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Congrès du FLN à Alger pour soutenir un cinquième mandat de Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika candidat à un cinquième mandat présidentiel en Algérie

6 min
À retrouver dans l'émission

Le président Bouteflika, très diminué par un AVC en 2013, a officialisé dimanche sa candidature pour un cinquième mandat en Algérie. L'ultime bataille de Baghouz contre Daech permettra-t-elle de capturer son chef Al-Baghdadi ? Manuel Valls joue à cache-cache avec l'extrême-droite espagnole.

Congrès du FLN à Alger pour soutenir un cinquième mandat de Bouteflika
Congrès du FLN à Alger pour soutenir un cinquième mandat de Bouteflika Crédits : stringer - Maxppp

C'est la fin d'un faux suspense en Algérie : le président Abdelaziz Bouteflika est bien candidat pour un 5e mandat. 

Il est donc en passe de se maintenir au pouvoir, à désormais 81 ans... dont bientôt six années considérablement diminué par les séquelles d'un AVC. Abdelaziz Bouteflika a fait publier dimanche un communiqué annonçant sa candidture pour la présidentielle du 18 avril prochain. Pour comprendre l’irrationalité de cette nouvelle, il faut lire le récit que fait El Watan du congrès du FLN, parti présidentiel qui,  la veille, samedi, avait plébiscitée cette candidature :  ce congrès, raconte le reporter Hocine Lambiren, c'était "le show de l'absent" :  Bouteflika, bien sûr, n'était pas là (il peut à peine parler et ses sorties sont limitées au strict minimum pour raisons évidentes de santé), mais puisqu'il était question de le reconduire pour encore 5 ans, il fallait bien donner le change, créer de l'engouement autour de la personne du grand homme.

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Alors pour faire oublier les images terribles d'un président hagard, sur son fauteuil roulant, on a ressorti de fringantes vidéos d'archives datant des années 60 ou, plus récemment, des trois premiers mandats présidentiels, en tous avant l'accident vasculaire cérébral de 2013. Plus terrible encore, ce que raconte le HuffPost Maghreb, sur ce même congrès : pour personnifier le président absent, la foule a été invitée  à adorer son portrait, peint dans un cadre doré. a devient presque une coutume, en Algérie : déjà en juillet dernier c'est une peinture de Bouteflika qui avait ouvert un défilé pour l'Anniversaire de l'Indépendance. Comme si les Algériens étaient sommé de chérir une image de président plutôt que l'homme lui-même.  

Samedi donc, le FLN a honoré son leader en lui faisant des cadeaux : ça donne cette vidéo surréaliste du HuffPost, où dans une cohue "épique", le tableau de Bouteflika s'est vu offrir un autre tableau, représentant des bédouins en train de manger.

Tout ça pourrait prêter à sourire, mais c'est bien le tragique de la situation que retient le chroniqueur d'El Watan Abderezak Merad : il rappelle que, déjà en 2014, la première réélection du président après son AVC s'était faite malgré lui, contre son gré. C'était déjà "le même personnel de l'intendance et de la logistique, qui était à la manœuvre pour assurer la mécanique électorale",  permettre au système au pouvoir de se maintenir.  

Cinq ans plus tard, constate Mérad, "l'état de santé du leader bien-aimé a dramatiquement dépéri, mais on nous prépare un remake plus grotesque encore".  Cette fois encore, la famille Bouteflika s'est apparemment opposée à une nouvelle candidature, mais cela n'a rien changé.  

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On lira enfin dans Le Soir d'Algérie cet article sur les vagues espoirs de l'opposition où certains candidats cherchent à négocier une alliance pour une candidature unique face à Bouteflika. Pour ceux qui ne se laissent pas tenter par l'appel au boycott pur et simple du scrutin, les tractations vont déjà bon train pour savoir qui tentera d'incarner la  vague de "Tout sauf Bouteflika" qui monte dans la jeunesse algérienne sur les réseaux sociaux.

Aux confins de la Syrie et de l'Irak, les combattants de Daech livrent leur dernière bataille autour du village syrien de Baghouz. 

Baghouz, localité coincée entre l'Euphrate et la frontière irakienne, c'est tout ce qu'il reste du califat qui a fait trembler la planète entière. De ce monstre-là, nous dit Al Jazeera, il ne resterait plus qu'environ "600 combattants, pour la plupart étrangers, et quatre kilomètres carrés de désert" qui sont depuis deux jours la cible d'une opération militaire arabo-kurde. 

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Cette "dernière bataille", est "d'une violence "féroce", nous dit Al Jazeera, mais ce sont d'autres affrontements qui retiennent l'attention du Guardian ce matin : son envoyé spécial à Baghouz, Martin Chulov, tente de savoir si le chef charismatique de Daech Abou Bakr Al Baghdadi, se trouve ou non à Baghouz, et donc si la chute ultime de cette position pourrait déboucher sur sa mort ou son arrestation. 

Dans la débâcle de ces derniers jours, Martin Chulov a pu rencontrer des fuyards du Groupe Etat islamique, qui lui ont raconté qu'Al Baghdadi n'est plus à Baghouz, et pour cause : au mois de septembre, dans le village tout proche d'Al Keshma, Al Baghdadi aurait réchappé de justesse d'une tentative d'assassinat, menée par des combattants étrangers de Daech. Après plusieurs jours de combats décrits comme "intenses", sa garde rapprochée aurait réussi à l'exfiltrer, par des tunnels, à travers le désert... et l'on perd sa trace depuis. Il y a donc bien peu de chance qu'Al Baghdadi se trouve aujourd'hui encore à Baghouz. 

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Mais comme toujours, le sort du prédicateur devenu chef de guerre suscite toutes les hypothèses et tous les fantasmes : le site russe Sputnik, à prendre avec d'infinies précautions mais déjà très repris sur des sites conspirationnistes en langue arabe, affirme par exemple que le chef de Daech a déjà été arrêté il y a quelques jours, qu'il est entre les mains des Américains, lesquels s'apprêteraient à mettre en scène sa capture comme épilogue à la guerre contre les djihadistes.  

A Madrid, un après-midi compliqué, hier pour Manuel Valls : tantôt il cherchait les caméras, tantôt il les évitait. 

Le tout, dans la grande manifestation des droites espagnoles : notre ex-Premier ministre socialiste, faut-il le rappeler, est le candidat du parti de centre-droit Ciudadanos aux prochaines élections municipales à Barcelone. La base de son engagement, c'est la lutte contre le séparatisme catalan.  Alors hier, il participait, à Madrid, à une grande manifestation contre le Premier ministre socialiste de l'Espagne, Pedro Sanchez, parce que ce dernier a lancé un grand dialogue avec les indépendantistes. 

El Pais nous confirme que ce rassemblement madrilène, c'était un moment fort d'affirmation de toutes les droites espagnoles, de Ciudadanos, au centre, à Vox, l'extrême-droite qui émerge depuis qu'elle est entrée au parlement régional d'Andalousie.  Elle y gouverne désormais grâce à une alliance indirecte avec Ciudadanos, et ça, forcément, en terme d'image, c'est dur à gérer pour un Manuel Valls qui s'est toujours présenté comme un pourfendeur des extrémismes.  

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Notre homme, hier, a donc défilé aux côtés de ses amis de Ciudadanos, jusqu'au moment où il a fallu faire la photo de famille des droites unies : là, Manuel Valls s'est éclipsé, ce que n'a pas réussi à faire le leader de Ciudadanos Albert Rivera, visiblement pas du tout à l'aise aux côtés des têtes d'affiche de Vox. 

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"Pas question de pactiser avec l'extrême-droite", a répété Manuel Valls à la Sexta, la 6e chaîne de télé espagnole, qui l'interrogeait sur sa soudaine disparition madrilène. La position va être difficile à tenir pour Valls comme elle l'est pour tout Ciudadanos depuis les élections andalouses. Mais le quotidien de droite espagnole El Mundo vole au secours des centristes avec cet argument imparable : "certes les nazis aiment la musique de Wagner, mais ce n'est pas parce qu'on assiste à un récital de Wagner, qu'on doit être traité de nazi pour autant".

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