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L'Espagne connaît une augmentation constante des arrivées par la mer depuis plus d'un an. Elle a dépassé l'Italie en 2018 comme destination initiale, avec près de 21.000 arrivées depuis le 1er janvier

La nouvelle route des migrants par l'Espagne pose question

4 min
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Dans notre revue de presse, l'Espagne devenue la première porte d'entrée des migrants en Europe. Mais aussi des incendies inédits en Californie et une découverte étonnante en Irlande, au sud de Dublin.

L'Espagne connaît une augmentation constante des arrivées par la mer depuis plus d'un an. Elle a dépassé l'Italie en 2018 comme destination initiale, avec près de 21.000 arrivées depuis le 1er janvier
L'Espagne connaît une augmentation constante des arrivées par la mer depuis plus d'un an. Elle a dépassé l'Italie en 2018 comme destination initiale, avec près de 21.000 arrivées depuis le 1er janvier Crédits : Jorge Guerrero - AFP

"L'Espagne au défi de la migration", titre ce matin Le Temps. Le quotidien suisse rappelle les chiffres...les arrivées clandestines se multiplient dans le pays à raison de 200 à 300 par jour, notamment via des pateras, ces embarcations de fortune en provenance du Maghreb débarquant sur le littoral andalou. Aujourd'hui, indique le journal, les centres d'accueil de cette région sont saturés, de Cadix à Grenade. Depuis début juillet, 1347 mineurs ont du être secourus. Des jeunes pris en charge par les services sociaux espagnols. Mais, souligne de son côté El País "la tutelle d'un étranger mineur ou non coûte 150 euros par jour. Un enfant doit avoir l'assistance d'éducateurs, de médiateurs". Et le quotidien espagnol le souligne : hier, après une réunion de quatre heures entre le gouvernement et les communautés autonomes, aucune mesure concrète n'a été trouvée pour faire face à la situation. "Pourtant, ce ne sont pas des camionnettes autobus qui apparaissent avec 4 ou 5 garçons a affirmé la secrétaire catalane. Nous avons besoin d'un soutien financier." Pour le journaliste du Temps, les autorités socialistes qui ont récemment pris les commandes du pays tentent de minimiser l'impact de ces flux. A la différence de nombreux pays européens, l'immigration ne constitue pas ici un enjeu national. Mais le consensus national est en train de se fissurer à grande vitesse assure encore le quotidien, en citant l'analyste Jorge Galindo : "Si l'immigration illégale n'est pas prise au sérieux, il faut s'attendre à une radicalisation de l'opinion et de certains dirigeants."  

Et la situation inquiète aussi l'Allemagne."La route des réfugiés vers le nord illégale mais sans entrave", titre Die Welt à Berlin. Si l'Espagne dépasse désormais l'Italie ou la Grèce pour l'arrivée des migrants par la mer. La plupart des nouveaux arrivants continuent leur chemin vers l'Allemagne notamment, rappelle le quotidien conservateur. La Croix rouge espagnole distribue même des billets de bus pour les nouveaux arrivants. Direction le Nord, explique le reporter, qui continue : "Mais en Allemagne, une entrée non autorisée est désormais peu spectaculaire. Personne ne vient ici en bateau bondé ou ne grimpe sur des clôtures."   

Crédits : Visactu

A la une de la presse internationale aussi, ces incendies qui ravagent le nord de la Californie. Les pompiers sont aux prises avec le plus grand feu de forêt de l'histoire de l'État : le Mendocino Fire, à 150 kilomètres au nord de San Francisco. Le brasier est déjà plus grand que New York et s'approche de la taille de Los Angeles, raconte The Guardian. Sur place, les températures pourraient atteindre 43 degrés, avec des rafales de vent, ce qui devrait attiser encore davantage les flammes. Va-t-il y avoir enfin une pause ? s'interroge le quotidien britannique, dans une région qui a connu des flambées répétées au cours des quatre dernières années, menaçant l'économie locale et le moral des habitants. "La population est dépassée", témoigne dans l'article du Guardian un travailleur de la Croix rouge, et "elle veut savoir pourquoi cela continue à arriver". Les températures élevées, la sécheresse et le changement climatique sont en cause et pas sûr que cela puisse s'améliorer, regrette le journal. La région est soumise aux "coups de fouet climatiques", ces transitions soudaines entre les années humides et les années sèches qui contribuent au risque accru d’incendies de forêt dans l’État. Mais alors que les incendies ravagent le Golden State, s'étonne The Washington Post, le président Trump pointe du doigt, non le bilan du changement climatique, mais les lois environnementales de la Californie et son utilisation des ressources en eau. "Déclaration déroutante sinon complètement incohérente" réagit dans les pages du journal américain John Abatzoglou, climatologue de l’Université de l’Idaho. Dans une étude publié en 2016, il démontre que le changement climatique est responsable en partie de l'augmentation de l'aridité dans les forêts de l'ouest et a doublé la quantité de terre brûlée depuis 1984. La gestion de l'eau est un problème de longue date en Californie explique encore le journal centriste. Le détournement de l'eau des rivières a permis aux agriculteurs de l'État de prospérer, mais a également détruit des habitats essentiels pour le saumon et d'autres espèces. Il a aussi contribué à accroître la salinité des écosystèmes du delta.   

Crédits : Visactu
Crédits : Visactu

Les feux de forêts qui se multiplient aussi en Europe avec la canicule. Mais en Irlande ils ont permis de faire une découverte étonnante. L'histoire est rapportée par le site de la radio nationale irlandaise. Cette découverte a été faite par les secours mobilisés contre un incendie sur la côte est de l’Irlande, à Bray Head, au sud de Dublin. Au sol, la terre brûlée a révélé des repères de la Seconde Guerre mondiale. Un secret vieux de plus de 70 ans. Le signe dessiné au sol sur plusieurs mètres trace les lettres "EIRE", le nom de la République d'Irlande issu de la langue gaélique. Un symbole qui remonte donc à la Seconde guerre mondiale. À l'époque, explique le site d’information, de nombreux signes du genre, qu'ils soient édifiés en pierre ou peints au sol, existaient sur les côtes. Plus nombreux sur la côte ouest, rares sur la côte est. Il s'agissait de prévenir les pilotes alliés comme nazis qu'ils survolaient un pays neutre, et qu'ils ne devaient donc pas larguer de bombes sur ces terres. Des dizaines de tonnes de pierres ont été utilisées pour tracer plus de 80 signes de ce genre. A la demande des États-Unis, un numéro de poste a aussi été ajouté, transformant les panneaux en aides à la navigation aérienne. Ce qui a aidé les pilotes de bombardiers américains à traverser l'Atlantique.

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