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La dernière manifestation nationale en faveur du "Final Say" avait réuni un demi-million de personnes en octobre

La presse britannique désespère du Brexit, et se raccroche à l'hypothèse d'un second référendum

6 min
À retrouver dans l'émission

Après le nouveau rejet par le députés britanniques de l'accord négocié de Brexit, le Royaume-Uni court au chaos, selon ses quotidiens ; The Independent prend clairement partie pour un second référendum. Au Venezuela, un journaliste détenu comme instigateur du "black out" électrique a été libéré.

La dernière manifestation nationale en faveur du "Final Say" avait réuni un demi-million de personnes en octobre
La dernière manifestation nationale en faveur du "Final Say" avait réuni un demi-million de personnes en octobre Crédits : Ik Aldama - Maxppp

Après un second vote des députés britanniques contre l'accord de Brexit, la presse outre-manche commence à manquer de mots et de métaphores pour qualifier la situation du Royaume-Uni. 

D'ailleurs, le Daily Express titre directement "Mais combien de temps encore allons-nous supporter ça ?"

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Ça, en l’occurrence, c'est la nouvelle impasse créée par l'énième "humiliation" de Theresa May à la chambre des Communes, et le fait que, "1000 jours après que le peuple britannique a voté Yes au Brexit", plus le temps passe et moins on sait comment tout cela va finir. En cause, pour le Daily Mail, il y a l'irresponsabilité des députés qui hier soir encore ont montré leur "mépris" pour les électeurs, et "plongé la nation désespérée dans le chaos". En trois mots, la Chambre des Communes est rebaptisée la "Maison des Fous" par le Daily Mail ... ça ne mange pas de pain. 

Et quand l'édition londonienne du gratuit MetroNews s'excuse, en Une auprès de ses lecteurs, avec cette sincérité déconcertante, "désolés mais nous n'avons plus la moindre idée" de ce qui va se passer,  il y a tout de même un titre, The Independent, qui s'efforce de voir un éclaircissement dans le vote d'hier :  reprend en cela ce qu'a dit Theresa May, la voix cassée, devant la Chambre : "à présent vous ne pouvez plus vous dérober, vous allez devoir faire un choix : accepter une sortie de l'UE sans accord (vote mercredi), ou demander un report du Brexit à Bruxelles (vote jeudi)".

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Mais "dans ce cas là, ajoute la Première ministre, il faudra justifier ce report, dire si vous voulez tout bonnement abandonner le Brexit, ou convoquer un deuxième référendum". A cette proposition, de nombreux parlementaires ont fait entendre bruyamment leur soutien, note The Independent. 

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Alors non, on ne décide pas à l'applaudimètre, à la Chambre des Communes, mais on sent bien que cet échappatoire possible du deuxième référendum est plus que jamais dans les esprits. D'ailleurs The Independent affiche clairement son parti-pris, en faveur de cette option qu'il appelle "The Final Say", le dernier mot.  Il appelle même en Une ses lecteurs à s'inscrire à la grande marche en faveur du retour aux urnes le 23 mars. 

Dès hier son éditorialiste Sean O'Grady écrivait ceci sur le site du quotidien : "Rentrez chez vous et préparez vous à revoter [...] Un second référendum est désormais inévitable".  En voilà au moins un qui se risque au pronostic : pour O'Grady la chose est entendue, les députés aujourd'hui vont rejeter l'hypothèse d'un No-Deal, un Brexit sans accord ; ils vont demander jeudi, et obtenir des 27, un report de l'échéance du 29 mars. Dès lors le "Final Say" s'imposera à tous comme l'unique sortie de crise à peu près honorable pour le Royaume-Uni... enfin, à moins que les Britanniques ne votent à nouveau en faveur du Brexit.

Le Venezuela est toujours paralysé par une panne d'électricité d'ampleur nationale : cela fait six jours que le pays est officiellement au chomage technique.

Ça dure depuis jeudi dernier, et le gouvernement de Nicolas Maduro cherche des responsables. Il affirmait en tenir un, lundi, en faisant arrêter par la Sébin, la police politique, le journaliste et défenseur des droits de l'homme Luis Carlos Diaz.  

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Un journaliste donc, ou plutôt un "influenceur fascistoïde", désigné par la télévision officielle VTV comme l'un des instigateurs de "l'opération black out", ce prétendu sabotage du réseau électrique national, par des "attaques cybernétiques et électromagnétiques", pour désespérer la population vénézuélienne, la pousser à descendre dans la rue, et justifier une intervention militaire américaine. 

Alors me direz-vous, quel rôle le journaliste Luis Carlos Diaz a-t-il bien pu jouer dans cette opération black-out , ce "complot international" visant à favoriser le président auto-proclamé Juan Guaido? Et bien toujours selon l'émission de VTV baptisée "le coup de massue" et animée par le vice-président Diosdado Cabello en personne, Luis Carlos Diaz a ,dans une vidéo, théorisée, annoncée la panne d'électricité géante comme une arme politique, et ce avant même qu'elle ne survienne.

Ces propos "ont été détournés, sortis de leur contexte", affirmaient dès lundi dans le journal El Nacional, les proches de Carlos Diaz. Et c'est aussi dans El Nacional, qu'on apprend ce matin la libération, sous conditions strictes, du journaliste, dont la détention avait ému la haut-commissaire de l'ONU aux  droits de l'homme Michelle Bachelet, en mission en ce moment-même à Caracas.  

Luis Carlos Diaz libéré, donc, mais pas pas de nouvelles par contre de l'autre homme interpellé en début de semaine et présenté lui aussi comme instigateur présumé du black-out.  C'est El Pais qui évoque son sort : Il s'agit de Geovany Zambrano, employé de la société publique CorpoElec, et qui avait dénoncé il y a un mois l'état déplorable du système électrique vénézuélien. Mais pour le moment, force est de constater que le lanceur d'alerte n'a pas bénéficié de la même vague de soutien que le journaliste... et qu'il reste en détention.  

Enfin l'Amérique affiche son patriotisme industriel et soutient Boeing contre vents et marées. 

C'est bien simple, il n'y a guère plus que dans le ciel des Etats-Unis que le Boeing 737 Max-8 est encore autorisé à voler. A peu près partout ailleurs, Chine, Inde, Australie, Europe et j'en passe, le moyen-porteur dont deux modèles se sont écrasés ces cinq derniers mois est jugé trop dangereux par les autorités. 

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Mais pas aux Etats-Unis, où l'on brandit le principe de précaution au bénéfice de l'avionneur, un mastodonte, il est vrai dans l'économie américaine. L'agence de la sécurité aérienne américaine, "la FAA est sous pression", seule contre tous, reconnait le New York Times : seule contre tous, elle a certes diligenté une enquête, mais en attendant ses conclusions elle maintient son autorisation de vol au 737 Max 8. Le NYT la somme pourtant de "ne pas attendre, de faire atterrir tous les avions "de ce modèle : principe de précaution, là encore, mais dans le bon sens,  pour ne pas risquer des vies américaines. 

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Il y a toutefois de nombreuses plumes dans la presse d'outre-atlantique pour défendre Boeing : "Ne prenez pas trop vite une décision aux conséquences désastreuses pour l'industrie US", plaide le Los Angeles Times, quand le Wall Street Journal nous explique que "si des avions s'écrasent parfois, il en est de même des médias". La presse mondiale, accusée de se planter dans les grandes largeurs en condamnant Boeing sans procès. 

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