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Le Premier ministre belge Charles Michel contraint à la démission

La démission du gouvernement belge est entre les mains du roi Philippe

5 min
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Privé de majorité par les néo-flamands de la N-VA, le Premier ministre belge Charles Michel démissionne pour éviter un vote de méfiance au Parlement. Un vote "à pile ou face" pour la présidentielle malgache ? Trump renonce au bras de fer sur le financement du Mur à la frontière mexicaine.

Le Premier ministre belge Charles Michel contraint à la démission
Le Premier ministre belge Charles Michel contraint à la démission Crédits : THIERRY ROGE - AFP

"Absurde", "surréaliste": la presse belge n'est pas tendre ce matin avec ses dirigeants politiques, à commencer par le Premier ministre charles Michel qui a été poussé à la démission hier.

Et cette lettre de démission du chef du gouvernement est à présent entre les mains du roi des Belges, Philippe, lequel a fait savoir hier soir qu'il "la mettait en suspens". "Game Over", fin de partie, c'est donc le titre qu'a choisi Le Soir pour sa Une du jour, sur une photo de Charles Michel, de dos, hier après l'annonce de sa démission. 

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Il n'avait pas d'autre choix, les députés s'apprêtaient à voter "la méfiance" contre son gouvernement, en minorité depuis que les néo-flamands de la N-VA avaient claqué la porte la semaine dernière.  

Parce qu'elle refusait de signer le Pacte de Marrakech sur les migrations, la petite formation régionaliste a projeté la Belgique, nous dit Le Soir, d'abord dans "trois semaines d'absurdie", puis à présent "dans une situation irresponsable". 

A cause des petits calculs électoralistes de la N-VA, affirme la Libre Belgique, le pays va devoir aller à des élections anticipées particulièrement incertaines au printemps prochain. En attendant, il va certainement rester dirigé par un gouvernement Michel sans majorité, désavoué, mais maintenu faute de mieux, pour gérer les affaires courantes, avec ce qu'on appelle en Belgique un budget fait de "douzièmes provisoires", de fonds alloués chaque mois pour gérer l'urgence mais sans pouvoir mener de politiques de long terme. 

"La N-VA était la seule à vouloir des élections anticipées", c'est bien elle qui est à l'origine de la crise, confirme L'Echo, mais la responsabilité incombe aussi à Charles Michel lui-même et à cette coalition orange/bleu, centre/droite dure,  qu'il a cru pouvoir porter à bout de bras alors qu'elle était "surréaliste". Jusqu'au bout il aura fait mine de ne pas voir le jeu politique destructeur auquel se sont livrés les néo-flamands autour du Pacte de Marrakech. 

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Car ce que l'histoire retiendra, lit-on dans le quotidien néerlandophone De Morgen, c'est que Charles Michel, après avoir "survécu, de crise en crise ces 4 dernières années, chute finalement à cause de ce pacte onusien sur les migrations" que l'on disait "innocent" et sans conséquence, mais qui précipite la Belgique, à nouveau, dans une longue période d'instabilité.

A Madagascar c'est aujourd'hui le deuxième tour de l'élection présidentielle, et les éditorialistes de la Grande-Ile semblent avoir bien du mal à montrer de l'enthousiasme pour ce scrutin.

En fait, il y a deux cas de figures : il y a d'abord les sites d'actualités en ligne plus ou moins fiables qui roulent clairement pour l'un des deux candidats, l'ex-président et millionnaire de l'agro-alimentaire Marc Ravalomanana, et l'ex-président mais aussi ex-DJ Andry Rajoelina. 

Au moment de "faire le bon choix et de cocher la bonne croix", nous explique par exemple la Gazette de la Grande île, il faut choisir Andry Rajoelina car il a promis "de remplir notre futur de réformes solides, alors que Marc Ravalomanana ne songe qu'à se remplir les poches et à remplir les prisons d'opposants politiques". La Gazette appelle même les électeurs indécis "à faire barrage, à la manière du castor, contre le prédateur Ravalomanana". 

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Précisons tout de suite que l'on pourra trouver d'autres consignes de vote tout aussi enflammées et peu objectives, dans d'autres médias malgaches, mais là n'est clairement pas l'ambiance qui domine dans la presse disons sérieuse de l'île : l'Express de Madagascar, par exemple, renvoie les deux ex-présidents dos à dos. "Ces deux candidats du second tour, ne sont certainement pas les meilleurs parmi  les 36 qui se sont alignés au premier", écrit dans son édito Sylvain Ranjalahy : "tous les deux ont déjà été à la tête de l'Etat, l'un y est arrivé par les urnes et en a été sorti par les armes... l'autres est arrivé par les armes et tente d'y revenir à l'épreuve des urnes." Pour les Malgaches qui iront tout de même voter aujourd'hui, ce sera donc du "pile ou face", résume l'Express ; ce sera le choix du moins pire, décline Lakroani Madagasikari, excédé par la fin de campagne hystérique et assourdissante des deux candidats qualifiés de "guignols".  

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Mais derrière tous ces éditoriaux désabusés, il y a toujours un appel à aller voter, même à reculons : jouer le jeu démocratique, en espérant que le perdant demain en fera de même et reconnaîtra sa défaite. "Trop de sang a coulé", rappelle LaKroani, quand en 2009 quant le président Ravalomanana avait fait tirer l'armée sur la foule des partisans de Rajoelina, lequel avait finalement obtenu sa destitution avec le soutien des militaires. Voilà pourquoi le second tour d'aujourd'hui a un parfum très persistant "de revanche", selon nos confrères de RFI.  

Aux Etats-Unis le spectre d'un "shutdown" semble d'éloigner.

On en était restés, la semaine dernière souvenez-vous, sur cette menace de Donald Trump d'aller au clash dès vendredi minuit, de laisser l'administration américaine paralysée, sans budget, si les Démocrates refusaient de voter 5 milliards de dollars pour la construction de son mur à la frontière mexicaine. Eh bien à lire The Hill ce matin, on comprend que la Maison Blanche fait machine arrière, laissant entendre ce mardi que "finalement elle cherche d'autres moyens pour financer ce renforcement de la sécurité frontalière".  

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Non sans un certain plaisir, le Washington Post nous rappelle, qu'il y a une semaine Trump disait combien il serait "fier" d'aller au shutdown pour ne rien lâcher sur les questions de sécurité et d'immigration : le renoncement est particulièrement sévère. 

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Mais pour autant, ajoute le WaPo, rien ne semble complètement réglé avant le couperet d'après-demain : les Démocrates refusent toujours certaines clauses du budget proposé par la Maison Blanche pour l'an prochain. Ils savent qu'à la rentrée parlementaire en janvier ils auront la majorité à la Chambre des représentants et pourront mener le combat à armes égales avec le Sénat républicain. En attendant, le quotidien de la capitale fédérale préfère rester prudent et n'exclue pas un shutdown provoqué cette fois par les Démocrates ce vendredi minuit.

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