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Deux astronautes dans le cadre d'une mission simulant la vie sur Mars,  dans le désert israélien du Néguev, choisi pour ses similitudes avec la planète en termes de géologie, d'aridité et d'isolement.

Des signes de vie encourageants ?

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La Nasa a détecté la matière organique la plus complexe jamais trouvée à la surface de Mars, une avancée dans l'étude de traces de vie potentielles sur la planète rouge.

Deux astronautes dans le cadre d'une mission simulant la vie sur Mars,  dans le désert israélien du Néguev, choisi pour ses similitudes avec la planète en termes de géologie, d'aridité et d'isolement.
Deux astronautes dans le cadre d'une mission simulant la vie sur Mars, dans le désert israélien du Néguev, choisi pour ses similitudes avec la planète en termes de géologie, d'aridité et d'isolement. Crédits : MENAHEM KAHANA / AFP - AFP

Depuis quelques jours, les scientifiques ne parlent plus que de cela : a-t-on enfin découvert une preuve de l'existence de la Vie sur Mars ? Selon la revue américaine SCIENCE, les dernières découvertes de la sonde «Curiosity», laquelle explore en long et en large depuis près de six ans le sol de la planète, confirmeraient non seulement la présence de «molécules organiques», mais aussi de «variations saisonnières de méthane» dans l'atmosphère. En réalité, cette annonce n’a rien de très révolutionnaire, car «organique» ne signifie pas forcément «vivant», quant au «cycle saisonnier du méthane», il pourrait tout simplement être lié aux variations de température. Reste, précise le site SYFY WIRE,  que ces deux nouvelles découvertes sont bel et bien aujourd'hui considérées comme la preuve la plus convaincante, à ce jour, de l'existence hypothétique d'une forme de vie sur la planète rouge.

Et sans aller si loin, les photos à la Une de la presse, ce matin, semblent elles aussi révéler la présence d'une forme de vie extra-terrestre.En l'occurrence, la photo de Donald Trump et Kim Jong-un est encore aujourd'hui absolument partout, avec notamment des montages surprenants, comme par exemple ce cœur géant en première page du quotidien britannique METRO, symbole d'une idylle naissante sinon déjà consommée. D'autres rivalisent de jeux de mots en tout genre et autres figures de style : «aux ennemis qui s'unissent», à la Une du DAILY TELEGRAPH de Sydney, son confrère THE AUSTRALIAN répond, lui, par une allitération : «Trump puts trust in Kim» (Trump fait confiance à Kim). Enfin, autre manchette tout aussi improbable, en première page du DAILY TELEGRAPH de Londres : «Don et Kim, les meilleurs potes du monde». Ou «comment Trump a charmé Kim autour d'un cocktail de crevettes», ironise pour sa part THE DAILY EXPRESS.

Quelles images! Et surtout quel contraste !, note pour sa part le journal de Vienne DER STANDARD. D'un criminel isolé sur le plan international, Kim Jong-un est devenu, en quelques semaines seulement, un chef d'État convoité, dit-il. De sorte que le dictateur peut désormais affirmer de manière crédible qu'il a fait de son pays une puissance internationalement reconnue, à même de négocier sur un pied d'égalité avec l'État nucléaire le plus puissant du monde. 

Aux Etats-Unis, aussi, même les critiques les plus vifs complimentent Donald Trump pour être passé d'une rhétorique guerrière à une rhétorique de paix. La poignée de main historique entre les deux hommes est à la Une du WASHINGTON POST, mais aussi du BOSTON GLOBE ou bien encore du DALLAS MORNING NEWS. En revanche, la photo choisie par THE NEW YORK TIMES, montrant les deux hommes de dos, est lourde de sous-entendu : un sommet, certes, historique mais sans garantie. 

Car la réunion d'hier n'est, en effet, qu'un début. Et ce qui suit ressemble à un marathon, dont personne ne peut dire si les coureurs parviendront à franchir la ligne d'arrivée. Et maintenant ?, interroge sceptique DIE PRESSE, pour qui il reste encore à voir si ce sommet résoudra réellement la crise nucléaire. Bien malin, aujourd'hui, celui qui peut nous dire jusqu'où ce voyage va nous mener, renchérit DER TAGESSPIGEL, tout en précisant que ni le terme «dénucléarisation», ni même un calendrier précis n'ont été définis dans le document final. Dès-lors, devons-nous vraiment soutenir ces deux-là ?, s'interroge en Une THE INDEPENDENT. Sans compter que le président américain erratique est tout aussi imprévisible que son homologue nord-coréen. Et, d'ailleurs, le quotidien de Téhéran IRAN DAILY met lui-même en garde Pyongyang, ce matin, contre le fait de faire confiance au président américain, lequel pourrait tout aussi bien décider de faire marche arrière. 

Autre semblant de victoire, ce matin, à la Une de la presse britannique.Si pour elle aussi c'était la semaine de tous les dangers, hier, écrit THE GUARDIAN, la Première ministre a su éviter une défaite humiliante, lors de l'examen de son projet de loi sur le Brexit, après le rejet d'un amendement qui aurait donné au Parlement un droit de veto sur le résultat des négociations avec Bruxelles. A moins que Theresa May n'ait fait que gagner du temps, ainsi que le suggère son confrère METRO. Même analyse pour THE DAILY EXPRESS, pour qui la Première ministre a peut-être réprimé une première révolte contre les rebelles du Brexit, sauf que des votes plus délicats, encore, l'attendent dans les prochaines semaines.

Fait rare, à présent : en Espagne, le beau-frère du roi a perdu hier son procès en appel, dans une affaire de malversations et a été condamné à 5 ans et 10 mois de prison. Une incarcération qu'il va avoir beaucoup de mal à éviter.L’événement est à la Une, ce matin, de toute la presse espagnole. Une décision dont se félicite, notamment, l'éditorialiste d'EL PAIS. Selon lui, la condamnation du beau-frère du roi démontre non seulement que notre système constitutionnel est fort, mais aussi que l'affirmation selon laquelle tous les Espagnols sont égaux devant la loi n'est pas une phrase vide de sens. Face à l'opinion largement répandue selon laquelle la corruption reste impunie, dit-il, ce qui s'est passé ces dernières semaines a permis de confirmer de manière catégorique et sans appel que notre justice fonctionne. Elle peut, certes, être accusée de lenteur ou de manque de ressources, mais seule une justice solide et de qualité peut prouver, en quelques semaines, la corruption du parti au pouvoir d’un côté et les mauvaises pratiques du gendre du roi de l’autre. Même analyse pour son confrère de LA VANGUARDIA pour qui la décision de Cour suprême est réconfortante, et plus encore à une époque où certains cherchent à nier la qualité de notre démocratie.

Enfin haute tension entre l'Italie et la France, le titre barre la Une, ce matin, du CORRIERE DELLA SERRA. Les gifles volent entre Emmanuel Macron et Giuseppe Conte, renchérit son confrère LIBERO. Après le refus de Rome d'accueillir les naufragés de l'"Aquarius", la controverse éclate en plein jour. Hier, aux accusations de «cynisme» et d' «irresponsabilité» proférées par le président français à l'encontre du gouvernement italien, le président du conseil, Giuseppe Conte, a répliqué qu'il n'acceptait pas «de recevoir des leçons hypocrites de pays qui ont toujours préféré tourner le dos quand il s'agit d'immigration».

Par Thomas CLUZEL

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