LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Les leaders de VOX le 3 décembre 2018 à Séville

L'Andalousie, laboratoire de l'alliance des trois droites espagnoles ?

5 min
À retrouver dans l'émission

Les centristes espagnols de Ciudadanos et le PP sont prêts à s'allier avec le parti d'extrême-droite Vox après son score historique en Andalousie. "L'Université Soros" confirme qu'elle quitte la Hongrie face aux pressions politiques. Inquiétudes autour de la disparition du "Frankenstein chinois".

Les leaders de VOX le 3 décembre 2018 à Séville
Les leaders de VOX le 3 décembre 2018 à Séville Crédits : JORGE GUERRERO - AFP

L'Espagne est à l'heure de la recomposition politique après l'avènement du parti d'extrême-droite Vox dimanche dernier en Andalousie.

Vox, parti créé en 2014, a décroché 12 sièges de députés au Parlement régional andalou, et voilà qui sonne le glas de cette période de l'après-Franco où l'Espagne pensait être vaccinée contre l'extrême-droite. A lire El Pais ce matin, on comprend que c'est tout le paysage politique espagnol qui s'en trouve "bouleversé". 

La droite, en particulier, se retrouve face à un "scénario diabolique", avec l'Andalousie comme laboratoire de la recomposition. Mais le suspense est très limité, puisque dès hier, aussi bien les centristes de Ciudadanos que les conservateurs du Partido Popular se sont dit "disposés à pactiser" avec Vox. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

A Barcelone, la Vanguardia, évoque elle aussi ce "consortium des 3 droites" qui est en train de voir le jour dans l'espace politique laissé libre par la "débâcle de la gauche" socialiste.  Le PSOE détenait la majorité en Andalousie depuis 36 ans, il est aujourd'hui mis en minorité. Et pourtant, les socialistes pourraient maintenir Susana Diaz à la présidence du gouvernement régional, s'ils avaient le soutien de Ciudadanos. Aujourd'hui c'est donc bien lui, le jeune parti centriste, ce qui se fait de plus proche de la République en Marche côté espagnol, qui est face à un choix cornélien : faire barrage à l'extrême-droite ou s'allier avec elle. 

C'est cette dernière option qui semble donc avoir été choisie, la priorité étant de plutôt faire barrage... aux socialistes. Il faut dire, avec El Pais,  que l'année qui vient en Espagne va cumuler élections européennes, municipales, régionales et possiblement aussi législatives.  Le quotidien madrilène confirme donc que le  gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a de quoi s'inquiéter avec ce "consortium des droites", du centre à l'extrême, qui se met en place face à lui.  

Avec un sens certain de l'euphémisme, Santiago Abascal, leader national de Vox et admirateur revendiqué de Marine Le Pen, déclarait hier à Séville : "Nous ne serons pas un obstacle à la chute du régime socialiste".

Cette fois c'est sûr, l'Université d'Europe Centrale va quitter Budapest, pour s'installer définitivement à Vienne en Autriche. 

Le déménagement a commencé hier, nous confirme ce matin The Guardian, et c'est l'épilogue de long mois de bras de fer entre la Hongrie de Viktor Orban, et cette université, présente depuis un quart de siècle dans sa capitale, et qui avait le grand tort d'être financé par le milliardaire américano-hongrois George Soros.

Soros, philanthrope libéral dans tous les domaines, émigré juif aujourd'hui âgé de 88 ans, c'est l'épouvantail préféré des régimes liberticides et autoritaires à travers le monde. Le Premier ministre hongrois lui reprochait de faire, dans son université privée, la propagande d'une Europe hostile à la souveraineté des Etats membre et surtout de véhiculer une idéologie pro-immigration. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Alors cette université réputée qui se retrouve chassée de Budapest pour des raisons politiques, c'est une première en Europe et c'est "un jour noir pour la liberté en Hongrie", nous dit dans The Guardian Michael Ignattief, le doyen de l'établissement. Et pourtant, nous rappelle le Washington Post, l'Europe comme l'Amérique avaient fait de ce dossier "une ligne rouge" à ne pas franchir pour Viktor Orban. Mais ce dernier n'a pas cédé,  et selon le site d'info Index, l'intransigeance du leader "ilibéral" s'explique justement dans le refus de céder le moindre  pouce face à Bruxelles. 

Ce serait là la conséquence de ce vote, en septembre au Parlement européen, contre la Hongrie et sa dérive liberticide.  En isolant Orban, en le mettant au piquet, on aurait poussé le Hongrois à se radicaliser plus encore : il ne pouvait pas faire mine de céder face au grand méchant Soros, confirme la chaîne de télé ATV, justement parce que c'était ce qu'on attendait de lui à Bruxelles, et qu'à 4 mois des élections européennes cela aurait été désastreux pour son électorat. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Mais de toute façon, conclut le Whashington Post, sous la plume ironique de son éditorialiste Dana Milbank, ne cherchez pas, "tout est la faute de George Soros : tout est toujours la faute de Soros", à en croire les amateurs de complotisme facile à travers le monde. La chute de l'URSS, c'est lui ; les révolutions colorés en Europe de l'Est, c'est lui ; l'industrie américaine de l'armement c'est signé Soros ; l'immigration ; l'homosexualité ; la crise financière ; Barack Obama, c'est encore lui... 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

A se demander comment Georges Soros trouve le temps de tirer autant de ficelles en même temps. E l'on en viendrait même à s'étonner que personne n'ait encore vu son ombre malveillante derrière les gilets jaunes en France.      

En Chine, cela fait une semaine que l'on est sans nouvelle de celui que la presse mondiale a surnommé "le Frankenstein chinois". 

Le scientifique Hé Jiankui, qui a fait plus que sensation il y a huit jours en affirmant avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés, a disparu depuis son intervention mardi dans un congrès de génétique à Hong-Kong. Dans le South China Morning Post, on lit ce matin l'inquiétude de ses proches, mais aussi les déclarations de l'Université de Shenzhen où travaille Jiankui, et où il a mené ses expérimentations dans le plus grand secret. L'Université dément la rumeur, selon laquelle son savant aurait été arrêté et emprisonné après son retour à Shenzhen.  

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Pas arrêté ? Mais alors où se trouve l'homme le plus controversé du monde scientifique?  

Selon Newsweek, il est très probablement assigné à résidence chez lui, ce qui est reste une forme de détention. Des gardes de la sécurité nationale seraient déployés sur le campus de Shenzhen, selon l'Apple Daily, quotidien de Hong-Kong. Pas de quoi donc rassurer la famille de Hé Jiangkui, qui dans sa région du Hunan est la proie depuis une semaine d'une intense campagne de dénigrement de la part de la presse chinoise.  Car le régime de Pékin, dès la révélation de ce programme scientifique secret, avait lancé une enquête contre ses auteurs, dénonçant une "abomination extrême" faite à la Nature. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Mais la disparition inquiétante de Jiankui n'empêche pas la communauté des chercheurs, à travers le monde, de compléter le dossier d'accusation contre le "Frankenstein chinois" : The Atlantic recense les 15 griefs les plus récurrents sur la méthodologie douteuse mais surtout sur l'éthique bafouée par le Chinois et son équipe. Autant de critiques de fond auxquelles Hé Jiankui, volontiers décrit comme un apprenti sorcier de l'ADN, a tenté sans grand succès de répondre à Hong-Kong il y a une semaine, avant d'être contraint au silence.

Chroniques
7H40
43 min
L'Invité(e) des Matins
Gilets jaunes : l’échec de la démocratie représentative ?
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......