LE DIRECT
Soldats américains en Syrie

Daech vaincu ? L'annonce de Donald Trump ne convainc pas

5 min
À retrouver dans l'émission

En annonçant le retrait des troupes US de Syrie, Donald Trump a affirmé que le Groupe Etat Islamique avait été anéanti, ce que contestent le éditiorialistes. Rumeurs sur l'installation d'une base russe au Venezuela. Le Japon s'apprête à sortir du moratoire internationale sur la pêche à la baleine.

Soldats américains en Syrie
Soldats américains en Syrie Crédits : SGT. MATTHEW CALLAHAN - Maxppp

Pour une fois qu'il y avait une bonne nouvelle à la Une de l'actualité internationale, celle annoncée hier par Donald Trump ne convainc pas les éditorialistes.   

Cette bonne nouvelle, c'est ni plus ni moins que l'anéantissement du Groupe Etat islamique. Voilà comment Donald Trump l'a annoncé hier soir.

Nous nous battons depuis longtemps en Syrie et nous avons vaincu le Groupe Etat Islamique, nous les avons chassé de leurs territoires, et maintenant il est temps pour nos troupes de rentrer à la maison

Donald Trump annonce donc la fin de Daech, ennemi absolu du monde libre depuis des années : la voilà, la bonne nouvelle... sauf qu'aux Etats-Unis il n'y a guère que Fox News pour donne raison au président américain. Fox donc, nous explique qu'en insistant bien sur le fait que la bataille contre les djihadistes était la seule raison de la présence américaine en Syrie, le "commander in chief"  tient sa promesse de ne pas interférer dans la politique syrienne. "A la différence de Barack Obama, Donald TRump n'a jamais dit qu'il fallait chasser Bachar El Assad du pouvoir, alors oui, il est temps de rapatrier les Marines", même si les Russes et les Iraniens restent eux en embuscade en Syrie. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Dans le quotidien libanais l'Orient-Le Jour, on estime tout de même que ce retrait annoncé par Trump, c'est "un virage à 180 degrés" pour la Maison Blanche dont le conseiller à la Défense, John Bolton, avait déclaré fin septembre qu'il n'était "pas question de quitter la Syrie tant que les Iraniens n'en auraient pas fait autant". 

Mais le président américain a apparemment pris sa décision au nez et à la barbe de ses plus proches conseillers, partisans d'un maintien en Syrie.  Pour le Washington Post, qui cite plusieurs experts affirmant que Daech est loin d'avoir été vaincu et reste une menace en Syrie, Trump n'a pas tenu compte des possibles conséquences au Moyen-Orient mais en a fait une question personnelle, une affaire de politique intérieure, une manière de tenir la promesse faite aux familles des soldats déployés en Syrie de ramener "les Boys" au bercail.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Et c'est cela qui fait dire à The Atlantic que le choix du président relève du "caprice", et que sur le terrain, en Syrie et plus largement au Moyen-Orient, le retrait américain va immanquablement entraîner "le chaos". Avec la Syrie, "Trump vient de saborder la seule chose qu'il avait mieux réussi qu'Obama", résume donc The Atlantic

On donnera tout de même le dernier mot à un média qui défend le choix du président : le toujours très pro-Trump Washington Examiner avanc cet argument que je vous laisse apprécier : " c'est triste à dire mais, de toute façon, la Syrie est et restera un pays brisé, ruiné et violent, et ce n'est pas le maintien de soldats américains dans des baraques au milieu du désert qui y changera quoi que ce soit."

Les Américains vont retirer leurs troupes de Syrie, et les Russes voudraient eux installer une base aérienne au Venezuela ? 

C'est la rumeur qui n'en finit pas de monter dans les médias du monde entier, et elle est reprise par des journaux à priori très sérieux comme l'espagnol El Mundo.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Où l'on lira donc que Nicolas Maduro étudierait la possibilité de céder aux Russes la petite île paradisiaque de La Orchila, en mer des Caraïbes. Sable blanc  et mer turquoise, auxquels seuls le président et sa famille ont accès. La Orchida, apprend-on surtout, possède une piste d'aviation capable d'accueillir des avions de combats et elle présent l'avantage de se trouver à environ 2000 kilomètres "à vol d'oiseau" des Etats-Unis.  Vous l'aurez compris, les "oiseaux" en l’occurrence ce seraient des "cygnes blancs", le surnom qu'on donne aux bombardiers supersoniques russes Tupolev 160. Deux de ces avions avaient justement effectué le voyage Russie-Venezuela la semaine dernière et ça avait copieusement énervé les Américains. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Dans la presse de Caracas, forcément, on se passionne pour cette histoire qui rappelle la guerre froide et la crise des missiles de Cuba en 1961. El Nacional cite les dénégations de l'ambassadeur de Russie au Vénézuéla (pour lui tout ça n'est qu'une "fake news"), mais le quotidien d'opposition vénézuélien fait aussi entendre les propos du président de l'Assemblé constituante Diosdado Cabello.  

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Une base russe au Vénézuéla ? Si seulement ça pouvait être vrai ! Et pas seulement une, deux, trois, dix, même ! S'il y a une menace aujourd'hui c'est celle de l'invasion que nous préparent les Américains. Et eux qui ont 800 bases militaires à travers le monde, qui bombardent régulièrement des civils, s’inquiètent pour quelques avions russes ?

Fake news ou pas, on voit bien que cette affaire de base russe est savamment utilisée par tout le monde pour se faire peur, et faire passer ses messages. Le site d'info russe Vzgliad est convaincu que c'est là la réponse du Kremlin en forme de menace à Washington qui annonçait fin octobre son retrait du Traité sur la réduction des armes nucléaires, traité issu, tient donc, de la guerre froide.

Dans la presse japonaise, une mauvaise nouvelle pour les baleines.

Des sources gouvernementales à Tokyo ont affirmé à l'agence Kyodo que le Japon s'apprête à claquer la porte de la CBI, la Commission Baleinière Internationale. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

En faisant cela, les Japonais mettraient à exécution une menace déjà maintes fois brandie : ils sortiraient du moratoire sur la pêche à la baleine et relanceraient, contre l'avis de la communauté internationale, le commerce des produits qui découlent de cette pêche à commencer par la viande de baleine.

Pourtant nous dit The Guardian, les Japonais en mangent très peu, de cette viande qui arrive déjà sur leurs étals, malgré le moratoire, car les baleiniers nippons le contournent grâce à une dérogation sur la pêche destinée soit-disant à la recherche scientifique.  

 Kyodo nous dit donc ce matin, que le Japon quittera la Commission Internationale avant la fin de l'année... et cette décision, non encore officielle, sonne déjà comme un pied de nez à la protection des baleines, espèce décimée depuis des décennies et qui commençait à peine à voir ses populations se reformer. Le Sydney Morning Herald s'en alarme, tout en nous rappelant que, moratoire ou pas, les baleiniers japonais pêchent déjà très fréquemment au large des côtes australiennes, où ils "massacrent les cétacés par centaines". 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La crainte des Australiens, et plus largement des défenseurs de l'environnement, c'est qu'en quittant la Commission baleinière internationale le Japon n'envoie "un coup de harpon fatal" à cette fragile institution et plus largement aux lois internationales de protection de la biodiversité.

Chroniques

7H40
18 min

L'Invité(e) des Matins

Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......