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Le Château de Johannesberg à Rimbo en Suède

La paix au Yémen se négocie dans un château en Suède

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Ce mercredi doivent débuter près de Stockholm d'incertaines négociations entre les autorités yéménites et les rebelles houthis. Obsèques nationales et devoir d'inventaire de Georges Bush père dans la presse américaine. En Italie Matteo Salvini s'affiche en pourfendeur maladroit de toutes les mafias.

Le Château de Johannesberg à Rimbo en Suède
Le Château de Johannesberg à Rimbo en Suède Crédits : JANERIK HENRIKSSON - Maxppp

Le sort de millions de Yéménites se joue ce mercredi dans un château suédois au nord de Stockholm.

Le château de Johannesberg, à Rimbo, va-t-il laisser son nom dans l'histoire ?  En Suède, l'Expressen laisse la question en suspens, encore ce matin, alors que les pourparlers sous l'égide de l'ONU doivent démarrer dans la journée. 

La délégation des rebelles houthis soutenue par l'Iran est bien arrivée sur place hier soir, on n'attend plus que les représentants du régime yéménite allié à l'Arabie saoudite, mais le Dagens Nyheter, à Stockholm, préfère rester prudent : "A ce stade, rien n'est encore acquis" sur le déroulement des négociations, déclare au journal un émissaire de l'ONU ; "Même avec tous les belligérants sur le sol suédois, beaucoup de choses peuvent encore mal tourner", dit un autre négociateur, remarquant tout de même qu'il n'y a jamais eu autant de raisons d'espérer. 

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Car hier, nous rappelle l'Expressen, le départ de Sanaa de la délégation houthie, a été précédé par l'annonce d'un accord sur un échange de prisonniers : 2 000 soldats pro-régime libérés contre 1 500 Houthis, dont 50, blessés, ont pu être transférés dès hier vers le Sultanat d'Oman. Le genre de signes de bonne volonté réciproque, qui fait dire à The National, le site d'info basé aux Emirats, qu'une "sortie de crise n'a jamais été aussi proche au Yémen". Ces dernières semaines, on a assisté de part et d'autre de la ligne de front à "une frénésie de préparations, de pourparlers et de recherches de compromis" pour bétonner au maximum un éventuel "accord de Rimbo". 

Alors bien sûr, reconnait The National, il reste beaucoup de point de désaccords, autour du statut futur de la capitale Sanaa, et du port stratégique d'Hodeidah, les deux bastions jalousement défendus par les Houthis. L'accord militaire sur la table suédoise prévoirait un cessez-le-feu à Hodeidah, la réouverture de l'aéroport de Sanaa et un arrêt des tirs de missiles rebelles, le temps de trouver une solution politique au conflit. 

De toute façon, lira-ton dans The Independent, sous la plume de l'ancien ministre des affaires étrangères britannique David Miliband, "le choix est simple pour le Yémen : c'est arrêter la guerre et reconstruire le pays, ou bien abandonner des millions d'habitants à la famine".  

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Al Jazeera va dans le même sens, en citant l'alerte relancée par l'ONU : si la guerre continue au Yémen l'an prochain, ce sont 24 millions de personnes là-bas, les trois-quarts de la population, qui auront besoin d'aide humanitaire d'urgence, dont 12 millions pour ne pas mourir de faim.

A Washington, on célèbre aujourd'hui les obsèques nationales de George Bush "père". 

Le 41e président des Etats-Unis, père du 43e, est décédé vendredi et depuis il bénéficie de cet unanimisme quasi-protocolaire des hommages rendus par la presse américaine. Hommages à une "figure républicaine modérée, ouverte au compromis transpartisan" : vous l'aurez compris, comme avec le sénateur John McCain en septembre, les médias américains appuient les louanges à George Bush car ça leur permet de critiquer Donald Trump entre les lignes.

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Mais tout de même, un article dénote dans le grand concert hagiographique : c'est celui que l'on lira sur le site alternatif TruthOut, signé du journaliste et universitaire Michael I. Niman. "Non, écrit-il, je ne dirai rien d'aimable sur George Bush, parce que c'était un homme détestable."  S'ensuit, une liste de 8 regrets éternels, retenus contre le défunt :

- son instrumentalisation raciste d'un fait divers impliquant le condamné à mort noir Willie Horton,  pour se faire élire en 1988 ;

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- l'invasion du Nicaragua menée en 89, soit plus de 3 000 morts pour évincer du pouvoir Manuel Noriega qui avait été longtemps un indicateur de premier ordre de la CIA dirigée par Bush ;

- la première guerre du Golfe, bien sûr, qui avait donné naissance au terme de victimes collatérales pour évoquer les milliers de civils tués lors des bombardements américains ; 

- l'indifférence affichée par George Bush Père face aux premiers ravages du Sida, ce doigt moraliste et réprobateur pointé vers la communauté homosexuelle ;

- et enfin l'ouverture du camp de Guantanamo, sur l'île de Cuba : au départ, c'était pour parquer, en territoire américain mais pas sur le continent, des réfugiés Haïtiens, le temps de traiter leur demande d'asile ; c'est Bush Fils qui en a fait une prison illégale pour terroristes présumés, mais ça aussi, nous dit Michael I. Niman, doit avoir sa place dans le devoir d'inventaire... côté obscur.

Enfin, en Italie, Matteo Salvini s'affiche en pourfendeur de toutes les mafias. 

Alors que son gouvernement est sur le point de céder face à Bruxelles sur la question de son budget 2019, le leader d'extrême-droite s'est félicité hier du coup de filet historique qui a selon lui "décapité Cosa Nostra". 

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Les détails sont à lire ce matin dans le quotidien La Sicilia à Palerme : la légendaire mafia sicilienne, c'est vrai, avait déjà été largement mise hors d'état de nuire, dépassée par la calabraise 'Ndrangheta ou la napolitaine Camorra, mais elle était en train de se reformer, apprend-on, et les carabinieri y ont mis bon ordre dans une "opération-éclair". 46 hommes arrêtés hier en quelques heures, dont un bijoutier de 80 ans, Settimo Minéo présenté comme le successeur du "parrain des parrains" Toto Riina, décédé l'an dernier. 

Un beau coup d'éclat donc pour le ministre de l'Intérieur, sauf qu'en se vantant de ce succès, sur son compte Twitter, Matteo Salvini a aussi révélé que 15 mafieux nigérians, de faux migrants selon lui, avaient aussi été mis hors d'état de nuire par ses services à Turin.  

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Le souci, nous explique la Repubblica, est que l'info devait rester confidentielle, puisque les équipes du procureur turinois étaient encore en train de mener les interpellations. Le magistrat Armanto Sparato a donc froidement répondu au ministre, qu'en disséminant ces informations à des fins politiques il compromettait le succès de son opération de Justice et la vie de ses agents. 

"A l'avenir, il serait préférable que le ministre cherche au moins à s'informer pour éviter de nuire à des enquêtes en cours", a-t-il déclaré à la presse. Immédiatement il a été contre-attaqué par par Salvini en ces termes : "Si le procureur Sparato n'est pas content, il n'a qu'à partir. Je lui souhaite une retraite très sereine."

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