LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le Premier ministre australien Scott Morrison

Le Premier ministre australien demande "pardon" aux victimes de décennies d'abus pédophiles

5 min
À retrouver dans l'émission

Scott Morrison a plusieurs fois demandé "pardon" au nom de l'Etat australien, aux victimes de décennies d'abus sexuels dans des institutions religieuses ou publiques. Aux Etats-Unis, inquiétudes sur la définition des genres, Donald Trump accusé de vouloir priver les transgenres de leurs droits.

Le Premier ministre australien Scott Morrison
Le Premier ministre australien Scott Morrison Crédits : Sean Davey - AFP

Le Premier ministre australien vient de prononcer un discours d'excuses nationales aux victimes de décennies d'abus pédophiles. 

C'était il y a quelques heures devant le parlement australien,  à la tribune du Parlement australien, Scott Morrison a plusieurs fois répété ce simple mot : "pardon".  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

"Aujourd'hui notre Nation est face à son échec, a dit le chef du gouvernement, échec de n'avoir pas su écouter, comprendre, et rendre justice...  Et à nouveau aujourd'hui, nous demandons pardon. Aux enfants que nous n'avons pas su protéger, pardon. Aux parents dont la confiance a été trahie, pardon. Aux lanceurs d'alerte qui ne nous n'avons pas écouté, pardon"  

L'Australie, à nouveau face à ces décennies d'abus sexuels perpétrés sur des enfants, par des prêtres, des enseignants, ou des responsables d'institutions. Le Sidney Morning Herald note le caractère historique, profond, de ces excuses nationales : les mots du Premier ministre ont paru être à la hauteur, quand il a parlé de "traumatisme, d'abomination, de tyrannie des souffrances invisibles"

Autre phrase... citée par l'Advertiser d'Adelaïde: "Nous ne pourrons jamais promettre un pays sans prédateurs sexuels, mais nous promettons un pays qui s'engage à écouter et croire ses enfants".  Voilà pour les mots et les intentions du dirigeant politique, mais tout cela sonne terriblement "creux", dit sur la chaîne ABC un survivant de ces abus sexuels. Son association de victimes a boycotté le discours d'excuses nationales : "Aucun pardon ne pourra être accordé, nous dit cet homme... tant que l'Etat n'aura pas fait plier le Clergé Catholique, lui imposant une profonde réforme, des règles enfin claires et strictes" pour qu'aucun abus, à l'avenir, ne puisse rester impuni. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

En résumé, lira-t'on sur le site NewMathilda de la plume d'une responsable des services australiens de protection de l'enfance,  les mots d'excuses de ce lundi ne pèseront pas lourd tant que les actions en suivront pas. Le discours du Premier ministre ne doit surtout pas être un pansement, sur une plaie encore vive.

Aux Etats-Unis, à en croire le New York Times, l'administration Trump s'apprêterait à priver les personnes transgenre de toute reconnaissance administrative. 

C'est vrai qu'il fait beaucoup réagir, ce dossier publié hier par le NYTimes : le quotidien s'est procuré un mémorandum du Ministère de la Santé qui veut revenir à une définition particulièrement stricte des genres. Un homme, une femme, seraient définis dans leur identité par " des traits biologiques immuables identifiés à la naissance ou avant la naissance". 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Si une telle définition était inscrite dans l'article 9 du de la Loi fédérale sur les droits civiques, ce serait à en croire le New York Times "un incroyable retour en arrière". De quoi réjouir  les milieux évangélistes et ultra-conservateurs qui ne sont pas étrangers à cette politique, affirme le quotidien : ils veulent la peau  des accommodements mis en place sous Barack Obama, cet assouplissement de la définition légale du genre comme fruit du "libre choix" de chacun.  Dans le cadre voulu par le Ministère, on serait donc assigné à son sexe biologique pour la vie, sans possibilité d'en changer. Cela revient à "nier tous droits spécifiques, et dont toute politique anti-discrimination" en faveur d' 1,4 millions de personnes transgenre aux Etats-Unis. 

Cette offensive, qui reste, rappelons-le à ce stade, un projet de l'administration Trump, elle ne surprend pas finalement le site Slate America, où l'on lira "comment les Républicains depuis des mois ont préparé le terrain"  à cette invisibilisation des transgenres.  La reconnaissance de leurs droits, de leur existence même,  serait à croire l'entourage du Président un" luxe de bien-pensance, une coquetterie" que la société américaine ne pourrait pas se permettre. Ça avait commencé, nous rappelle Slate, avec l'interdiction pour les transgenres de servir dans l'Armée, décision signée par Trump en personne mais cassée par plusieurs juges fédéraux, et ça ne va donc pas s'arrêter là. 

On en reviendrait finalement à ce qu'un édito du New York Times dénonçait il y  a déjà un an et demi, au moment de l'élection de Donald Trump : "la fin du libéralisme identitaire" aux Etats-Unis, la mort annoncée d'une Amérique qui se voit et se revendique comme plurielle "que ce soit en terme de genre, de religion ou d'ethnicité". 

On lira tout de même dans le Washington Examiner une tentative de défense de Donald Trump. "Non, nous dit l'article, le Président n'est pas en train de préparer un génocide de trans", pas plus qu'un retour à l'obscurantisme de la nuit des temps : la définition des sexes qu'il voudrait réinscrire dans la Loi, nous rappelle cet article, a été en vigueur jusqu'en 2010.

Alors que l'Arabie Saoudite reconnaît enfin la mort de Jamal Khashoggi,  plusieurs pays réfléchissent à geler leurs ventes d'armes au régime de Riyad.

Le royaume saoudien a officiellement reconnu la mort du journaliste samedi comme "conséquence accidentelle d'une bagarre à main nue" qui aurait eu lieu entre Khashoggi et de mystérieuses personnes, dans l'enceinte du Consulat saoudien à Istanbul.  Les responsables, qui n'auraient rien à voir avec la famille royale, seront retrouvés et jugés, nous assure Riyad, qui avec cette version des faits convainc Donald Trump, mais pas vraiment les européens.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Der Spiegel  note que Jean-Yves Le Drian, pour la France, Jeremy Hunt, pour le Royaume-Uni, et Angela Merkel, pour l'Allemagne, ont d'une même voix demandé "des éclaircissements" sur cette version officielle qui laisse de très nombreuses zones d'ombre, et contredit les informations turques.  

Et la chancelière allemande va plus loin, nous dit également Die Zeit, en expliquant que "dans le contexte actuel, Berlin voit mal comment  continuer à vendre des armes à l'Arabie Saoudite". Angela Merkel dit ainsi, en terme très diplomatiques, qu'elle ne gobe pas la version de Riyad, et qu'elle est prête à de vraies rétorsions, celles qu'aucun dirigeant occidental n'a encore soutenu : le gel des ventes d'armes qui ont représenté  6 ,6  Milliards d'euros l'an dernier entre l'Allemagne et l'Arabie saoudite. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

La prise de position de la chancelière trouve un écho particulier ce matin dans La Presse canadienne : il faut dire que cette nuit, à la télé québécoise, le premier ministre Justin Trudeau a dit qu'il "n'exclut pas" l'annulation d'un contrat à 10 milliards d'euros sur la vente de blindés légers. Annulation qui pourrait se faire "en vertu de clauses restrictives sur l'utilisation de ces armes". C'est d'ailleurs l'édito du Globe and Mail en date d'hier : "Derrière l'affaire Khashoggi, supplie le quotidien de Toronto, n'oublions pas l'autre atrocité saoudienne du moment : la guerre au Yemen".

Chroniques
7H40
43 min
L'Invité(e) des Matins
Economie de la presse : où va le Monde ?
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......