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Donald Trump sur la scène de la convention républicaine de Cleveland le 18 juillet 2016

Convention républicaine à Cleveland : chaos et confusion autour de Donald Trump

5 min

La convention républicaine à Cleveland dans l'Ohio pour désigner le candidat du Grand Old Party a débutée par des cris et des sifflets de la part des délégués anti-Trump. Cela n'empêchera pas le milliardaire d'être désigné candidat, mais cela prouve que le parti est divisé.

Donald Trump sur la scène de la convention républicaine de Cleveland le 18 juillet 2016
Donald Trump sur la scène de la convention républicaine de Cleveland le 18 juillet 2016 Crédits : Timothy A. Clary - AFP

Le chaos. C'est certainement le mot qui revient le plus souvent dans la presse internationale pour décrire l'ouverture de la convention républicaine à Cleveland dans l'Ohio.

Le couronnement de Donald Trump a dégénéré en chaos estime le Guardian.

Le quotidien britannique parle de scènes incroyables, lorsque les opposants à la candidature du milliardaire ont tenté d'obtenir un vote nominal de tous les délégués, en clair que le candidat républicain soit élu directement par les délégués. La colère de la dernière chance pour le Guardian pour faire dérailler la candidature de Trump dans un parti républicain divisé comme jamais.

Une dernière tentative pour changer le cours de la désignation de Trump estime le quotidien suédois Dagens Nyheter, qui a entrainé des hurlements mais du coté des supporters de Donald Trump.

Pour la Presse, le journal québécois, la révolte anti-Trump a secouée la convention républicaine, une cacophonie en lieu et place d'un sacre dans l'unité. Et la Presse de publier une photo montrant des délégués républicains anti Trump hurlant et sifflant.

Die Welt évoque également un couronnement dans un chaos complet, un happening surréaliste qui fait penser au journal berlinois que le Parti Républicain montre tous les signes d'une scission possible.

Une véritable bronca en couverture de ce congrès estime El Mundo. Le quotidien madrilène y voit le désespoir des opposants républicains à Donald Trump. Et s'il n'y a pas encore scission, El Mundo estime que cette opposition, si elle est certes minoritaire, n'en est pas moins ferme et qu'elle a tenue à le faire savoir devant toutes les caméras de télévision du pays et toute la presse internationale.

Cependant, comme pour calmer toute cette ferveur anti-Trump, le journal allemand, la Frankfurter Allgemeine Zeitung rappelle l'échec des opposants. Ils ne sont, évidement, pas parvenus à obtenir ce fameux vote nominal et rien ne pourra empêcher la désignation de Donald Trump.

Mais la presse se demande quand même si Donald Trump va parvenir à unifier le Parti Républicain derrière lui...

Et c'est la question clé de ce congrès de Cleveland.

Le Wall Street Journal rappelle que Donald Trump n'a jamais, jusqu'à présent, durant la campagne des primaires, eu de véritables relations avec les hauts responsables du Grand Old Party. Et qu'il est difficile de s'installer à la Maison Blanche sans la structure d'un parti. Le Wall Street Journal estime donc que la machine du parti doit se mettre en marche derrière Donald Trump si ce dernier veut s'imposer face à Hillary Clinton.

Mais pour cela, il faudrait que Donald Trump profite de ce congrès estime le New York Times. Et le journal de se demander s'il va saisir sa chance au cours de cette convention pour faire oublier ses excès verbaux et ressouder le parti derrière lui avec pragmatisme et maturité.

C'est même, à ce sujet, l'heure de vérité pour le Temps. Le quotidien de Lausanne estime que cette convention, qui se déroule dans une ambiance difficile et délétère, doit permettre à un candidat clivant et controversé de se rapprocher de l'électorat indépendant qui pourrait bien faire la différence lors de l'élection.

En attendant, c'est vrai comme le dit le Temps que cette convention se tient dans une drôle d'ambiance.

Le média québécois TVA Nouvelles décrit une Quicken Loans Arena en état de siège. La salle des Cavaliers de Cleveland, récents champions NBA, la ligue professionnelle de basket, est totalement barricadée.

Des conditions de sécurité exceptionnelles décrites par TVA Nouvelles avec des hautes grilles de 2 mètres 50 de haut, des blocs de béton et même des camions chasse-neige pour faire barrage à une éventuelle attaque. Sans oublier toutes les rues adjacentes bloquées et des milliers de policiers et d'agents anti-terroristes fédéraux.

Les journaux ne parlent pas uniquement ce matin des Républicains anti-Trump, mais également de ses supporters...

USA Today est allé à la rencontre des électeurs de Donald Trump, la Nation Trump comme le titre le quotidien de Virginie. Un reportage à travers tous les Etats-Unis. On y voit un électorat, pratiquement à 100% blanc, souvent âgé. Des Américains plus en colère que politiquement engagé, conservateurs avant d'être Républicains. Un vote expliquent-ils dans USA Today, profondément personnel et important pour eux.

Des électeurs qui rêvent d'une Amérique qu'ils estiment disparue. Une nostalgie d'une Amérique fantasmée. Avec clairement des responsables à leur colère : l'élite de Washington à l'origine de toutes leurs difficultés et de leurs rêves brisés.

Le Times est également allé à la rencontre de ces électeurs de Donald Trump. Et le quotidien conservateur britannique d'y voir un lien avec le Brexit. Pour le Times, les supporters de Trump sont enflammés par l'esprit du Brexit. Le journal londonien y voit une volonté des deux côtés de l'Atlantique de briser un establishment politique jugé défaillant.

Pourtant, tout n'est pas joué pour Donald Trump...

Il n'est pas encore à la Maison Blanche rappelle la presse internationale. Et pas uniquement parce qu'Hillary Clinton a également toutes ses chances.

La Libre Belgique revient sur les divisions au sein du Parti Républicain. Le quotidien bruxellois compte les absents de poids à cette convention de Cleveland.

Tous les ténors ne se sont pas déplacés dans l'Ohio à l'image de Mitt Romney. Et même chez les candidats battus durant la primaire et qui se sont ralliés à Donald Trump, beaucoup l'ont fait du bout des lèvres rappelle la Libre Belgique.

Et puis, il y a les positions controversées du candidat républicain en particulier sur l'immigration qui inquiètent l'électorat latino.

Ce n'est pas un hasard si El Sol de Mexico retient de cette convention, le fait que les Républicains approuvent la proposition de Trump d'un mur encore plus impénétrable à la frontière avec le Mexique.

Le tout rappelle le journal mexicain au nom de la lutte contre le terrorisme, l'immigration et le trafic de drogue.

Mike Pence l'homme de la situation pour Trump
Mike Pence l'homme de la situation pour Trump Crédits : Visactu - Radio France
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