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Réunion publique d'un candidat républicain pour le Sénat, dans le Michigan, 5 août 2018

Donald et les "mini-me" des midterms...

5 min
À retrouver dans l'émission

La presse internationale s'intéresse déjà beaucoup aux élections de mi-mandat aux États-Unis.

Réunion publique d'un candidat républicain pour le Sénat, dans le Michigan, 5 août 2018
Réunion publique d'un candidat républicain pour le Sénat, dans le Michigan, 5 août 2018 Crédits : BILL PUGLIANO - AFP

En une de l'édition électronique de "The Guardian", à Londres, est posée cette question : peut-il exister un Trumpisme sans Trump ? Brûlant d’actualité, alors qu’en ce mois d’août, la campagne électorale des "midterms," aux États-Unis, bat son plein, et que, nous rappelle le site "Politico", une élection spéciale, demain, dans l'Ohio, nous donnera de premières indications sur les tendances à attendre, en novembre. 

"The Guardian" s’est intéressé aux campagnes des candidats républicains aux postes de représentants ou de sénateurs, et notamment à ceux qui trouvent pertinent de se montrer plus royalistes que le roi, plus trumpistes que Trump.  Le journal les nomme les "mini-me des midterms”. Politiquement, leurs idées sont très proches de celles du "boss" : et c'est plutôt logique - il a bien fallu qu'ils soient investis. Mais plus étonnamment, leur façon de faire campagne est aussi calquée, très souvent, sur les pratiques dont Donald Trump a usé et abusé en 2015-2016. 

Exemple, avec ce clip de campagne que publie le site de "The Guardian" pour illustrer son article. Clip qui met en scène toute la petite famille de Ron DeSantis, député de Floride.

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La femme de Ron DeSantis explique que son mari n'est pas qu'un candidat investi par Trump, mais qu'il est aussi un super papa, apprenant à ses enfants à construire un mur géant en mousse, ou les aidant à lire leurs tout premiers mots sur les pancartes électorales de Trump. D'autres candidats, comme Corey Stewart en Virginie, insultent copieusement leurs adversaires sur Twitter, en lettres majuscules, parlent de "chasse aux sorcières" à propos de l'enquête russe, et défendent le drapeau confédéré : tout comme Trump. Mais cette stratégie de la "tête baissée" pourrait bien avoir des limites, si on en croit Henry Olsen, cité dans l'article de "The Guardian". D'après ce chercheur au centre de réflexion "Ethics and Public Policy Center", il ne suffit pas de donner des surnoms infamants à ses adversaires pour connaître à coup sûr le succès de Trump. "Le style Trump était conçu pour Trump", explique Olsen. Attention à ne pas considérer ça comme un ticket en or.

Retour également, ce matin dans la presse internationale, sur le mystérieux attentat qui aurait visé Nicolas Maduro, samedi soir, au Venezuela.

"El Pais" a mené l'enquête, et s'est penché sur cette version officielle de l'attentat "au drone piégé", qui suscite, explique le journal, au minimum beaucoup de doutes. Car si le procureur général vénézuélien Tarek William Saab explique qu'il révélera aujourd'hui l'identité des conspirateurs, pour certains déjà sous les verrous, experts de la défense et dissidents de l'armée expriment bien des doutes. 

L'armée, explique "El Pais", a arrêté les journalistes qui couvraient le défilé pendant lequel a eu lieu l'attentat. Onze d'entre eux, libérés depuis, ont été dépouillés de leur matériel, et ont expliqué n'avoir vu aucun drone voler pendant le discours de Maduro. Le journal "O Globo", au Brésil, confirme et explique notamment que trois journalistes de la télévision vénézuélienne ont disparu après avoir été approchés par la Garde Nationale. Pour le général dissident Hebert Garcia Plaza, cité dans "El Pais", tout cela est une manœuvre du gouvernement pour "détourner l'attention de la situation sociale catastrophique" qui a court actuellement au Venezuela, en ciblant pèle mêle, et sans grande cohérence, la Colombie, l'extrême droite, les Etats-Unis.

Dernière étape de cette revue de presse internationale : le Japon, d'où nous parvient une voix habituellement plutôt discrète. Celle d’Haruki Murakami. 

Hier soir, sur les ondes d'une radio japonaise, du côté de Tokyo, Murakami - connu pour ses efforts en matière de condition physique autant que pour sa rareté dans les médias - a animé, pour la première fois, sa propre émission de radio, sur Tokyo FM : “Murakami Radio", où il a été question de course à pied et de musique.

"The New York Times" n’a pas manqué le rendez-vous, a écouté l’émission hier soir, et raconte ce matin : “l’écriture de romans, a expliqué Murakami dans cette émission, est affaire de rythme, tout comme la musique et la course”. Au long de sa sélection de neuf titres de rock et de jazz, tiré des iPods qu’il utilise pour courir, l’écrivain s’est en quelque sorte livré à une masterclass, un peu comme sur France Culture, expliquant à ses fans, qu’avant de lancer sa grande carrière littéraire, il se destinait à la musique, et qu’il avait été patron, en ses jeunes années, d’une boîte de jazz à Tokyo.

“Si vous pensez que mes livres sont faciles à lire, c’est que nous avons musicalement quelque chose en commun, a expliqué hier soir Murakami, à ses fans japonisants, tant l’écriture est un processus physique". Et tant la musique, rappelle ce matin "The New York Times" sert, bien souvent, les motifs des romans de Murakami.

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