova.Ne m'appelez plus Temple de Bêl ou plus important temple du Moyen Orient, je ne suis qu'un tas de ruines.

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