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Bob Woodward Vs Donald Trump

44 ans après le Watergate, Bob Woodward fait à nouveau trembler la Maison Blanche

5 min
À retrouver dans l'émission

A travers le monde, la presse bruisse des révélations fracassantes du journaliste américain Bob Woodward sur Donald Trump à la Maison Blanche. A la Une également, le président d'Israël qui impose une leçon d'histoire de la Shoah au Philippin Rodrigo Duterte, et la Terre dans 250 millions d'années.

Bob Woodward Vs Donald Trump
Bob Woodward Vs Donald Trump Crédits : MANDEL NGAN, JIM WATSON - AFP

Ce matin, un livre, pas encore sorti en librairies, fait la Une de la presse à travers le monde. 

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Un livre que l'on doit à Bob Woodward, le légendaire journaliste américain à l'origine du Watergate, et qui va donc publier le 11 septembre "Fear": la peur, sous-titré "Donald Trump à la Maison Blanche". Les chaînes de télé américaines tournent en boucle depuis que les bonnes feuilles ont été dévoilées mardi.  

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Et tous, comme ce présentateur de CNN, décrivent un livre qui va faire trembler la Maison Blanche et énerver au plus au point le président. Car nous explique-t-on, Woodward, s'il n'a pas pu interviewer Trump en personne, a récolté les confidences de certains de ses collaborateurs les plus haut-placés. Et ils décrivent, une "maison de fou". Une administration qui traite son patron "d'idiot", ignorant et impulsif. 

A tel point, nous explique le Guardian, que ses collaborateurs, qui ne lui font absolument pas confiance, lui cachent des documents, les retirent de son bureau, de peur qu'ils ne prenne des décisions irréparables. Cela se décline, ce matin, par des révélations reprises dans le monde entier sur la Syrie, avec un Trump qui, après les attaques chimiques de l'an dernier, a donné l'ordre de frapper en représailles, "en tuant un maximum de monde" dans les rangs du régime Assad. D'ailleurs, il voulait même faire carrément assassiner le président syrien. Il a rapidement été calmé par son chef militaire Jim Mathis.   

La même défiance s'applique aussi aux relations commerciales. C'est à lire dans le quotidien canadien The Globe and Mail : en subtilisant discrètement une lettre dans le bureau ovale, les aides de camp de Donald Trump ont évité que, dans un de ses élans protectionnistes, il ne signe l'abrogation pure et simple de l'ALENA, l'accord de libre-échange nord américain dont les négociations de renouvellement patinent depuis 10 jours.  

Face à l'intransigeance affichée par Trump, nous explique le Toronto Star, le Premier ministre canadien Justin Trudeau refuse de céder sur les grandes lignes de l'accord signé il y a 30 ans. Les Américains voudraient supprimer l'article 19 qui autorise des cours d'arbitrage indépendantes à régler les litiges entre les pays signataires. Trudeau jure qu'il "n'acceptera aucun compromis" non plus sur la protection de l'exception culturelle canadienne. En clair, il veut maintenir une clause empêchant des firmes américaines de prendre le contrôle des médias canadiens. 

Le Premier ministre Trudeau pèsera-t'il assez lourd face aux Etats-Unis et au Mexique qui ont besoin que l'accord soit bouclé le 1er octobre ? Fidèle à ses méthodes de négociation, Trump en tous cas menace toujours de ne signer qu'avec la partie mexicaine. 

A La Une également, Camille, de Tel Aviv à Manille, la leçon d'histoire offerte par Israël au président des Philippines. 

Le radical, populiste et tempétueux Rodrigo Duterte est en visite officielle de 4 jours à l'invitation de Benjamin Netanyahou : comme le résume le journal Haaretz, cette visite "était vivement critiquée avant même d'avoir commencé, et ceux qui craignaient que le chef d'Etat philippin ne multiplie les moments gênants n'ont pas été déçus". Il faut dire, nous rappelle le non moins sarcastique site d'info de Manille GMA News, que Duterte est connu pour ses propos à l'emporte-pièce, en particulier en 2016 quand il déclarait qu'il serait ravi de "massacrer" les trois millions de toxicomanes philippins, "tout comme Hitler a massacré 3 millions de Juifs". C'est ainsi qu'il l'a dit, fier de sa formule avant de s'en excuser, mais les Israéliens ne l'ont pas oublié. 

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Entre deux chaleureuses cérémonies diplomatiques, le président d'Israël Reuven Rivlin a donc pris le temps d'un cours de rattrapage sur la Shoah et sur Hitler : il a par exemple dit à Rodrigo Duterte que "ce n'est pas seulement pour le peuple juif, mais pour l'humanité toute entière, qu'Hitler incarnait le mal en personne. Il était le diable sur Terre", a conclu Rivlin, aux côtés d'un Duterte soudain penaud. 

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Il faut dire, avec le Jerusalem Post, que cette improbable visite officielle dissimule de gros intérêts économiques, dont compte bien profiter en particulier la compagnie pétrolière israélienne Ratio Oil. Elle n'attend plus qu'une signature de Duterte pour se voir autorisée à exploiter un gisement particulièrement prometteur au large de l'archipel. On parle là de deux milliards de barils de pétrole brut et de 2 milliard de mètres cubes de gaz naturel. Tout ça vaut bien, une leçon d'histoire.   

Dans les pages Sciences du journal catalan la Vanguardia on trouvera ce matin une image qui va nous faire relativiser l'arrivée de François de Rugy au ministère de la Transition écologique. 

Il est, notre nouveau ministre, et NOUS sommes, finalement bien peu de choses face à la destinée de notre planète : voilà ce que nous disent cette carte et cette vidéo publiées donc par la Vanguardia.

La "Pangea Proxima", projection de la Terre dans 250 millions d 'années
La "Pangea Proxima", projection de la Terre dans 250 millions d 'années Crédits : Christopher Scotese/Vanguardia

Une planisphère où l'on voit tous les continents actuels réunis en un seul, agglutinés les uns contre les autres. Forcément, on croit voir la Pangée, le continent primitif, souvenir de nos cours de sciences naturelles. Sauf que non, tout l'inverse, cette carte que l'on doit au chercheur de l'Université du Texas Christopher Scotese, c'est celle de la Terre dans 250 millions d'années ! 

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Car la grande spécialité de Scotese, c'est la tectonique des plaques, qu'il a modélisée, extrapolée sur le long terme pour voir donc se reformer cette "Pangée du futur".  Comme la fin d'un cycle, et certainement le début d'un autre. Car, quoi qu'y fasse M. De Rugy, nous, pauvres humains, ne serons certainement plus les passagers de cette dérive des continents dans 250 millions d'années, et la Terre ne s'en portera peut-être pas plus mal.

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