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Le marché de Noël de Strasbourg théâtre de la fusillade meurtrière qui a fait trois morts

La fusillade meurtrière de Strasbourg, vue de l'autre côté du Rhin

5 min
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La presse allemande s'interroge sur les circonstances et les motivations du tireur strasbourgeois qui a tué trois personnes mardi soir, et qui avait été condamné par la justice allemande dans des affaires de droit commun. Aux Etats-Unis Trump et les Démocrates s'écharpent dans le bureau ovale.

Le marché de Noël de Strasbourg théâtre de la fusillade meurtrière qui a fait trois morts
Le marché de Noël de Strasbourg théâtre de la fusillade meurtrière qui a fait trois morts Crédits : Christoph Schmidt - Maxppp

Nos voisins européens suivent de très près ce qui se passe du côté de Strasbourg après la fusillade meurtrière d'hier soir. 

Et bien entendu c'est la presse allemande qui se sent le plus concernée par cette attaque, et y consacre une plus large place. Le lieu de la fusillade, se trouve à quelques encablures de la frontière, matérialisée par le Rhin, et c'est là le principal sujet d'inquiétude, de Die Welt :  le tireur étant toujours en fuite, et la France ayant élevé son plan Vigipirate à son niveau le plus élevé, les contrôles ont été renforcés sur les ponts qui marquent cette frontière franco-allemande dans l'euro-métropole strasbourgeoise ; toutes les voitures sont fouillées ; la ligne de tram qui relie les deux rives du Rhin a été fermée. Il s'agit, on l'aura compris, de couper toute retraite possible à l'assaillant côté allemand. 

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Car, confirme Bild, l'auteur présumé de cette attaque avait déjà été condamné plusieurs fois par la justice allemande. A chaque fois c'était pour des affaires relevant du droit commun, comme en France, et forcément ça pose des questions sur le profil, les motivations de cet homme, né à Strasbourg en 1989, et auquel de nombreux titres de la presse outre-Rhin accole déjà le qualificatif de "terroriste". 

Il faut dire, avec le New York Times, qu'une attaque aussi meurtrière contre un marché de Noël, forcément, cela fait resurgir les souvenirs de 2016 à Berlin, et ce camion-bélier qui avait fauché 12 vies entre des chalets de bois identiques à ceux de Strasbourg hier. A l'époque, la revendication était venue très rapidement du groupe Etat islamique.  

Mais plutôt que de se ruer en conclusions hâtives, le New York Times décrit ce matin une ville alsacienne "traumatisée" à son tour, "désertée",  hier soir quand les autorités avaient ordonné le confinement de tout l'hyper-centre. Et cela donne des récits plutôt glaçants, de ces 5000 personnes par exemple, enfermées pendant des heures dans la salle de basket de la ville où se jouait un match européen, ou bien confinés, pour des milliers d'autres, dans des restaurants, des commerces, ou, enfin, au siège strasbourgeois du Parlement Européen.  

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La Frankfurter Allgemeine Zeitung nous raconte la fébrilité des officiels, en apprenant la consigne de confinement, la décision prise dans l'urgence de poursuivre comme si de rien n'était les débats dans l'hémicycle, pour occuper les eurodéputés enfermés. A un moment donné, explique la FAZ, le Président du Parlement Antonio Tajani a imaginé permettre aux parlementaires et aux employés de rentrer chez eux, mais il aurait fallu pour cela organiser un convoi à travers Strasbourg, escorté par les forces de l'ordre. On lui a vite fait comprendre que les policiers avaient mieux à faire, lancés dans une chasse à l'homme qui n'est toujours pas terminée ce matin.

Aux Etats-Unis, les journaux ont du mal à se remettre de ce qui s'est passé hier dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

Déchaînement d'articles et d'analyses plutôt consternés, il faut bien le dire, sur le dernier épisode du psychodrame Trump : hier le Président américain recevait deux éminents élus démocrates, Nancy Pelosi la future présidente de la Chambre des représentants et Chuck Schumer qui dirige le groupe minoritaire au Sénat. Le tout sous une forêt de micro et de caméras, dont celle d'ABCNews, qui nous raconte que, d'abord, Trump et ses opposants ont loué les mérites de la politique bipartisane, ce sacro-saint concept américain selon lequel  les deux camps au Congrès s'engagent à travailler en bonne intelligence pour le bien du peuple américain. Et puis quelques secondes plus tard, la foire d'empoigne, la cacophonie, et les menaces. 

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"Echange irréel", juge The Atlantic, sur la menace donc, clairement exprimée par le Président, d'aller au "shutdown", de couper les crédits du gouvernement, et donc de paralyser toute l'administration, si les Démocrates refusent de voter son budget contenant 5 milliards de dollars pour construire "son mur" à la frontière avec le Mexique.  L'échange dure en tout 17 minutes, mais voilà  ce que ça donne en résumé:   

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"Si je n'obtiens pas ce mur, dit Donald TRump, que ce soit avec ou sans vous, avec les militaires, ou quoi qu'il en coûte, alors oui je couperai les crédits du gouvernement!" 

"Nous ne sommes pas d'accord", tente de répondre Chuck Schumer, aussitôt  coupé par le Président qui lui dit : "Je suis fier, Chuck, d'être celui qui décidera de ce shutdown, car il en va de notre sécurité nationale". 

Les démocrates constatent l'impasse, et Trump finit par couper court au débat. 

"Rarement on avait ressenti une telle tension dans le bureau ovale", constate le Washington Post, qui cite Nancy Pelosi, à la sortie, selon qui le problème avec cette histoire de mur, c'est que le Président en fait "une question de virilité".  

Et elle, répond le Post, en fait aussi une affaire personnelle : fragilisée dans propre camp, Pelosi avait sans doute besoin de cette passe d'arme pour s'affirmer comme celle qui incarnera la contre-attaque démocrate, à la Chambre des représentants désormais reconquise. 

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Et vu que les Républicains, eux, tiennent toujours le Sénat, rappelle The Guardian depuis Londres, les deux années qui viennent s'annoncent particulièrement tendues. Pour le quotidien britannique, c'est "une farce poltique" qui était jouée hier dans le bureau ovale. C'était "Pinocchio et les deux démocrates", ou comment le dialogue transpartisan américain a été "rabaissé au niveau d'une mauvaise parodie de Laurel Et Hardy se battant à coup de tarte à la crème".

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