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La démocrate Nancy Pelosi pendant le discours sur l'état de l'Union de D. Trump

Donald Trump se prend les pieds dans son discours d'union face au Congrès

5 min
À retrouver dans l'émission

Dans son discours sur l'état de l'Union, Donald Trump a contredit lui-même ses appels à l'unité nationale en critiquant une enquête russe selon lui "ridicule et partisane". "Netanyahou veut-il la paix au Proche-Orient ?", se demandent les pays dont les observateurs ont été chassés de Hébron.

La démocrate Nancy Pelosi pendant le discours sur l'état de l'Union de D. Trump
La démocrate Nancy Pelosi pendant le discours sur l'état de l'Union de D. Trump Crédits : DOUG MILLS - Maxppp

Donald Trump a prononcé cette nuit devant le Congrès son deuxième discours sur l'état de l'Union : qu'en ont retenu les journaux américains ? 

D'abord un Donald Trump qui a sacrifié à la rhétorique de l'unité nationale, de la concorde politique entre Républicains et démocrates, appelant au début de son allocution d"une heure vingt, à la recherche de compromis au service de l'intérêt général du pays. C'est le premier extrait compilé par le Washington Post (jusqu'à 0'38 sec. dans la vidéo ci-dessous) :

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"Nous devons rejetter la politique de la revanche, de la résistance et du châtiment" a déclaré Donald Trump, "pour embrasser le potentiel infini de la  coopération, du compromis, et du bien commun. La victoire ne doit pas être celle de notre parti mais cette de notre pays". 

C'est certes un peu convenu, reconnait le Washington Post, et c'était presqu'un passage obligé, face à un Congrès particulièrement divisé autour du budget fédéral qui n'a pas été voté fin décembre et qui a entraîné le plus long shutdown de l'histoire américaine. Alors que la question du financement du mur à la frontière mexicaine n'est pas du tout réglée, Donald Trump a donc appelé républicains et démocrates à s'entendre par-delà leurs désaccords de fond ... mais ses paroles suivantes n'ont pas vraiment œuvré dans ce sens. 

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"Un miracle économique est en train de se produire aux Etats-Unis, et la seule chose qui peut l'arrêter, ce sont les guéguerres stupides, la politique, ou de ridicules enquêtes partisanes".  Sur la vidéo de cet extrait,, difficile de ne pas noter la réaction, abondamment commentée d'ailleurs dans la presse, de Nancy Pelosi : sur le visage de la speaker démocrate du Congrès, assise juste derrière le président pendant tout le discours, on lit quelque chose comme "Et voilà... il n'a pas pu s'empêcher"; Pas pu s'empêcher  d'attaquer l'enquête spéciale menée autour de Donald Trump et sa campagne de 2016 pour leurs liens, de plus en plus fortement suspectés, avec la Russie.  

Forcément, ce n'est pas avec ce genre de paroles qu'on apaise les tensions... 

C'est l'opinion du New York Times pour qui, au final, "ce discours sur l'état de l'Union n'aura fait qu'exacerber les divisions entre démocrates et républicains". En particulier à partir du moment où Trump s'est engagé sur le terrain de l'immigration, de la frontière mexicaine et du mur qu'il jure toujours de faire construire.  

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"Il reste au Congrès 10 jours pour voter le budget, qui va financer notre administration, protéger notre Patrie, et sécuriser notre très dangereuse frontière Sud", a dit Trump un peu plus tard. "Nos agences vous diront  que là où l'on construit des murs, l'immigration clandestine diminue très fortement". Il a aussi affirmé qu'"année après année un nombre incalculable d'américains sont tués par des criminels illégaux étrangers".  Et c'est clairement c'est sur ce point, que l'on trouve ce matin le plus de contradiction dans les journaux : les "vérificateurs de faits" de USA Today par exemple nous rappellent, que contrairement à ce qu'a laissé entendre Donald Trump, "les immigrés commettent en moyenne moins de crime que les citoyens américains".

CNN de son côté a consulté les chiffres de la criminalité à El Paso, la première ville frontalière où un mur a été érigé dès 2008, et que Trump a cité en exemple. Alors oui le nombre de crimes y a diminué, mais la tendance nous dit CNN s'est amorcée avant la construction du mur et elle s'inverse plutôt ces dernières années : pas de lien évident donc entre mur, baisse de l'immigration et baisse de la criminalité.

Laissons là Donald Trump, et intéressons-nous à l'un de ses plus fidèles alliés : l'Israélien Benyamin Netanyahou visé par de nombreuses critiques internationales. 

C'est la chaîne israélienne qui compile ces reproches, adressés au Premier ministre pour avoir refusé de renouveler la semaine dernière le mandat des observateurs internationaux de la TIPH, la mission baptisée "présence internationale temporaire pour Hébron". Le "temporaire", en fait, durait depuis 22 ans, nous explique le quotidien Haaretz : la TIPH était née des accords d'Oslo en 1993 ; tous les six mois l'Autorité palestinienne et Israël renouvelaient le mandat, et les observateurs jouaient un rôle essentiel de tampon, de médiation entre habitants palestiniens et  israéliens d'Hebron, ville de Cisjordanie devenue le symbole des violences de la cohabitation, coupée en deux par la présence du Tombeau des Patriarches et par l'expansion ininterrompue des colonies juives. 

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Le 1er février, les derniers agents de la TIPH n'ont eu d'autre choix, déplore le Jerusalem Post, que de raccrocher leur gilet pare-balle, et de quitter Hebron, laissant leurs deux communautés face à face. Et c'est donc cet abandon qui est dénoncé un peu partout depuis une semaine : Haaretz en reparle ce matin parce qu'hier la France a mis en garde contre un possible embrasement des tensions autour d'Hebron ; mais plus largement, note I24 News, les pays qui participaient à la mission d'observation, à commencer par la Turquie et la Norvège, fustigent une décision qui "piétine l'esprit des accords d'Oslo", qui arrive juste  après un rapport de la TIPH faisant état de nombreuses violations du droit international et humanitaire par l'armée israélienne, et qui pose surtout cette question : "Benyamin Netanyahou veut-il vraiment la paix au Proche-Orient ?

Les journaux israéliens répondront volontiers que ce que veut le Premier ministre, pour le moment, c'est surtout survivre aux élections législatives du 9 avril, qui seront clairement un référendum "stop ou encore Benyamin Netanyahou" selon Haaretz, qui voit dans les primaires du Likoud qui ont eu lieu ce mardi "le premier acte d'une révolution de palais" contre le Premier ministre au sein de son propre parti.

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