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Manifestante contre le président haïtien à Port-au-Prince

Cinq jours de manifestations violentes en Haïti contre le président Jovenel Moïse

6 min
À retrouver dans l'émission

Depuis jeudi dernier les quartiers populaires d'Haïti s'enflamment pour demander la démission du président Moïse, accusé d'avoir détourné des aides au développement. Un accord Républicains/Démocrates trouvé aux Etats-Unis pour éviter un nouveau shutdown. Inondations dévastatrices en Australie.

Manifestante contre le président haïtien à Port-au-Prince
Manifestante contre le président haïtien à Port-au-Prince Crédits : HECTOR RETAMAL - AFP

Cinq jours, déjà, de manifestations dans les rues d'Haïti, pour exiger la démission du président Jovenel Moïse. 

Celui qui, selon La Gazette d'Haiti avait été élu il y a deux ans avec à peine plus de 500 000 voix il y a deux ans ; celui qui s'était fait surnommer "Neg bannan nan", l'homme-banane, pour s'attirer la sympathie des foules,  fait donc face à une mobilisation très forte des quartiers populaires haïtiens.

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Des milliers de personnes, à Port-au-Prince mais pas seulement, qui manifestent au son des orchestres du Carnaval dont les festivités ont été suspendues ; des manifestants qui cassent et qui pillent, aussi, pour crier leur déception, leur défiance, face à ce président qu'ils accusent de piller, lui, les aides humanitaires venues de l'étranger.  

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Le feu de la contestation s'est propagé, explique la BBC, après la publication d'une enquête judiciaire qui accusait des officiels et d'anciens ministres d'avoir détourné des aides au développement octroyées par le Venezuela depuis 2008.  Le président Jovenel Moïse, selon les mêmes sources judiciaires, était au courant de ces malversations, il y aurait même pris sa part comme d'ailleurs ses deux prédécesseurs à la présidence. 

Dans un pays où 60% de la population vit avec moins de 2 dollars par jours, c'est encore la BBC qui nous le rappelle, ce scandale dit PétroCaribe, qui porte sur plus de 3 milliards d'euros en tout, a très vite remis le feu aux quartiers pauvres, comme hier Cité Soleil à Port-au-Prince, d'où des milliers d'habitants sont descendus sur le centre de la capitale. 

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On parle pour le moment de 4 morts et de dizaines de blessés : "Haïti Brûle", confirme El Dia, le quotidien hispanophone de la République Dominicaine voisine. On y décrit les incendies, les barricades qui paralysent la capitale haïtienne, la foule excédée qui samedi s'est massée autour de la résidence de "l'incompétent" président Moïse pour la bombarder de pierres.

Cinq jours donc que cela dure, et ce même président Jovenel Moïse qui se mure dans le silence : aucune prise de parole face à tous ceux qui exigent son départ. "C'est pourtant bien à lui, de faire un geste pour ouvrir le dialogue", déclare dans le Miami Herald un représentant des Chambres de commerce haïtiennes. Le milieu économique se mêle de la contestation, et demande des comptes au chef de l'Etat : c'est un signe que "le président Moïse est sous pression", qu'il ne peut plus se défiler, veut croire le quotidien de Floride.

Puisque nous sommes en Floride, restons aux Etats-Unis avec cette information tombée dans la soirée et qui éloigne le spectre d'un  nouveau 'shutdown'.  

C'est le présentateur de la chaîne Fox News qui l'annonce en direct : un accord de principe a été trouvé entre Démocrates et Républicains, pour éviter que samedi l'Amérique se retrouve à nouveau sans budget fédéral. 

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Fox News cite le sénateur républicain Shelby, de l'Alabama, selon qui "le président Trump devrait accepter et signer cet accord". Si le sort du compromis est entre les mains du président américain, alors on restera bien entendu très prudent. D'autant que d'après les premiers détails révélés par Politico sur le contenu de cet accord, il prévoit d'allouer un peu moins d'1,4 Milliards de dollars à la construction de "barrières physiques" à la frontière avec le Mexique, là où Donald Trump exigeait au départ 5,7 Milliards. 

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Mais les Républicains ont revues leurs ambitions à la baisse, Trump a accepté l'idée de barrières métalliques plutôt que d'un mur, les calculs ont été refaits, et d'après le sénateur Shelby, avec la somme acceptée par les Démocrates on pourra sécuriser "55 miles de frontière, soit à peine 9 de moins" que ce que voulait Trump. 

Toujours dans les comptes d'apothicaires, selon CNN les Démocrates auraient accepté, c'était l'autre point majeur de négociation, que le budget fédéral finance finalement 40 000 places en détention pour la police des frontières : Trump et les siens en exigeaient 52 000, une "criminalisation excessive des migrants", dénonçaient les Démocrates qui eux n'en voulaient pas plus de 32 000, mais qui ont du là encore s'accorder sur un juste milieu. 

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On ajoutera, avec le site d'info politique The Hill, que l'annonce de cet accord de principe a été faite au moment où Donald Trump montait à la tribune de son grand meeting d' El Paso au Texas, tout près de la frontière. "On me dit que des progrès ont été faits au Congrès, mais je ne veux pas en entendre parler! Nous construisons le mur quoi qu'il en soit!", voilà tout ce qu'il a déclaré sur le sujet.    

Dans le Nord-Est de l'Australie, l'Etat du Queensland est littéralement sous les eaux. 

Des inondations "historiques", nous dit The Guardian dans son édition australienne, sur "ces terres qui s'étaient habituées à ne pas recevoir la moindre vraie averse de pluie pendant des années, et qui ont subi ces derniers jours un véritable déluge"

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A mesure que les eaux se retirent à présent, on mesure l'ampleur des dévastations : tous les journaux australiens sur leur site web publient des photos et vidéo montrant dans les fermes du Queensland, des centaines voire des milliers de cadavres de vaches accumulés en tas par le courant des crues. 

Un demi-million de bovins aurait succombé, selon l'estimation du Guardian qui précise que les bêtes pour la plupart ne sont pas mortes noyées mais emportées par le stress d'une situation forcément inhabituelle. Elles qui étaient déjà considérablement affaiblies par la sécheresse se sont retrouvées confrontées à l'extrême inverse : certaines régions ont reçu équivalent de trois ans de pluie en quelques jours. 

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Une fois passé le choc de cette hécatombe, une autre plaie menace le Queensland, et c'est le quotidien régional The Courier Mail qui nous alerte : le gouvernement de l'Etat se demande comment gérer un nombre aussi considérable de carcasses d'animaux, sachant que certaines vont rester dans l'eau pendant des semaines avant que la décrue soit complète.  Le risque, vous l'aurez compris, c'est celui de voir se propager des maladies infectieuses. 

"Alerte à la bio-sécurité", titre donc le Courier Mail, quand le groupe de presse SBS cite des fermiers qui craignent comme la peste, c'est le cas de le dire, la prolifération de cochons et de chats sauvages autour de leurs exploitations.

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