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Donald Trump et Barack Obama le 20 janvier 2017 à Washington

Donald Trump charge Barack Obama au sujet de l'ingérence russe dans les affaires nord américaines

5 min

Au sommaire de cette revue de presse : Donald Trump et l'ingérence russe, mais aussi les nouvelles relations des Etats-Unis avec le Mexique et son président tout récemment élu et les hommages à Sergio Marchionne, l'ancien pdg de FIAT, actuellement dans un coma profond.

Donald Trump et Barack Obama le 20 janvier 2017 à Washington
Donald Trump et Barack Obama le 20 janvier 2017 à Washington Crédits : Jack Gruber - AFP

Aux Etats-Unis, ce matin, c'est à nouveau un tweet de Donald Trump qui met le feu aux poudres. 

Voici le tweet en question, traduit en français :

"Ainsi, le président Obama était au courant à propos de la Russie avant l'élection. Pourquoi n'a-t-il alors rien fait, pourquoi n'a-t-il rien dit ? Parce que tout ceci est une vaste intox." fin de citation

Alors, quelle est l'intox en question ? Est-ce l'ingérence russe en elle-même ou est-ce le fait que Barack Obama était au courant. Ce n'est pas très clair. 

Mais pour de nombreux médias américains, comme le Washington Post ou le Daily Mail, le président retourne tout simplement à nouveau sa veste. De nouveau, il renie ses services de renseignement et affirme ne plus croire en l'ingérence russe. 

Pour Brian Stelter, sur le site de CNN, quand les historiens regarderont en arrière la présidence de Trump, ils diront que la semaine écoulée a constitué ce moment où quelque chose a changé - où les questions qui fâchent sur la Russie se sont posées d'une toute nouvelle façon.

A tous les niveaux, il est incroyable dit-il de voir un président en exercice contredire ainsi sa propre administration.  

De son côté, le Wall Street journal s'intéresse aux nouvelles relations entre les Etats-Unis et le Mexique. Peuvent-elles changer en bien depuis l'élection le 1e juillet d'un nouveau chef de l'Etat mexicain ? Eh bien en tout cas le nouveau président Lopez Obrador veut repartir sur des bases plus saines avec son homologue américain. On sait que les relations entre les deux pays ne sont pas très exactement au beau fixe c'est même un euphémisme. Et Lopez Obrador a donc envoyé un courrier à Donald Trump pour essayer de rétablir une relation. Alors la lettre n'est pas tout à fait nouvelle. Elle date d'il y a quelques jours. Mais aujourd'hui le Wall Street journal nous en dévoile le contenu. Le président mexicain affirme qu'"il vaut la peine de faire un effort pour conclure la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain". 

Et alors l'article signé Juan Montes cite ce passage savoureux du courrier. A un Donald Trump qui a souvent usé de piques très agressives contre le Mexique, Lopez Obrador essaye de jouer finement. En insistant sur ses points communs avec le président américain.  

"Je suis encouragé, écrit-il, par le fait que tous les deux nous faisons ce que nous disons. Tous les deux nous avons fait face à l'adversité et nous avons réussi. Tous les deux nous avons réussi à mettre nos électeurs et nos citoyens au centre et à déplacer l'establishment politique."

Obrador sait que son homologue américain peut être sensible à la flatterie et il n'hésite donc pas à en user. La stratégie n'est pas toujours payante mais pour le président mexicain ça vaut le coup d'essayer. 

Autre actualité du jour : Quelque 400 Syriens, membres des Casques blancs accompagnés par leurs familles, ont été évacués dans le plus grand secret par l’armée israélienne. 

Et le quotidien israélien Haaretz nous raconte en détail comment s'est passé l'opération dans un article signé Yaniv Kubovich.

Il y a quelques semaines, États-Unis, Canada, France et Grande-Bretagne ont lancé un appel aux responsables politiques israéliens pour qu'ils essaient d'aider à l'évacuation de ces 800 militants et membres civils des Casques blancs de Syrie. Ces personnes étaient menacées par la progression de l'armée de Bachar Al Assad. Les forces Israéliennes ont alors reçu une liste des noms de toutes les personnes à évacuer. 

Samedi, les forces de sécurité israéliennes ont fermé des routes sur le plateau du Golan, à la frontière syrienne, avant l'opération d'évacuation. 

Tout s'est fait sous le plus grand secret, les casques blanc ont rassemblé leurs militants. Ils leur ont dit de se rendre à deux points le long de la clôture - l'un au nord du plateau du Golan près de Quneitra et l'autre à la frontière israélo-jordanienne. Samedi soir à 23 heures, l'armée israélienne a commencé à ouvrir les points de passage de la frontière, surveillant de près les évacués de peur qu'ils ne soient attaqués en entrant en Israël, c'était un risque. Les militants syriens et les civils ont été mis dans des bus. Les bus sont et ont roulé partis sans arrêt jusqu'à la Jordanie.  

Ils doivent maintenant être accueillis par la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Canada.

Et puis nous ouvrons maintenant les journaux italiens. Les journaux italiens évoquent tous avec émotion Sergio Marchionne, qui a dirigé Fiat pendant 14 ans. Il a dû quitter sa fonction de PDG, pour des raisons de santé, il est actuellement dans un coma profond.  

L'hommage est unanime, même si il ne s'exprime pas toujours dans les mêmes termes. 

Il y a l'hommage passionné. C'est par exemple celui de Bianca Marretto, dans le quotidien Corriere della Sera. 

Nous ne pourrons jamais parler de lui au passé, écrit-elle - cet homme public est entré dans la maison de tout le monde avec son pull noir et ses chemises à carreaux, il a conquis les gens ordinaires. Elle évoque une vague d'affection dans le pays pour l'un des managers les plus populaires au monde, qui savait être drôle, affectueux, et tendre. 

Il y a aussi dans la presse des hommages plus mesurés, plus en retenue. 

On peut citer par exemple celui du syndicaliste Giorgio Airaudo, dans Il fatto quotidiano.

Lui distingue deux Marchionne. Il y a dit-il  Marchionne l'Italien, le chef d'entreprise qui recréé un esprit national, qui fait marcher les usines, et qui mange dans la cantine avec les employés.

Et puis il y a le Marchionne post 2008, post crise. Là, les choses changent. La dégradation du contexte mondial le surprend. Il emprunte de l'argent du gouvernement américain pour acheter Chrysler. Et la dimension nationale de l'homme disparaît. Apparaît Marchionne l'Américain. Sa priorité devient alors internationale". 

Mais le syndicaliste reconnaît que ce sont les politiciens du pays qui sont responsables l'affaiblissement de l'industrie automobile italienne.

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