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Incendie au Musée National de Rio de Janeiro

Un trésor culturel "inestimable" détruit par les flammes à Rio de Janeiro

5 min
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Le Musée National de Rio de Janeiro est la proie d'un gigantesque incendie depuis dimanche soir. Il s'agit de la plus ancienne institution scientifique du Brésil, rappelle la presse qui fait l'inventaire des trésors "inestimables" selon le président Michel Temer, détruits par les flammes.

Incendie au Musée National de Rio de Janeiro
Incendie au Musée National de Rio de Janeiro Crédits : MARCELO SAYAO - Maxppp

Ce matin ce sont les mêmes images que l'on retrouve en Une de tous les journaux à travers la planète

Images particulièrement sensationnelles, il est vrai: le Museu Nacional de Rio de Janeiro est en feu, et les flammes sont en train de le dévorer complètement, sous l'objectif des caméras du monde entier.  C'est la chaîne brésilienne O Globo qui a alerté la première dans la nuit. Le musée national, c'est, nous explique-t'on, la plus ancienne institution scientifique du Brésil, fondée en 1818, et c'est aussi le plus grand musée du continent par la richesse de ses collections allant des squelettes de dinosaures aux Beaux-Arts, en passant par l'Egypte antique et les civilisations pré-colombiennes.  Il renfermait une mémoire "inestimable", a dit le président brésilien Michel Temer.  Le journal Correio Braziliense ce matin retient surtout que c'est là qu'était conservé le crane fossilisé de Luzia, 11 000 ans, connue comme "la première brésilienne". 

Mais ce qui ressort très vite dans la couverture abondante de cet incendie, c'est le début de polémique sur l'état de ce musée...  "Grandeur et décadence d'une institution deux fois centenaire" titre la Folha de Sao Paulo :  le musée carioca attendait une rénovation urgente depuis des années, mais les aides publiques et privées n'arrivaient pas confie à O Globo le directeur adjoint de l'établissement.  On apprend aussi que le vieux musée était rongé les fuites d'eau et la rouille; les combles étaient infestés de chauves-souris et d'opposums; les bouches à incendie autour du bâtiment ne fonctionnaient pas quand les pompiers sont arrivés, et l'on trouvera enfin le récit des tentatives desespérées des gardiens pour sauver ce qui pouvait l'être.  

Les brésiliens assistent impuissant à la disparition de ces trésors culturels, et ça éclipse, pour quelques heures en tous cas, le début très mouvementé de leur campagne présidentielle. 

L'élection aura lieu le 7 octobre, et la campagne a démarré ce samedi avec cette décision du tribunal électoral suprême: la disqualification l'ex-président et leader de la gauche brésilienne Lula. Il était jusque là le candidat du Parti des Travailleurs depuis la prison où il purge une peine de 20 ans pour corruption. Le Correio Braziliense nous rappelle que la décision portait en particulier sur les spots de campagne du Parti des Travailleurs. Celui-ci par exemple: 

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C'est Lula en personne qui apparaît pour défendre le bilan de ses 12 ans passées au pouvoir, on ne voit son colistier, Fernando Haddad, que quelques secondes, à la fin. C'est pourtant lui, FErnando Haddad, aujourd'hui, qui sera adoublé comme candidat en plein par Lula  depuis sa prison de Curitiba. 

Car le Parti des Travailleurs, le "PT, a abdiqué"... face à la pression judiciaire, analyse, dans O Globo, l'éditorialiste Bernardo Mello Franco: le Parti de Lula reconnaît enfin que son leader est sorti de la course, et en faisant cela il renonce à un "suicide électoral". Pour autant reconnaît Mello Franco, la décision des juges vendredi "restera dans les mémoires comme la plus grande ingérence du pouvoir judiciaire dans une élection présidentielle depuis la fin de la dictature". Avec Lula hors jeu, commente enfin la Folha, la campagne est relancée : désormais le grand favori des sondages c'est Jair Boslonaro, candidat d'extrême-droite avec son programme intitulé "Le Brésil d'abord et Dieu avant tout". Le PT et les autres partis n'ont plus qu'à se battre pour figurer au second tour face à lui. 

La presse étrangère réserve également une large place à la situation dans l'est séparatiste de l'Ukraine

La région de Donetsk où vendredi le dirigeant de l'auto-proclamée République Populaire de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a été tué par une bombe qui a explosé dans un bar où se trouvait le leader pro-russe. La BBC revient sur les obsèques réservées hier à celui qui restera comme le premier "président" de cet Etat fantoche et toujours en guerre contre Kiev: des dizaines de milliers de personnes réunies dans les rues de la ville. On les voit en photos en ligne compactes, entourés de soldats en armes. 

Des citoyens éplorés, venus spontanément rendre un dernier hommage à leur dirigeant, comme le légende la BBC? Ou plutôt, corrige l'agence de presse ukrainienne Unian, des milliers d'étudiants et de fonctionnaires forcés à venir pleurer l'éminent disparu. On les a ramené par bus depuis toutes les communes voisines, explique aussi le site d'info Novosti Donbassa. Une gestion de foule, classique dans l'Ex-URSS, dont il n'est jamais question dans les récits que fait la presse russe de ces obsèques "nationales". Récit en images, sur Gazeta.ru, pas avare en photo montrant des jeunes filles ou vieilles dames en larmes, et une marée humaine sous de grands panneaux à la gloire de Zakhartchenko, avec inscrite cette phrase "Nous n'avons qu'une seule patrie, la Russie". 

Enfin, la presse économique asiatique, et plus précisément le South China Morning Post, nous explique comment, grâce à la guerre commerciale menée par Donald Trump, les relations entre la Chine et le Japon sont en train de très sérieusement se réchauffer, avec l'espoir renaissant de voir conclu un grand accord bilatéral de libre-échange entre les deux grandes puissances. Tokyo et Pékin, qui discutaient commerce la semaine dernière, se retrouvent poussés dans les bras l'un de l'autre par la politique agressive et protectionniste de Trump,  lequel a dit ce week-end qu'il ne se rendra pas en novembre à Singapour pour le sommet de l'ASEAN. 

Cette "bouderie du président américain", analyse le Sydney Morning Herald renforce les craintes des pays asiatiques... avec un "désengagement des Etats-Unis dans la région, ils perdraient le principal contre-pouvoir à l'hégémonie chinoise sur tout le continent".

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