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Premières arrivées à Tijuana de demandeurs d'asile des "caravanes de migrants"

Une première "caravane de migrants" arrive à la frontière mexicano-américaine

5 min
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350 migrants sont arrivés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, alors que l'armée américaine déployée par Donald Trump s'interroge sur le bien-fondé de sa mission. L’Érythrée sur la voie de la respectabilité internationale. Quelle justice pour les contestataires marocains du "Hirak" ?

Premières arrivées à Tijuana de demandeurs d'asile des "caravanes de migrants"
Premières arrivées à Tijuana de demandeurs d'asile des "caravanes de migrants" Crédits : JOEBETH TERRIQUEZ - Maxppp

Les journaux au Mexique et aux Etats-Unis signalent les premières arrivées de caravanes de migrants à la frontière. 

Ces caravanes qualifiées d'"invasion" migratoire par Donald Trump pendant la campagne des midterms, et qui prennent donc la forme depuis hier de 350 personnes débarquant, sac au dos, sur la plage frontalière de Tijuana. 

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Sur les images qu'en montre la chaîne mexicaine Televisa, on voit cette fameuse plage, séparée en deux par une haute palissade de métal ajouré, rapidement escaladée par quelques dizaines de jeunes hommes. Ceux qui ont tenté de passer ont été arrêtés dans le calme, par les garde-frontières, nous raconte également UNO TV, les autres sont venus voir la frontière, marquer le coup de leur arrivée à destination,avant d'aller entamer les procédures de demande d'asile aux Etats-Unis.  

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Pour le moment, on parle donc de 350 personnes au bas mot : ce n'est, nous explique le quotidien la Jornada, qu'une petite partie de la principale caravane partie il y a un mois du Honduras et du Guatemala, et qui se trouve encore à un millier de kilomètres de la frontière. Car, ceux qui arrivent, depuis mardi, à la frontière, sont pour beaucoup des homosexuels, ou des transexuels, qui fuient les violences homophobes dans leurs pays, et qui ont fait caravane à part pour ne pas risquer de subir de possibles discriminations de la part des autres migrants.   

Mais ce qui les attend, à lire le site américain Vice News, est très éloigné de l'Eldorado dont ils ont rêvé pendant tout leur voyage : les délais pour déposer sa demande d'asile aux Etats-Unis s'étalent déjà sur des semaines voire des mois ; et surtout, la frontière a été lourdement militarisée ces derniers jours en prévision de leur arrivée. 

Plus de 5 000 soldats, déployés sur ordres de Donald Trump, ont déroulé des kilomètres de barbelés pour rendre plus dissuasives encore les barrières existantes. "Les Etats-Unis se sont blindés", titre le Diario de Yucatan. Et la raison d'être de cette opération militaire continue d'interroger les médias américains, comme BuzzFeed News : officiellement, les soldats ne devront à aucun moment être au contact des migrants, ça c'est le travail des garde-frontières. L'armée n'est là qu'en soutien logistique, pour gérer l’infrastructure frontalière. Sauf que, une fois les barbelés installés, eh bien les soldats s'ennuient ferme, et à l'approche des fêtes de Thanksgiving, "ils ont le moral dans les chaussettes" nous dit  Business Insider.  

Même la visite, hier, du Secrétaire à la Défense Jim Mattis au Texas ne les a pas franchement remotivé, selon BuzzFeed : à leurs nombreuses questions sur la raison de leur présence et la durée de leur mission, le ministre a répondu qu'il fallait être fier de "servir la Nation" et prendre son mal en patience. Avant de tenter un trait d'humour : "Vous n'avez qu'à considérer ça comme un long exercice militaire".

Dans la corne de l'Afrique, l’Érythrée franchit un pas important vers un retour à la respectabilité internationale. 

Ce petit pays, parfois (et un peu rapidement) qualifié de "Corée du nord africaine" cette dernière décennie, a vu hier les sanctions internationales qui la frappaient depuis 2009 levées, à l'unanimité, par le Conseil de sécurité de l'ONU. 

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Si l’Érythrée avait été mise au ban de la communauté internationale, nous rappelle la BBC, c'est parce qu'elle était accusée d'héberger et d'armer les djihadistes somaliens d'Al Shaabab. Mise au ban, également, pour ses violations criantes des libertés individuelles : une chape de plomb politique et économique qui avait poussé à l'exil vers l'Europe des dizaines de milliers de jeunes Érythréens ces dernières années. 

Mais depuis le printemps, le pays s'efforce de normaliser ses relations avec son autre voisin, l'Ethiopie, avec lequel il était en conflit depuis 10 ans : les deux ennemis d'hier multiplient les signes d'ouverture et d'amitié retrouvée, et ça a convaincu l'ONU de donner une nouvelle chance à l’Érythrée.  

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Autre raison... de ce retour en grâce, évoqué cette fois par African Arguments : l’Érythrée tire profit en quelque sorte de la guerre au Yémen, de l'autre côté de la Mer Rouge. Ce conflit lui a permis de gagner le soutien précieux de l'Arabie Saoudite, en acceptant d'accueillir sur son territoire des bases militaires de la coalition arabe. 

Mais pour Mary Harper de la BBC Afrique, "le plus dur reste à faire pour l’Érythrée" qui  désormais "ne peut plus se cacher derrière le conflit avec les ethiopiens, ou derrière les sanctions internationales", pour justifier les privations quasi-totales de liberté, le service militaire sans fin et l'absence d'élections libres, qu'il continue d'imposer à sa population.  

Cette revue de presse nous emmène enfin au Maroc, où se rend Emmanuel Macron ce jeudi.  

Une "courte visite", comme l'annonce le portail d'info marocain H24, à l'invitation du roi Mohammed VI avec qui il va inaugurer la ligne de train à grande vitesse Tanger-Casablanca.

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Dans la gare TGV flambant-neuve de Tanger, Emmanuel Macron n'aura sans doute pas le temps de s'arrêter au kiosque, pour y acheter l'hebdomadaire TelQuel. Et c'est dommage : il aurait pu y trouver un sujet de discussion avec son ami le Roi.

Car, depuis lundi, se déroulent les procès en appel de 52 militants du Hirak, ce mouvement populaire de contestation sociale, né dans le Rif, en février 2017, et qui a mobilisé des dizaines de milliers de Marocains  pendant 5 mois, avant d'être consciencieusement réprimé par les forces de sécurité du Royaume.  

TelQuel nous rappelle que les militants jugés ont écopé pour certains de 20 ans de prison en première instance, et l'on craint que l'appel ne leur soit pas plus clément, comme semble le montrer une première sentence prononcée hier : 5 ans ferme, confirmés pour l'une des figures du Hirak, El Mortada Iamrachen. Il a été condamné pour "apologie du terrorisme", pour des messages postés sur Facebook où il est très influent. Et pourtant le jeune homme s'est toujours défendu de tout lien avec les islamistes, lui qui défend sur les réseaux sociaux la vision d'un Maroc laïc. 

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Pour le site d'investigation Le Desk, la chose est entendue : Iamrachen, c'est "un innocent, condamné par une justice vengeresse". Il est victime d'une "évidente erreur judiciaire", embraye Amnesty international Maroc pour qui la condamnation en appel du militant est "un nouveau coup consternant porté à  la liberté d'expression au Maroc".

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