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Le Premier ministre cambodgien Hun Sen votant ce dimanche

Les élections au Cambodge et au Zimbabwe observées par la presse internationale

5 min

Outre les élections au Cambodge et au Zimbabwe, nous parlerons de la libération de la Palestinienne Ahed Tamimi et de la rencontre entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre italien Giuseppe Conte.

Le Premier ministre cambodgien Hun Sen votant ce dimanche
Le Premier ministre cambodgien Hun Sen votant ce dimanche Crédits : Manan VATSYAYANA - AFP

La presse internationale parle beaucoup du Cambodge où se sont déroulées hier des élections législatives très controversées. Le parti du Premier ministre Hun Sen revendique la victoire avec 80% des suffrages. Les résultats définitifs devraient être officialisés le 15 août.  L'opposition parle de mort de la démocratie. On sait effectivement que la principale force d'opposition cambodgienne a été dissoute en 2017.  Et la presse, comment réagit-elle ? 

Le Nikkei Asian Review, par exemple, publication basée à Tokyo, revient sur les conditions dans lesquelles le scrutin s'est déroulé. Le parti au pouvoir, écrit Yukako Ono, avait distribué de l'argent comptant et d'autres incitatifs pour motiver les électeurs à se rendre aux urnes. Alors certes, l'intimidation aurait pu entraîner une augmentation du nombre de bulletins blancs ou nuls. Mais selon Human Rights Watch, citée par cet article, les gens qui n'avaient pas l'encre sur les doigts, craignaient des représailles pouvant nuire à leur famille et à leur vie, ils ont dû prendre une décision pragmatique.

Dans le journal thaïlandais Asia Times, on peut lire ceci : Hun Sen a tout mis en œuvre pour assurer la victoire au scrutin. Les médias indépendants ont été fermés ou achetés par des alliés du parti, les médias de la société civile ont été réduits au silence et les électeurs harcelés par les organisateurs. On peut lire malgré tout dans cet article la réaction de Noan blogueur politique. Cela me rend tellement désespéré, comme si j'étais tout seul dans une forêt et que je ne savais pas où aller. Je ne sais pas si je peux appeler ça une élection, dit-il 

Autre scrutin analysé par la presse internationale : l'élection présidentielle qui se déroule aujourd'hui au Zimbabwe. 

Dans le quotidien anglais The Guardian, on peut lire ceci : quel que soit le résultat de l'élection la page Robert Mugabe est tournée. C'est ce qu'affirme l'analyste zimbabwéen Wilf Mbanga. Alors, il détaille les deux candidats. D'un côté, il y a Emerson Mnangagwa, président depuis 8 mois. Il a, peut-on lire, donné des signes clairs d'une rupture nette avec le passé - il courtise activement l'Occident, pratique la paix au lieu de la violence, évite la corruption, rencontre des chefs d'entreprise, et se projette en général comme réformiste. Et puis, de l'autre côté, il y a l'opposant Nelson Chamisa, qui est décrit lui aussi comme pro-entreprise  et anti corruption... avec peut-être un petit avantage. Ses références en matière de démocratie et de droits de l'homme sont bien établies, alors que celles du parti au pouvoir sont une source constante de préoccupation.   

Cette élection au Zimbabwe intéresse également le New York Times.  Pour relancer l'économie, il serait utile que le gouvernement puisse mener des élections équitables note le journal américain. Est-ce le cas ? Eh bien, il y a des éléments positifs et d'autres moins positifs.  Ainsi note le New York Times, pour la première fois, les partis d'opposition ont été autorisés à faire campagne dans des zones qui leur étaient auparavant interdites. Mais le parti au pouvoir a continué d'exploiter son emprise sur les forces de sécurité, les médias d'État et d'autres ressources pour favoriser ses candidats. En résumé, c'est encourageant, mais peut mieux faire... 

Dans le quotidien suisse le Temps, on peut d'ailleurs lire cette Zimbabwéenne qui dit ceci : Nous sommes très loin de la situation de 2008, mais ce n’est pas parce qu’il y a moins de violences que les élections seront justes. 

La presse israélienne parle bien sûr de la libération de la Palestinienne Ahed Tamimi. L'affaire avait fait beaucoup de bruit. Ahed Tamimi avait été placée 8 mois en détention après avoir giflé un militaire israélien. Elle a été libérée hier. Les réactions à cette libération sont assez variées, assez différentes. 

Capture d'écran de tweets
Capture d'écran de tweets

Dans le Jerusalem Post, par exemple, l'avocat Arnold Roth regrette l'héroïsation d'Ahed Tamimi. Il ne justifie pas non plus la peine à laquelle elle a été condamnée. Mais, dit-il, son clan a fêté par exemple des attentats meurtriers en Israël et elle a été une participante enthousiaste de ces célébrations. Elle a également appelé à la violence dans des vidéos, écrit-il.  

Analyse très différente dans le quotidien Haaretz signée de l'avocate israélienne Gaby Lasky, qui avait justement défendu Ahed Tamimi. Cette courageuse jeune fille n'a pas cédé un seul instant, dit-elle. Elle a réussi à illustrer l'injustice de l'occupation par son arrestation et son emprisonnement, maintenant l'opposition israélienne doit agir.

Et puis revenons en Europe, avec la presse Italienne qui parle beaucoup de cette rencontre qui a lieu aujourd'hui. Le Premier ministre italien Giuseppe Conte est reçu aujourdhui à la maison Blanche par le président américain Donald Trump. Le quotidien Il Giornale estime en substance que les deux hommes ont des choses en commun. Trump a été immédiatement satisfait des positions exprimées par le gouvernement composé des cinq étoiles et de la Ligue écrit Lorenzo Vita. Et cela donne au gouvernement italien un rôle de médiation entre les Etats-Unis et l'Union européenne. 

Plus précisément, de quoi les deux hommes vont-ils parler ? il sera question de plusieurs dossiers internationaux. C'est ce qu'affirme le quotidien la Stampa. Vous ne pouvez pas nous laisser seuls en Afghanistan. dira le président américain. Il veillera à ce que le gouvernement italien ne retire pas la totalité du quota de Kaboul. En retour, Trump devrait fournir un soutien à l'Italie sur le front de la Libye et de l'Afrique du Nord. c'est ce qu'écrit Ilario Lombardo donc dans la Stampa.

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