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Sixième et avant-dernier débat télévisé de la campagne présidentielle au Brésil

Des absents qui prennent beaucoup de place dans la fin de campagne présidentielle au Brésil

5 min
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Le favori de la présidentielle brésilienne, le candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro, évite les débats télévisés mais polarise la fin de campagne. Boris Johnson réveillera-t-il un Parti Conservateur britannique désorienté par le Brexit ? Polémique autour du sexisme dans les sciences physiques.

Sixième et avant-dernier débat télévisé de la campagne présidentielle au Brésil
Sixième et avant-dernier débat télévisé de la campagne présidentielle au Brésil Crédits : NELSON ALMEIDA - AFP

Le Brésil s'apprête à élire son prochain Président : le premier tour se déroulera ce dimanche, et la fin de la campagne est marquée par plusieurs absences. 

A commencer par celle, dans les derniers débats télévisés dimanche et demain du grand favori Jair Bolsonaro. Le magazine La Veja nous explique que, quatre semaines après le coup de couteau qu'il a reçu au ventre, en plein bain de foule, le 6 septembre, le très populaire candidat d'extrême-droite continue d'invoquer son état de santé, sa convalescence nécessaire à son domicile, pour bouder les grandes joutes médiatiques face à ses rivaux. 

Mais pendant le débat de dimanche soir, les huit candidats présents n'ont quasiment parlé que de lui. Ils ont abondamment commenté les manifestations de femmes contre lui qui ont eu lieu au cours du week-end, et ses dernières déclarations, comme celle où Bolsonaro affirmait  que s'il "ne l'emporte pas dimanche prochain [il contestera] le résultat du vote". 

Jair Bolsonaro refuse de débattre, mais par contre il est assez en forme pour inonder les réseaux sociaux de messages comme celui d'hier soir cité par la Folha de Sao Paulo.  

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Une vidéo où, depuis chez lui, accompagné de son fils candidat au Sénat, le favori de la présidentielle jure de faire "imploser le système politique corrompu" mis en place, selon lui, par le Parti des Travailleurs. 

Et d'ailleurs s'il y a un autre absence qui marque cette fin de campagne au Brésil, c'est bien sûr celle de Lula, l'ancien président et grand manitou de la gauche brésilienne qui, même empêché de se présenter, même en prison, reste dans tous les esprits. En témoigne cette polémique, détaillée par O Globo, sur une interview qu'il devait donner depuis sa cellule. L'interview a été d'abord autorisée par le ministère de la Justice, avant d'être interdit hier par la Cour Suprême Fédérale. Les médias brésiliens n'hésitent pas à parler de "censure" : c'est dire si la parole de l'ancien chef d'Etat est une affaire sensible. 

C'est dire aussi à quel point, sans Lula, le Parti des Travailleurs n'arrive pas à peser dans cette fin de campagne présidentielle : son candidat par défaut, Fernando Haddad, est distancé de dix points par Bolsonaro dans les derniers sondages. O Globo s'étonne une telle désaffection, d'autant plus inquiétante, dit le journal, que "la présidentielle est un plébiscite, et le second tour se jouera justement sur le rejet d'un candidat" plutôt que l'adhésion à un autre. Voilà qui nous confirme, que si le résultat du premier tour dimanche semble acquis, l'issue de la confrontation Haddad-Bolsonaro au second tour le 28 octobre est "plus incertaine que jamais".

Tout aussi incertaine, la ligne politique du Parti conservateur britannique qui réunit son Congrès depuis ce week-end et jusqu'à demain à Birmingham 

... Et à lire le compte-rendu qu'en fait le Guardian dans son édito du jour, cela ne donne pas vraiment envie d'y être : une salle de conférence "loin d'être remplie", des interventions des ministres de Theresa May caractérisés par une "infinie platitude".  Si on attendait de ce congrès de Tories un coup de sang salutaire, de nouvelles idées face au défis du Brexit, il y a de quoi être déçu, à en croire le Guardian

Le quotidien n'est pas convaincu non plus par ceux qui espère que ce mardi Boris Johnson viendra réveiller l'assistance. L'ancien maire de Londres et ministre de May, est devenu l'un de ses plus bruyants critiques dans son propre camp. Tout à l'heure à Birmingham il devrait une nouvelle fois se poser en successeur évident. Mais au-delà de la couverture que lui accorderont les médias, qui adorent son style imprévisible, nous dit le Guardian, "Boris Johnson n'est pas la solution pour les Tories, pas même une véritable menace" pour Theresa May : "ses ambitions, ses écarts de vie et de langage ont fini par fatiguer les membres du Parti". 

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Mais apparemment pas les médias britanniques, c'est vrai, qui sont nombreux à mettre leur chouchou décoiffé en Une ce matin. Étonnante photo de Boris Johnson dans un champ de blé reprise par le Daily Télégraph, le Guardian ou encore le Daily Mirror pour qui cette fois "l'heure de la guerre incivile" contre May a sonné.  

On reste au Royaume-Uni où nos confrères de la BBC font écho à cette polémique qui agite le monde de la recherche scientifique. Et pourtant c'est bien à Genève que nous entraîne cette polémique, plus précisément au CERN, le Centre européen de recherche nucléaire, qui vient de mettre fin à sa collaboration avec un chercheur italien, rattaché à l'université de Pise. 

Allessandro Strumia, c'est son nom, s'était lancé vendredi, au cours d'un séminaire du CERN, dans une diatribe contre ce qu'il a qualifié de "sexisme anti-hommes" dans le domaine de la recherche en physique, qui serait, à l'en croire, une science "inventée par des hommes, construite par eux, et dans laquelle on n'entre pas sur invitation".  

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Une manière de dénoncer des politiques d'embauche dignes du "marxisme culturel", qui privilégieraient les femmes selon des critères "idéologiques plus que de mérite". Strumia a présenté des graphiques pour étayer son propos, notamment un censé prouver que la carrière des femmes décolle plus vite mais atteint un plafond bien avant celle des hommes. Il a même pris son propre cas comme exemple : un poste qu'il convoitait et qui lui aurait été refusé pour le donner à une chercheuse.

Tout un discours contre la discrimination positive sous toutes ses formes qui a franchement surpris le public de la conférence, lequel d'après la BBC était en grande majorité composé de physiciennes. Il faut dire que ladite conférence portait justement sur les moyens de lutter contre les nombreux biais sexistes qui freinent les carrières de femmes dans le domaine, souvent décrit comme misogyne, de la physique. 

La démonstration du professeur Strumia était donc complètement à contre-courant, et le CERN n'a pas tardé, hier, à s'en désolidariser publiquement. Le physicien pisan, lui, a trouvé du soutien sur les réseaux sociaux de la communauté scientifique, où de nombreuses voix  s'emportent contre cette soi-disant "victoire de la bien-pensance féministe" contre un homme qui aurait eu "le courage de dire une vérité".

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