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Le président américain Donald Trump a été mis en cause par son ex-avocat hier

La presse internationale face aux dernières révélations sur Donald Trump

5 min

Son ex-avocat a reconnu hier devant la justice avoir payé, pendant la campagne électorale, en échange de leur silence, des femmes accusant le Président d'avoir eu des relations avec elles.

Le président américain Donald Trump a été mis en cause par son ex-avocat hier
Le président américain Donald Trump a été mis en cause par son ex-avocat hier Crédits : MANDEL NGAN / AFP - AFP

Dans la presse internationale aujourd'hui il est question de justice et de politique, et même de justice face à la politique.  Cela concerne tout d'abord les Etats-Unis avec ce nouveau rebondissement dans les nombreuses affaires qui concernent le président Donald Trump. Hier son ex-avocat Michael Cohen a plaidé coupable. Il a notamment reconnu devant la justice avoir versé 130.000 et 150.000 dollars à deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump en échange de leur silence, et ceci "à la demande du candidat".  Dans le Washington Post Jennifer Rubin nous explique que la responsabilité pénale concerne ici la violation des règles de financement des campagnes électorales dans le cadre d'une tentative délibérée de dissimuler de grosses sommes d'argent aux électeurs. Blâmer Cohen exclusivement sera difficile pour Trump écrit-elle. Pourquoi ? Parce qu'il ne peut pas être considéré comme une relation lointaine de Trump, comme quelqu'un qui servait son café, ou qui est entré et sorti de son entourage en quelques semaines. Selon le Washington Post le plaidoyer de Cohen est accablant parce qu'il est le premier témoin coopérant qui pourrait impliquer directement Trump. Conclusion de l'article: Trump passe maintenant de la poêle à frire au feu. 

Le site de la chaîne CNN partage cette analyse. Lui aussi parle de coup dur pour Trump. car Michael Cohen a fait partie de son cercle restreint pendant plus d'une décennie, travaillant comme son avocat personnel à l'Organisation Trump et continuant à conseiller le Président après l'élection. Cohen a dit un jour qu'il prendrait une balle pour Trump, mais la relation entre les deux hommes s'est effilochée depuis une descente du FBI en avril dans le bureau, la chambre d'hôtel et la maison de Cohen. Le mois dernier, Cohen a dit être avant tout loyal envers sa famille et son pays, pas envers le président. Le juge a fixé la date de la détermination de la peine de Michael Cohen au 12 décembre prochain. 

La presse s'intéresse aussi à une autre personnalité politique mise en cause. Cette fois-ci en Argentine, il s'agit de l'ex présidente Cristina Kirchner, qui a dirigé le pays pendant 8 ans, de 2007 à 2015. Et aujourd'hui elle est impliquée dans un scandale de corruption. Ce sont des chefs d'entreprise qui sont soupçonnés d'avoir versé des pots de vin pouvant atteindre 160 millions de dollars à son administration. L'ex présidente est aujourd'hui sénatrice. Le Sénat vote aujourd'hui sur d'éventuelles perquisitions dans les résidences de Cristina Kirchner. Hier des dizaines de milliers d'Argentins se sont rassemblés devant le parlement pour réclamer ces perquisitions. Le quotidien argentin La nacion publie un reportage sur cette manifestation d'hier. Les slogans qui ont mobilisé la foule visaient principalement Cristina Kirchner, écrit Alan Soria. Mais ajoute-t-il les manifestants ont perçu un niveau de colère plus élevé encore que lors des marches précédentes. Les gens protestent aussi contre tous ceux qui "soutiennent" une personne qui "a volé". Ils dénoncent par exemple les tentatives infructueuses du Sénat jusqu'à présent d'autoriser les perquisitions. En résumé l'indignation ne touche plus seulement l'ex présidente mais tout le système. 

Pour le quotidien espagnol El Pais ce bouleversement survient au pire moment possible parce qu'il arrive au milieu du désenchantement généralisé de la société Argentine avec les difficultés majeures auxquelles le pays est de nouveau confronté et qui semblaient avoir été surmontées. Une partie de la solution, conclut cet éditorial, est que la justice agisse pleinement pour montrer que les institutions argentines fonctionnent. Il faut que l'opposition péroniste résolve la question de la succession de Cristina Kirchner et que le pays retrouve la sérénité nécessaire pour affronter les défis importants auxquels il doit faire face.

Enfin quelques mots sur ce débat politique en Israël à propos du port d'armes...  Depuis hier dans l'état hébreu les conditions du port d'armes sont assouplies. Tout Israélien qui a bénéficié d'une formation solide au combat d'infanterie peut demander l'autorisation d'avoir une arme. Auparavant le demandeur devait prouver qu'il en avait besoin, au motif par exemple qu'il vivait ou travaillait dans une zone dangereuse. Avec ces nouvelles règles, quelques 600.000 civils supplémentaires peuvent donc demander un permis.  En lisant la presse israélienne on s'aperçoit que le débat est vif au sein de la classe politique sur cette question. Dans le Times of Israel par exemple on peut lire en détails les arguments du ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan. Selon lui les citoyens qualifiés qui portent des armes à feu en public contribuent au sentiment de sécurité, constituent une ligne de défense importante contre les attaques de loups solitaires et renforcent ainsi la sécurité publique, d'ailleurs, affirme-t-il, cette nouvelle réglementation améliore considérablement le processus de formation suivi par les demandeurs et les détenteurs de permis

Alors tout le monde n'est pas d'accord évidemment. Réponse du député communiste israélien Dov Khenin cité par le Jerusalem Post.  Comme beaucoup de mauvaises modes que la droite Israélienne importe de la droite aux États-Unis, il vaut mieux s'arrêter avant de commencer. Avant qu'il y ait des massacres ici dans les écoles, et avant qu'il y ait une augmentation intolérable des meurtres de femmes dans [leurs] maisons, dit-il. Il est rejoint par Tamar Zandberg chef du parti d'opposition de gauche Israélienne Meretz. Elle affirme, citée par le Jerusalem Post toujours, qu'il y a déjà une énorme quantité d'armes illégales dans les rues qui mettent en danger des vies humaines.

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