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Paul Manafort

Donald Trump redouble d’agressivité face aux rebondissements de "l'enquête russe"

6 min
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L'enquête sur les soupçons de collusion entre la campagne Trump 2016 et la Russie rebondit dans la presse, poussant le Président américain dans ses retranchements. En Géorgie une ancienne diplomate française est élue Présidente. La meurtrière "guerre contre les drogues" en procès aux Philippines.

Paul Manafort
Paul Manafort Crédits : Shawn Thew - Maxppp

Dans la presse américaine c'est depuis deux jours le grand retour au premier plan de "l'enquête russe". 

C'est le plus gros dossier qui pend comme une épée de Damoclès au-dessus de la présidence Trump, cette enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et de hauts responsables russes, pour amasser et diffuser des informations compromettantes sur Hillary Clinton. Et si l'affaire revient à la Une cette semaine, c'est parce qu'on a appris, dans les colonnes du New-York Times,  que l'un des principaux suspects, Paul Manafort, ancien directeur de campagne et connu pour ses connections très puissantes au Kremlin ; Paul Manafort, donc, a plusieurs fois menti aux enquêteurs du FBI, alors qu'il avait accepté de plaider coupable et de collaborer à l'enquête. Aux Etats-Unis c'est considéré comme un crime fédéral.   

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Toujours plus loin dans la collusion présumée, c'est toujours le New York Times qui affirmait hier que l'avocat de Manafort avait tenu au courant les avocats de Trump des avancées de l'enquête, de ce que le procureur Mueller lui demandait, de ce qu'il cherchait, etc : Manafort aurait donc accepté de coopérer pour agir indirectement comme une véritable "taupe" au cœur  de l'enquête russe, alimentant un "pipe-line d'informations confidentielles" directement relié à la Trump Tower selon l'image choisie par le Washington Post.  Lequel cite cite le professeur de droit constitutionnel Harry Litman : ces incroyables fuites organisées, pour lui, ont de très graves implications juridiques et politiques ; des faits qui pourraient bien être qualifiés "d'obstruction à la Justice" de la part du Président en personne.

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On terminera le tableau, avec cette interview justement de Donald Trump au  New York Post, où il évoque sans l'exclure la possibilité de "gracier" Paul Manafort. Il salue "le courage" de ce dernier face au procureur Mueller qualifié de "nouveau Joseph McCarthy", et accusé d'avoir forcé les hommes du Président à mentir pour sauver leur peau.

La République caucasienne de Géorgie a élu hier Salomé Zourabichivili à sa présidence. 

Les résultats du second tour ce mercredi de la présidentielle la donnent large vainqueur, alors sans attendre la proclamation officielle de cette victoire, la presse se demande comment qualifier la nouvelle chef de l'Etat? 

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Dire avant tout que c'est une femme, et que c'est assez exceptionnel pour être souligné en ex-URSS ? C'est le choix qu'a fait Bloomberg dans le titre de son article,  mais c'est forcément un peu réducteur.

On passera aussi sur la tentation, très forte et assez réductrice aussi, du "cocorico" : mettre l'accent, comme le fond nos médias français, sur le fait que Madame Zourabichvili est une ancienne diplomate du quai d'Orsay, qu'elle a renoncé à sa double nationalité franco-géorgienne pour pouvoir être candidate dans son pays.

Alors que dire? Eh bien, par exemple avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, on pourra expliquer que derrière Salomé Zourabichvili, il y a l'homme le plus riche du pays, le très puissant milliardaire Bidniza Ivanishvili. C'est lui qui tient les rênes du pays depuis des années avec son parti le "Rêve Géorgien", et il a soutenu la candidate en se gardant toutefois de trop s'afficher à ses côtés. 

Car cette présidentielle, nous dit  l'américaine Radio Free Europe, était en fait un affrontement, par candidats interposés, entre Ivanishvili l'oligarque et son ennemi juré, l'ancien Président pro-européen désormais en exil Mikhaïl Saakachvili, qui soutenait lui Grigol Vashadzé. 

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Le scrutin aura donc tourné avant tout autour de ces deux figures tapies dans l'ombre avec, pour le Moscow Times, "le spectre de la Russie qui planait au-dessus des urnes".  Le journal anglophone publié à Moscou donne la parole au spécialiste de la région, Lincoln Mitchell selon qui la victoire annoncée de Zourabichvili marque la volonté, de la part des Géorgiens, de "poursuivre les relations actuelles avec la Russie, une diplomatie marquée en façade par une opposition" à la reconnaissance par Moscou des Républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie] mais une diplomatie prudente, également, faite de compromis et "d'efforts pour éviter toute escalade des tensions" : ne surtout pas fâcher l'ours russe comme a pu le faire l'Ukraine ces derniers jours en Mer d'Azov. Les Géorgiens ont compris cela, et n'ont pas favorisé le candidat Vashadzé aux positions anti-russes beaucoup plus marquées.  

Mais l'affaire n'est peut-être pas complètement entendue : le site d'info Civil.ge cite le toujours imprévisible Mikhaïl Saakachvili, qui dès hier soir appelait ses partisans à la "désobéissance civique", à mener des manifestations de masse pour contester la légalité du scrutin d'hier.   

Aux Philippines, c'est une première : des policiers ont été condamnés pour la mort d'un jeune homme de 17 ans présenté comme un trafiquant de drogue. 

Ce procès qui s'est achevé ce matin à Manille fait la Une du Manila Bulletin, parce que le meurtre de Kian Delos Santos l'an dernier avait suscité l'indignation d'une grande partie des Philippins, et lancé un débat national sur cette "guerre contre les drogues" lancée par le président Rodrigo Duterte.  

Une guerre qui a fait officiellement plus de 5000 morts (officieusement on parle volontiers de 11 000 à 30 000), avec des policiers autorisés à tuer, sans autre forme de procès, aussi bien les dealers que les simples consommateurs de stupéfiants.  Une politique du "tirer d'abord, réfléchir ensuite", selon la BBC Asie, et qui avait culminé avec l'assassinat extra-judiciaire du jeune Delos Santos.

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Son corps retrouvé criblé de balles dans une rue de la banlieue de Manille ; les dénégations de ses parents qui assuraient qu'il n'avait rien à voir avec le portrait de baron de la drogue qu'on lui a accolée ; les critiques des défenseurs des droits de l'Homme, tout cela avait poussé Rodrigo Duterte à lever le pied, sur sa croisade contre le narcotrafic. 

Le procès, très médiatisé aux Philippines, s'est donc achevé ce matin sur de lourdes condamnations, jusqu'à 40 ans de prison, pour les trois policiers. Et à en croire le Cebu Daily News, ils pourraient bien ne pas être les derniers à payer en Justice la dérive meurtrière du Président Duterte :  lui-même est visé par une enquête de la Cour Pénale Internationale, la CPI qui pourrait requalifier sa guerre contre les drogues, ni plus ni moins, en "crimes contre l'Humanité".

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