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Sur une banderole, un photomontage composé des portraits d'Angela Merkel et Martin Schulz

Comment lutter efficacement contre la démence?

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Angela Merkel a promis d'aller au bout de son prochain mandat de chancelière, malgré une fronde sans précédent dans son parti conservateur où beaucoup l'accusent de faire trop de concessions pour rester au pouvoir en Allemagne.

Sur une banderole, un photomontage composé des portraits d'Angela Merkel et Martin Schulz
Sur une banderole, un photomontage composé des portraits d'Angela Merkel et Martin Schulz Crédits : ARIFOTO UG / DPA - AFP

La science a besoin de votre cervelle et tant qu'à faire d'une cervelle … saine. Voilà, en substance, résumé cet article passionnant du magazine en ligne UNDARK, repéré par le Courrier International, expliquant comment les scientifiques cherchent aujourd'hui à mieux comprendre la démence.  L'étude des animaux n'étant pas toujours suffisante, les chercheurs ont besoin pour cela de tissus humains. Sauf qu'ils se sont rendu compte que les cerveaux qu’ils étudient présentent trop souvent, eux-mêmes, des pathologies. Beaucoup plus rares, en revanche, sont les cerveaux relativement sains qui permettraient de déterminer plus précisément les causes de la démence et surtout les moyens de s’en protéger. Or même s’ils ont besoin de cerveaux malades, les chercheurs ne peuvent avoir une compréhension parfaite d’une maladie, sans les comparer à des cerveaux sains. D'où la mission que s'est donnée un neurologue américain, David Bennett,  de convaincre des gens de donner leur cerveau à la science. Problème : il est beaucoup plus facile de recruter des donneurs de sang que de sa propre cervelle. Sauf que le neurologue a découvert un excellent filon, en prenant conscience que les religieux, notamment, pouvaient être très généreux avec leur corps, lorsqu’il s’agit de servir l’intérêt général. Et c'est ainsi, raconte toujours l'article, que David Bennett multiplie aujourd’hui les conférences dans des salles remplies de … religieuses. De sorte qu’avec 370 m2 d’armoires et de congélateurs remplis d’échantillons, sa collection d'un genre un peu particulier est à présent l’une des nombreuses «banques de cerveaux» américaines qui servent à réaliser des expériences neurologiques. 

Mais pourquoi vous parler, ce matin, des recherches scientifiques sur la démence et surtout du manque de cervelle saine pour y parvenir ? Tout simplement parce que l'actualité regorge, une fois de plus, d'extravagances en tout genre. Prenez par exemple l'Allemagne, où le séisme vécu lors des législatives, avec le repli des partis traditionnels et la percée de l'extrême droite, n'en finit plus de créer des secousses. La nervosité est désormais perceptible partout, note ce matin dépité DIE WELT. Dernier épisode en date, vendredi dernier : l'ex chef du parti social-démocrate allemand Martin Schulz a finalement annoncé qu'il renonçait à entrer dans le prochain gouvernement. Ultime volte-face, donc, pour celui qui avait exclu (dans un premier temps) l’idée d’entrer dans un gouvernement Merkel, avant (dans un second temps) de se raviser pour, au final, sortir par la petite porte, et deux jours seulement après un accord de gouvernement pour renouveler la grande coalition. Sauf que ce départ sans gloire ne fait pas, non plus, les affaires d'Angela Merkel, qui essuie critique après critique, depuis l'annonce de cet accord de coalition. Plusieurs figures de son propre parti conservateur l'accusent, en effet, d'avoir fait trop de concessions aux sociaux-démocrates. Au point qu'hier, Angela Merkel a dû intervenir sur la chaîne de télévision publique ZDF, pour y réfuter l'impression grandissante d'usure du pouvoir.

D'où, également, cet article à lire dans les colonnes du FINANCIAL TIMES et intitulé : Quand la Grande-Bretagne exporte son chaos politique en Allemagne. Pourquoi ? Parce qu'au Royaume-Uni, aussi, le Parti conservateur est en train actuellement de se déchirer autour de la question du Brexit, certains craignant que Theresa May ne revienne sur son engagement de quitter l'union douanière. 

Et puis toujours au Royaume-Uni, pour la troisième journée consécutive, le scandale autour de l'organisation caritative Oxfam est à la Une, ce matin, de toute la presse.Selon THE TIMES, qui le premier a révélé l'affaire, plusieurs responsables de l'ONG britannique ont eu recours aux services de prostituées à Haïti en 2011. Une source citée par le quotidien dit avoir vu, notamment, une vidéo d'une orgie avec des filles portant des T-shirts à l'effigie d'Oxfam, dans une villa louée par l'association, avec des fonds caritatifs. Or non seulement la direction d’Oxfam, une fois les faits connus, a préféré renvoyer les employés incriminés sans aucune sanction disciplinaire afin ne pas entacher la réputation de l'association, mais le journal de Londres affirme, ce matin, qu'avant même que ces deux employés ne soient impliqués dans ce scandale, la direction était au courant de leurs comportements préoccupants. Un rapport confidentiel de l'enquête sur Haïti indique que leur recrutement avait permis d'identifier certaines faiblesses. Ce qui n'a pas empêché la direction de les nommer à des postes humanitaires de haut niveau dans le pays, frappé par le tremblement de terre. 

Aux Etats-Unis, là c'est la Maison-Blanche qui se retrouve secouée par une affaire de violences conjugales. Après la démission la semaine dernière de Rob Porter (secrétaire personnel de Donald Trump) accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et d’abus psychologiques, voilà que le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, se retrouve à son tour dans la tourmente. On lui reproche d’avoir été au courant du passé sulfureux de Rob Porter et de l’avoir, malgré tout, laissé à ce poste d’influence. Hier, plusieurs responsables de la Maison Blanche ont, tant bien que mal, cherché à défendre la gestion de ce scandale par l'exécutif. Pour justifier le soutien prolongé de la Maison-Blanche à Rob Porter, une conseillère de Trump interrogée sur CNN a affirmé n'avoir eu pleinement connaissance de l'ampleur de ces accusations qu'«une fois les articles parus dans la presse».

Enfin le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a prévenu hier que son pays allait continuer à mener des raids aériens en Syrie. Et ce malgré la perte d'un avion de chasse abattu par un missile syrien samedi dernier. Selon la presse, l’avion revenait d’une action de représailles, après la violation de l’espace aérien israélien par un drone iranien, lancé depuis la Syrie. D'où cette question qui parcourt, désormais, tous les journaux : risque-t-on une nouvelle escalade régionale ? Quoi qu'il en soit, pour THE JERUSALEM POST, ces derniers développements démontrent une chose : que les masques sont enfin  tombés ! Citant un communiqué de l'armée, le quotidien proche des conservateurs l'affirme sans ambages : l’Iran utilise clairement la Syrie comme une base de lancement de ses opérations contre l'Etat hébreu. Et d'ajouter : pour la première fois, l’Etat hébreu affronte son ennemi de toujours, l’Iran. Après des années de guerre de l’ombre, nous n’avons cessé de nous rapprocher de ce moment. Et maintenant, nous sommes face à face.

Par Thomas CLUZEL

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